Lettre d'information | Février 2020

Chers amis de l’Ordre de la Libération,

Le mois de février est le mois anniversaire de la création, le 9 février 1943, de la médaille de la Résistance française par le général de Gaulle, dont il confiera les destinées à l’Ordre de la Libération.
Cette année, l’Ordre de la Libération a souhaité « une semaine de la médaille de la Résistance » du 3 au 9 février avec exposition, soirée thématique et journée mémorielle. Ces activités vous sont relatées dans cette lettre.
Mais vous découvrirez également bien d’autres activités en particulier avec des scolaires.
Dans la rubrique « partenaires », Eric Trappier, président-directeur général de Dassault Aviation, nous dit pourquoi il a souhaité soutenir les actions de l’Ordre.
Prochain rendez-vous à la fin mars, d’ici là nous vous souhaitons une bonne lecture et continuez à nous faire remonter vos suggestions et remarques.

La rédaction.

Inauguration de l'exposition sur la médaille de la Résistance française

Maurice Bleicher et Fabrice Bourrée
© Ordre de la Libération

Dans le cadre de l'anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française, le 9 février 1943, le général Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération, Gilles-Pierre Levy, président de la Fondation de la Résistance, Jean-Pierre Masson, président de l'association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française et les deux commissaires, Fabrice Bourrée et Maurice Bleicher ont inauguré l'exposition consacrée à la médaille de la Résistance française. Présentée à l’Ordre de la Libération durant une semaine, cette exposition est à l'initiative de la Fondation de la Résistance et de l'association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française.
 

Pourquoi avez-vous choisi de réaliser une exposition sur la médaille de la résistance ?

Cette médaille créée par le général de Gaulle en 1943 est peu connue. Pourquoi a-t-elle été créée ? A qui a-t-elle été décernée ? Pour récompenser quelles actions ?
Ce sont les questions auxquelles nous avons voulu répondre.

Derrière les 65 000 noms de récipiendaires de cette médaille, c’est tout un pan de notre histoire contemporaine qui s’ouvre à nous. C’est également autant de destins individuels, d’engagements, de valeurs qui peuvent aujourd’hui encore nous inspirer.

C’est donc tout naturellement que l’association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française a décidé de réaliser une exposition destinée à faire connaître au plus large public l’histoire de cette médaille et des femmes et des hommes qui la reçurent. Nous nous sommes associés à la Fondation de la Résistance pour la concevoir.

Nous sommes très heureux d’avoir pu la présenter pour la première fois à l’Ordre de la Libération qui assure également le service de la médaille de la Résistance.

Avec la Fondation de la Résistance, nous allons maintenant faire circuler cette exposition à Paris et en province au sein des mairies, établissements scolaires, musées ou associations qui souhaitent diffuser cette histoire et les magnifiques exemples que nous donnent résistants et Français libres.

Que représente pour vous la médaille de la Résistance ?

Cette médaille est avant tout l’emblème porté par les femmes et hommes de métropole, d’outre-mer et de l’étranger, célèbres ou inconnus, qui s’engagèrent et luttèrent, parfois au prix de leur vie, pour la libération de la France et la défense de nos valeurs républicaines et démocratiques. Elle unit Joséphine Baker, Albert Camus, le roi du Laos et le cheminot du Nord, le marin breton ou le bûcheron du Vercors, membres des mouvements de Résistance, des maquis, des réseaux ou des Forces françaises libres.

Cette médaille fait également écho à notre époque en symbolisant des valeurs de liberté, de patriotisme et d’abnégation qui, aujourd’hui encore, nous inspirent et nous obligent.

Enfin, un souvenir plus personnel. Cette médaille était celle dont mon père était non le plus fier, mais le plus heureux. Elle représentait pour lui un choix, un engagement et la fraternité entre les résistants qui la reçurent.

Petit-fils et arrière-petit-fils de résistants, historien de formation, je travaille depuis plus de vingt ans sur la Résistance et ai rencontré à maintes reprises des références à la médaille de la Résistance française dans les fonds d'archives ou au cours d'entretiens avec des résistants. Cette décoration emblématique est souvent mentionnée mais n'avait jamais fait l'objet d'une exposition ou d'une étude historique. Et ce jusqu'en février 2013, lorsque pour le 70e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française, j'ai réalisé une exposition virtuelle sur cette thématique sur le musée de la Résistance en ligne, en partenariat alors avec le musée de l'Ordre de la Libération (Vladimir Trouplin et Béatrice Parrain), la commission nationale de la médaille de la Résistance française (Lucien Duval et Lionel Boucher) et l'association nationale des médaillés de la Résistance française (Lucien Duval, Paul Burlet, Jacques Cristiani). Cette exposition a été présentée par Vladimir Trouplin et moi-même à l'auditorium de l'Hôtel de Ville de Paris lors de la dernière assemblée générale de l'association des médaillés. Elle est toujours visible sur le musée de la Résistance en ligne (http://www.museedelaresistanceenligne.org/liste-expo.php)

