Musée de l'ordre de la Libération

La croix de la Libération

L'insigne de l'Ordre de la Libération est la croix de la Libération. Elle a été conçue début 1941 par le lieutenant des Forces françaises libres Tony Mella et la maquette réalisée par la succursale londonienne du joaillier Cartier selon certaines recommandations du général de Gaulle lui