Représentant la Fondation de la Résistance au sein de la commission archives de la médaille de la Résistance française, j'ai toujours été attentif à ce qui se passait autour de cette médaille, communiquant à la dite commission les résultats de mes investigations dans les différents fonds d'archives nationaux. 

Lorsque l'association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française m'a sollicité pour co-réaliser cette exposition itinérante, j'ai bien entendu accepté après avoir obtenu l'accord de la direction de la Fondation de la Résistance. Je tiens à souligner que l'ensemble de l'équipe de la Fondation de la Résistance, Fabrice Grenard, Hélène Staes et Frantz Malassis, a activement participé à l'élaboration de cette exposition et je les en remercie encore. 

La médaille de la Résistance française, seconde et seule autre décoration créée par le général de Gaulle pendant la guerre, demeure encore aujourd'hui un des principaux symboles de la lutte pour la libération de la France. Elle est reproduite dans de nombreux ouvrages, représentée sur de nombreuses plaques commémoratives et stèles, et même sur des sépultures. Encore aujourd'hui, son attribution à titre posthume, comme ce fut le cas le 9 février dernier avec une remise au neveu de Jean Pessis, montre que sa symbolique demeure forte et qu'elle fait la fierté des familles qui la reçoivent. 

Accueil de madame Line Bonmartel, déléguée à l’accompagnement régional du ministère des Armées

© Ordre de la Libération

Le 4 février, le délégué national a accueilli madame Line Bonmartel-Couloume, déléguée à l’accompagnement régional au ministère des Armées, ainsi que les délégués départementaux.

 

Dans quel cadre avez-vous visité le musée de l’Ordre ? Qu’est-ce qui a influencé votre choix ?

La Délégation à l’accompagnement régional (DAR) est chargée de faciliter les relations entre les acteurs locaux et les organismes du ministère des Armées. Elle détecte, facilite, suit et soutient, en coordination étroite avec les acteurs locaux concernés, tout projet d’accompagnement territorial adapté à l’environnement local auquel est associé un organisme du ministère des Armées. La DAR dispose d’un réseau de délégués régionaux dans toute la France métropolitaine. Régulièrement, nous réunissons tout le réseau pour échanger les pratiques, faire des points d’actualité, recevoir des intervenants avec lesquels nous travaillons, etc.

Je connais bien le musée de l’Ordre de la Libération depuis que le ministère exerce la tutelle sur l’établissement (j’ai assuré précédemment des missions de tutelle mais également d’appui en matière financière et de ressources humaines). J’apprécie beaucoup la manière dont il renouvelle l’action de mémoire combinée avec le rôle de « boussole de citoyenneté ». Quand on connait la taille de l’équipe, on est admiratif devant l’investissement de chacun.

L’action quotidienne des délégués régionaux de la DAR se fait sur le terrain. Il me paraissait important qu’ils connaissent les femmes et les hommes Compagnon de la Libération, les communes Compagnon et les unités militaires combattantes dont l’histoire est profondément inscrite dans les territoires.

 

Visite du général d’armée François Lecointre, chef d'état-major des armées

Le chef d’état-major des armées, le général d’armée François Lecointre dans le musée avec le délégué national.
© Musée de l'Ordre de la Libération

Lors de sa visite à la Chancellerie, le jeudi 6 février, le chef d’état-major des armées, le général d’armée François Lecointre, s’est entretenu avec le délégué national. Puis, il a visité le musée et Vladimir Trouplin, conservateur du musée, lui a remis le dictionnaire des Compagnons, ouvrage de référence, ainsi que quelques documents produits par l’Ordre.

 

 

 

 

© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération

Visite du conseil municipal jeune de Plougasnou et de Saint-Jean-du-Doigt (Finistère)

© Ordre de la Libération

Le 20 février, les enfants du conseil municipal jeune de Plougasnou (une des 18 collectivités territoriales médaillées de la Résistance française) et de Saint-Jean-du-Doigt ont visité le musée à l'occasion d'un séjour à Paris.  Ils ont posé des questions au délégué national, puis ont été guidés dans le musée par Lionel Dardenne, assistant du conservateur.

Vidéo n°6 de Nota Bene

© Ordre de la Libération

La double vie de Berty Albrecht - les femmes résistantes de la WW2

Dans le cadre de son partenariat avec l’Ordre, le youtubeur Nota Bene a mis en ligne ce mois-ci le sixième épisode consacré aux femmes résistantes et particulièrement à Berty Albrecht, mais aussi Simone Michel-Lévy et Laure Diebold, trois femmes Compagnon de la Libération.

Chacun des cinq premiers épisodes est visionné en moyenne par 250 000 personnes!

Regarder la vidéo n°6

Regarder les vidéos précédentes

Retour sur l'intégration des cartes animées Eclectic Production

Lundi 24 février, Jean-Luc Orabona et son équipe d'Eclectic production ont découvert in situ les cartes animées installées à l'automne 2019.
© Ordre de la Libération

En vue d’améliorer l’accueil des publics et la médiation, le musée, dans un travail commun avec la société Eclectic production et le scénographe Philippe Maffre [MAW], a remplacé les trois cartes fixes situées à l’entrée des espaces de chacun des grands thèmes du musée (France libre - Résistance intérieure- Déportation) par des cartes animées.

Ces trois cartes, sont dédiées au parcours des unités terrestres des Forces françaises libres (1940-1945), à la France dans la guerre (1940-1945) et aux camps nazis (1933-1945)Elles améliorent très nettement la présentation du contexte géographique et historique par comparaison avec les anciennes cartes fixes. Elle rencontrent un fort succès et sont également traduites en langue anglaise.

20ème conseil d'administration

© Ordre de la Libération

Mardi 25 février, s'est tenu le 20ème conseil d'administration, le premier de l'année 2020. La co-présidence est assurée par le délégué national, et pour le millésime 2020, par la Ville de Paris. En 2019, la ville de Grenoble assurait la co-présidence, et en 2021, ce sera au tour de Vassieux-en-Vercors. La représentante de madame Florence Parly, ministre des Armées, était madame Isabelle Saurat, secrétaire générale pour l'Administration. L'Ordre de la Libération est placé sous l'autorité du Président de la République.

Plaque de construction du sous-marin Casabianca, médaillé de la Résistance française

© Musée de l'Ordre de la Libération

Construit à Saint-Nazaire, le Casabianca a été mis en service en 1936. Echappé du sabordage de la flotte française à Toulon en novembre 1942, il assure ensuite, sous le commandement de Jean l’Herminier, six traversées périlleuses entre Alger et la Corse occupée contribuant largement à sa libération. Il a été décoré de la médaille de la Résistance avec rosette par décret du 3 août 1946.

 

N° inv. N2185
Dim. 24,5 x 35 cm

Réorganisation des vitrines dans la salle du général de Gaulle

© Musée de l'Ordre de la Libération

En 2019, l’amiral de Gaulle a consenti au musée le dépôt d’un certain nombre d’objets ayant appartenu au général de Gaulle. Le 18 février, plusieurs de ces objets ont intégré l’exposition permanente, dans la salle du général de Gaulle.

Sa croix de guerre 1914-1915 avec étoile (première décoration reçue par Charles de Gaulle), sa boussole ainsi qu’un coffret à cigarettes offert en 1929 par des officiers britanniques de l’armée du Rhin et la médaille commémorative de la guerre de 1870-1871 ayant appartenu à son père, Henri de Gaulle, ont été installés dans deux vitrines.

Pour cela, le musée a fait appel à une entreprise spécialisée qui a conçu des socles adaptés aux deux décorations et participé à la réorganisation des objets déjà présents dans les vitrines. 

© Musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Soirée culturelle consacrée à l'Université de Strasbourg, médaillée de la Résistance française

Michel Deneken, président de l'Université de Strasbourg © Ordre de la Libération

En écho à l'anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française par le général de Gaulle le 9 février 1943, une soirée culturelle organisée par le musée était consacrée à l'Université de Strasbourg médaillée de la Résistance. Les brillantes communications des trois intervenants (Michel Deneken, Catherine Maurer et Francis Megerlin, respectivement président et professeurs de l'Université de Strasbourg) ont rappelé l'histoire de cette université repliée à Clermont-Ferrand de 1939 à 1945. L'engagement d'une grande partie de ses enseignants et étudiants en Auvergne lui valut de recevoir la médaille de la Résistance avec rosette, cas unique pour une université. Les intervenants ont abordé la transmission des valeurs portées par ces hommes et ces femmes, nombreux à le payer de leur vie, ainsi que l'application contemporaine de la notion de "Résistance".

 

Catherine Maurer © Ordre de la Libération
Michel Deneken, Francis Megerlin, Catherine Maurer
© Ordre de la Libération

Accueil de 6 sous-mariniers du Casabianca et de jeunes Moulinois

© Ordre de la Libération

Dans le cadre du projet intergénérationnel « les Lions et les Colombes du Casabianca », une délégation du sous-marin nucléaire d’attaque Casabianca (titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette), accompagnée d'un groupe de jeunes de la ville de Moulins, se sont rendus les 9 et 10 février dernier à l’Ordre de la Libération.

Les participants ont assisté aux commémorations du 77e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française et ont découvert le musée, guidés par Lionel Dardenne, assistant du conservateur.

 

ENTRETIEN avec le capitaine de corvette Julien Mollard, nouveau commandement de l’équipage rouge du SNA 

Commandant, vous venez de signer un projet intergénérationnel avec la ville de Moulins dans lequel vous attachez une grande importance au devoir de Mémoire. Pouvez-vous nous en dire plus ?

« Héritiers d’une unité prestigieuse, les marins du Casabianca d'aujourd'hui se doivent de perpétuer les exploits de nos anciens. Il est de notre devoir de transmettre cela aux jeunes générations, notamment celles avec qui nous entretenons des liens privilégiés.

Dans le cadre du parrainage avec la ville de Moulins, nous avons mis en place un projet pédagogique intergénérationnel inédit, avec des seniors du centre communal d'actions sociales, et des juniors des quartiers populaires de Moulins. Le nom du projet provient de la devise du Casabianca : « in bello leones, in pace columbae » (en guerre comme un lion, en paix comme une colombe). Les juniors représentent les lions (fougue, force…), et les seniors les colombes (sagesse, paix…).

Durant une année scolaire, les colombes parraineront les lions. Le Casabianca les accompagne alors en facilitant l’accès aux différentes institutions militaires et républicaines. Axé autour du devoir de mémoire, les activités avec des médaillés de la Résistance et l’Ordre de la Libération aux Invalides, les visites de lieux chargés d’histoire, comptent parmi les moments forts. Ces moments sont autant d’occasions d’honorer nos anciens par un lien intergénérationnel. »

© DR

Le 27 novembre 1942, l’alerte est donnée, les Allemands investissent Toulon. Dans un plan minutieusement préparé au cours des jours précédents, cinq sous-marins vont ainsi tenter de s’évader : le Casabianca, le Marsouin, l’Iris, le Glorieux et la Vénus. Après avoir enfoncé le barrage des madriers tenus par des câbles et des filets,  puis avoir passé le filet anti sous-marin, et enfin avoir été pris à partie par l’aviation, les batteries, les armes automatiques et les mines, le commandant l’Herminier donne l’ordre de plonger. Le 30 novembre à 7h18 le Casabianca fait surface en plein milieu de la ronde des corvettes anglaises qui protègent l’escadre du port d’Alger. Il est salué par tous les bateaux présents. Souhaitant rattraper le temps perdu, il reprend rapidement la mer et sera un des atouts majeurs de la libération de la Corse. Il recevra la médaille de la Résistance française avec rosette par décret du 3 août 1946.

Visite de l’association "Ensemble pour le Développement Humain" de Villiers-le-Bel

Agnès Dumoulin, responsable du service des publics et le groupe de l'association "ensemble pour le développement humain"
© Ordre de la Libération

Le 13 février, dans le cadre d’un projet sur le général de Gaulle, une soixantaine de personnes de tous âges de l'association Ensemble pour le Développement Humain de Villiers-le-Bel a visité le musée.
Cette association œuvre dans une dynamique de développement local pour créer et maintenir le lien social entre les habitants et faire en sorte que la solidarité et l'entraide soient au cœur de l'action.

Réunion du jury du Prix littéraire de la Résistance (CAR- Souvenir français)

© Ordre de la Libération

Lundi 24 février, l’Ordre de la Libération a accueilli les membres du jury du Prix littéraire de la Résistance pour sa première réunion de l’année 2020. Ce prix, fondé en 1961 par Jean Pierre-Bloch, homme politique et médaillé de la Résistance avec rosette, récompense chaque année un ou plusieurs ouvrages présentant un intérêt significatif pour l’histoire de la Résistance. Il est composé de 14 membres et co-présidé par Pierre Morel, ancien président du Comité d’action de la Résistance (CAR) et médaillé de la Résistance, et par Vladimir Trouplin, conservateur du musée de l’Ordre de la Libération. Chaque année, les lauréats reçoivent leur prix au Sénat.

Des collectivités et unités militaires médaillées de la Résistance ET Compagnon de la Libération

© Michel Pourny

Le mois de février étant dédié à la médaille de la Résistance française, nous souhaitons rappeler les collectivités et unités militaires titulaires à la fois de la croix de la Libération et de la médaille de la Résistance française :

Ile de Sein dont le général de Gaulle dira « Il y aura toujours, maintenant, en France des gens qui penseront à l'île de Sein. La France entière saura qu'il y avait sur l'océan une bonne et courageuse île bretonne dont l'exemple magnifique deviendra légendaire et les enfants apprendront dans leurs livres d'histoire l'action héroïque d'une bonne et courageuse île française ».

  • Compagnon de la Libération – décret du 1er janvier 1946
  • Croix de Guerre 39/45
  • Médaille de la Résistance avec rosette – décret du 27 août 1946

La corvette Aconit dont les faits d’armes de mars 1943 sont un exemple pour la Marine nationale

  • Compagnon de la Libération - décret du 19 avril 1943
  • Croix de Guerre 1939-45 (2 palmes)
  • Médaille de la Résistance – décret du 29 novembre 1946

 Le 1er Régiment de fusiliers marins qui s’est illustré militairement sur tous les théâtres d’opérations (Dakar, Gabon, Syrie, Palestine, Libye, Egypte, Tunisie, Italie et la libération du territoire national.)

  • Croix de la Libération - décret du 12 juin 1945
  • Croix de Guerre 39/45 (5 palmes)
  • Médaille de la Résistance avec rosette – décret du 31 mars 1947

Et enfin la 13e demi-brigade de Légion étrangère, unité créée pour participer aux combats de 1940. Environ la moitié de ses effectifs se rallie le 30 juin 1940 au général de Gaulle. La Légion se distingue ensuite lors de tous les combats engagés par les Forces françaises libres en Afrique, au Moyen-Orient puis en Europe.

  • Compagnon de la Libération - décret du 6 avril 1945
  • Médaille Militaire
  • Croix de Guerre 1939-45 (4 palmes)
  • Médaille de la Résistance avec rosette –décret du 31 mars 1947
  • Croix de Guerre 39/45 (Norvège)

77e anniversaire de la création de la médaille Résistance française

Le délégué national remet à titre posthume la médaille de la Résistance à monsieur Francis Béjannin, neveu de Jean Pessis.
© Musée de l'Ordre de la Libération

Dimanche 9 février, à l'occasion du 77e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française, le délégué national a remis à titre posthume la médaille de la Résistance à monsieur Francis Béjannin, neveu de Jean Pessis.

En savoir plus sur cette journée

© Ordre de la Libération

Jean Marcel Pessis est né le 10 septembre 1920 au Vésinet. Il est le fils d’Adolphe Pessis, joaillier, mort en déportation à Auschwitz le 25 septembre 1942 et de Germaine Salomon.

Bachelier à 16 ans, il se présente au Concours général en section philosophie. Il s’oriente ensuite vers la Faculté de Médecine de Paris puis celle de Lyon pour la 2e année. Au lieu de poursuivre en 3e année, il décide de rejoindre la France libre. Pour préparer son évasion, il reçoit l'aide de Claude Zissmann dont il est très proche et, à 20 ans, il franchit clandestinement la frontière espagnole à Saint-Jean-de-Luz le 20 aout 1941. Il est arrêté et interné au camp de concentration de Miranda de Ebro le 5 septembre 1941. Il sollicite l’intervention de l’ambassade d’Angleterre qui obtient sa libération le 11 octobre 1941. Il est alors expulsé vers Lisbonne d’où il gagnera Londres pour s’engager dans les Forces françaises libres, le 22 décembre 1941 sous le nom d’emprunt "Jean Gray".

En juin 1942 il rejoint l’état-major des Forces aériennes françaises libres à la Direction des services de santé à Londres. Il participe à l'un des premiers stages organisés par la 1e brigade parachutiste polonaise à Largo et obtient son brevet de parachutiste.

Il est affecté au sein du 4e SAS à un escadron de combat, le 1er Squadron, commandé par le capitaine Gualberto Larralde qui le place sous les ordres du lieutenant François Tisné. En qualité de chef de section parachutiste, il prend le commandement du stick 4. Le 26 mai 1944 le régiment rejoint la base de Fairford près de Cambridge où les régiments SAS sont mis au secret. Après une tentative manquée, le 9 juin, Jean Pessis à la tête d’un stick de 15 parachutistes s’envole le 12 juin au soir vers la Bretagne. Il est largué sur la zone de saut de Saint-Marcel.

A son arrivée au camp, il est chargé de la formation militaire des FFI et prend le commandement d’un groupe de défense mixte SAS/FFI. Il participe aux combats du camp de Saint-Marcel attaqué, le 18 juin 1944, par la Wehrmacht.

Jean Pessis rencontre le colonel Bourgoin en présence du sous-lieutenant Henri Corta entre le 7 et le 10 juillet 1944. Lors de cette réunion, Bourgoin lui donne l’ordre de rejoindre le capitaine SAS Pierre Marienne. Au cours de la mission de liaison le 11 juillet 1944, Jean Pessis accompagné de Joseph Jego est arrêté par une patrouille allemande.

Le 18 juillet 1944, avec quatre autres SAS (André Cauvin, Louis Claustre, Jean Fleuriot, Alain de Kerillis) et neuf patriotes (René Halinbourg, Robert Jourden, Emile Leberre, François Lepavec, Paul Maurisset, Edouard Paysant, Maurice Penhard, Robert Rouillé et Claude Sendral), il est transporté dans un camion bâché de Pontivy vers les ruines du château de Rimaison. Ils sont un par un mitraillés par deux S.S.
Les corps sont découverts par hasard, le 25 juillet 1944, près du sentier. Neuf étaient empilés en croisillon les uns sur les autres et les cinq autres dispersés autour. Tous étaient dans un état de décomposition avancé. Ils sont ramenés par la Croix-Rouge de Pontivy au cimetière de Bieuzy les Eaux.

L'association des amis du musée en 2020

© Ordre de la Libération

L’assemblée générale de l’association des Amis du musée de l’Ordre de la Libération s’est tenue ce mardi 25 février.

C’est en présence d’une assistance particulièrement dense que Philippe Radal, président, a salué la présence du général Baptiste, délégué national de l’Ordre, monsieur Alain Fradin, directeur général honoraire du Groupe Crédit Mutuel-CIC, partenaire de référence de l’Ordre, et monsieur Jean-Paul Neuville, président de l’AFCL.

En introduction, le général Baptiste s’est plu à saluer la qualité de la collaboration entre le musée et l’AAMOL, qui se traduit par des actions telles que la publication du livre sur le général de Gaulle et ses décorations, l’édition du catalogue de l’exposition sur le Chant des Partisans ou encore l’acquisition du casque du général Cazaud et des souvenirs de Christian Pineau.

Philippe Radal a ensuite déroulé le contenu de l’AG qui, après le rapport d’activités 2019, a pu permettre à Vianney Bollier, trésorier, de présenter des résultats financiers très sains, à l’appui des cotisations de plus de 200 adhérents, de dons et des produits en forte augmentation résultant de la vente des livres.
 

Le programme des activités pour 2020, année mémorielle par excellence, a permis à Philippe Radal d’exposer les principaux projets de l’AAMOL:

  • financement du catalogue de l’exposition « 1949, paroles de rebelles » qui, organisée pendant l’été au sein du musée de l’Ordre, donnera lieu à une soirée privée au profit des adhérents de l’association;
  • visites-conférences de l’exposition « Comme en 40.... » au musée de l’Armée, du nouveau musée de « la Libération de Paris - général Leclerc - Jean Moulin », du musée de l’Air du Bourget entièrement rénové et particulièrement de la salle dédiée au régiment de chasse « Normandie - Niemen », du centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation de Lyon, ainsi que du mémorial national de la prison de Montluc;
  • organisation de deux conférences au sein du programme du musée, l’une sur le colonel de Sairigné et André Bollier, l’autre sur la dernière journée du général de Gaulle;
  • étroite collaboration avec les services de la Chancellerie à l’occasion de l’émission d’un timbre commémorant en novembre 2020 le quatre vingtième anniversaire de l’Ordre.

Les résolutions mises aux voix et toute adoptées à l’unanimité ont permis notamment de valider le changement d’appellation de l’AAMOL en « Société des amis du musée de l’Ordre de la Libération » , de renouveler le mandat d’administrateur de l’AFCL, et de nommer comme membre du conseil d’administration monsieur Jean-Pierre Louise, appelé à remplacer comme trésorier monsieur Vianney Bollier, auquel Philippe Radal a rendu un vibrant hommage pour l’excellence de son concours au sein du bureau.

Le bureau de l’AAMOL (SAAMOL) après procédure auprès de la Préfecture de Police sera le suivant:

  • Président: Philippe Radal
  • Vice-président: Daniel Cordier
  • Secrétaire: Didier Rousseau
  • Trésorier: Jean-Pierre Louise

A l’issue de l’AG, monsieur Vladimir Trouplin a fait une présentation extrêmement détaillée des activités du musée, avant que ne soient proposés (avec un grand succès) l'acquisition d'ouvrages, insignes et carnets proposés par l’AAMOL.

Une classe de 3e du collège Alain Fournier de Bordeaux en visite au musée

© Ordre de la Libération

Dans la continuité du projet mené en 2019 au lycée Montaigne de Bordeaux, en lien avec Françoise Basteau délégué départementale pour la Gironde de l’association des familles de Compagnon de la Libération, une classe de 3e du collège Alain Fournier a visité le musée de l’Ordre de la Libération. Les collégiens ont découvert des objets ayant appartenu aux Compagnons scolarisés au lycée Montaigne, comme Félix Eboué.

Cette classe Défense et Sécurité Globale préparant le CNRD a suivi la visite spécialement dédiée à la thématique annuelle du concours : "1940 entrer en Résistance. Comprendre, refuser, résister".

© Franck Bélis - Professeur d'Histoire Géographie Collège Alain-Fournier Bordeaux

Le Collège Alain-Fournier de Bordeaux s’est engagé depuis quelques années dans un programme de classe Défense en partenariat avec le 13e Régiment de dragons parachutistes de Souge, intégré aux forces spéciales de l’Armée française. Cette formation citoyenne qui permet à mes élèves de comprendre le fonctionnement et les nouveaux enjeux de la Défense de la France, leur permet également de mieux appréhender leur rôle de futurs citoyens en matière de sécurité et de défense individuelle et collective. Pour compléter cette formation, la classe de 3e B bénéficie au cours de l’année d’un projet construit autour des thèmes de l’Histoire et de la Mémoire.

Du 10 au 13 février, notre groupe a ainsi visité le Panthéon, le mémorial de la Shoah, le mémorial de Drancy, le Mont-Valérien et l’Assemblée nationale.  Inscrite au Concours de la Résistance et de la Déportation, la classe de 3e B ne pouvait ignorer le musée de l’Ordre de la Libération. Initiée en amont grâce à l’aimable soutien de l’AFCL, de son président monsieur Neuville et également de sa correspondante en Gironde madame Françoise Basteau-Lacoste, la classe de 3e B a bénéficié d’une visite du musée particulièrement riche en échanges. Mais le moment qui a le plus marqué mes élèves fut la rencontre avec le général Baptiste. Dans son discours de bienvenue le général a su, en quelques minutes, captiver son auditoire à tel point qu’un de mes élèves au retour a déclaré « après un discours comme celui-ci, et avec un homme de cette stature on se sent armé pour s’engager dans l’Armée française et pour servir les mêmes valeurs que celles qu’il a défendues durant sa carrière ».

Ces moments riches et formateurs contribuent ainsi à parfaire les connaissances et la formation de mes élèves qui planchent déjà sur plusieurs thématiques en lien avec le sujet du CNRD :

                - 1940 : Le temps des appels (Charles de Gaulle, Edmond Michelet, Charles Tillon…)

                - Jean Moulin du préfet au grand résistant.

                - « Ces hommes partis de rien » (chaque élève présente l’engagement d’un Compagnon en lien avec Bordeaux/ Daniel Cordier, Hubert Germain, Félix Eboué, Jacques Chaban Delmas, Pierre Simonet…

                - Aristides de Sousa Mendes : un consul bordelais hors du commun.

La seconde phase de notre projet concerne le thème de la Mémoire. Les élèves assisteront à la cérémonie au Panthéon le 17 juin prochain en hommage à Jean Moulin suivie le lendemain par la célébration du 80e anniversaire de l’appel du général de Gaulle au Mont Valérien.

Un grand merci au général Baptiste, au président Neuville et à madame Basteau-Lacoste pour nous avoir offert ce moment exceptionnel.

Dassault Aviation

© Dassault Aviation

Dassault Aviation a décidé de soutenir les actions de l'Ordre de la Libération pour les trois années à venir. Monsieur Eric Trappier, président-directeur général, nous accorde un entretien.

 

logo dassault aviation

Pourquoi avez-vous souhaité signer une convention avec l'Ordre de la Libération ?
Que cela signifie- t-il pour vous ?

Dassault Aviation a pour origine la société anonyme des avions Marcel Bloch. Nationalisée en 1936, une grande partie de son personnel devint membre de la société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest. Un bureau d’études Bloch continua à étudier des prototypes pour cette nouvelle société.

Des hommes et des femmes de ces deux entités résistèrent sous l’Occupation. Certains périrent, certains furent déportés et certains survécurent à cette terrible épreuve. Marcel Dassault, déporté à Buchenwald, a, dès son retour, relancé sa société aéronautique en s’entourant de collaborateurs dont certains furent au cœur de la lutte contre l’Allemagne nazie à l’instar de Claude Benno-Vallières, P.-D.G. de la société, ou d’Henri Déplante, directeur général technique.

Avec l’aide de la commission nationale de la médaille de la Résistance française, nous avons ainsi retrouvé la trace de 172 d’entre eux répertoriés comme médaillés de la Résistance. Louis Cortot, fut Compagnon de la Libération ainsi que trois personnalités proches de notre société : Pierre-Guillain de Bénouville, Pierre Clostermann et Jaques Maillet.

Fort de cet héritage, et par fidélité à tous nos grands anciens qui ont eu le courage de s’engager dans la Résistance, il m’est apparu nécessaire de soutenir l’Ordre afin que les valeurs portées par le général de Gaulle dans son combat pour la libération de la France se transmettent aux générations futures.

Du Mirage IV au Rafale et, demain, au NGF la société Dassault Aviation avec ses hommes et ses femmes contribue depuis plus de 60 ans à la souveraineté française, à la protection des Français et à la défense de leur liberté.

Louis Cortot, Compagnon de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération
Pierre-Guillain de Bénouville, Compagnon de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération
Pierre Clostermann, Compagnon de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération
Jacques Maillet, Compagnon de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Retrouvez les évènements du mois de mars ci-dessous :

1er mars

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 1er mars à 10h30, une stèle en mémoire des Compagnons de la Libération nés ou inhumés en Moselle, sera inaugurée à Sarrebourg sur le parvis de la nouvelle mairie. Le président de l'AFCL et le délégué national seront présents et prendront la parole.

19 mars

© Musée de l'Ordre de la Libération

"Pour me trouver moi-même, je pars et je combats" : la devise qu'il fait graver sur son épée d'académicien, en 1999, dit assez qui était Pierre Messmer (1916-2007).

Fort de sources et de témoignages inédits, Frédéric Turpin brosse avec talent le portrait sans complaisance de cet homme de convictions, dont les vies valent bien des romans d'aventures.

Professeur d'histoire contemporaine à l'Université Savoie Mont Blanc, Frédéric Turpin est spécialiste d'histoire politique (du gaullisme tout particulièrement), de la décolonisation et des mondes ultra-marins.
Il est notamment l'auteur de De Gaulle, Pompidou et l'Afrique : décoloniser et coopérer. 1958-1974 (2010 ), Jacques Foccart. Dans l'ombre du pouvoir (2015) et de La France et la francophonie politique. Histoire d'un ralliement difficile (2018, prix Jean Sainteny 2019 de l'Académie des sciences morales et politiques

RÉSERVER

19 mars

© Ordre de la Libération

Diffusion du 7e épisode de Nota Bene : Leclerc et la 2e division blindée : le plus téméraire des généraux français ?

22 mars

© Ordre de la Libération

"Des femmes et des hommes d'exception" saison 2 de la visite théâtralisée 

Avec :  Ambre Kuropatwa, Nicolas Dereatti et Xavier Depoix
Textes : Ambre Kuropatwa et Xavier Depoix

Costumes : Jérôme Ragon
Une production de la Compagnie Ankréation
Pour le musée de l'Ordre de la Libération 

A la suite du succès des visites théâtralisées de l’année 2019, le musée a décidé de renouveler cette programmation en 2020 avec de nouveaux Compagnons et médaillés de la Résistance.

Laissez-vous conduire dans le musée par cinq grandes figures de la Seconde Guerre mondiale. Vous serez plongés dans la clandestinité de la Résistance intérieure et le poids du système concentrationnaire mais aussi dans l’aventure incroyable des combats en Afrique et de la libération de la France. Ces exemples de courage et de bravoure sont à découvrir en famille, à partir de 8 ans.

Gratuit sur réservation obligatoire 

 

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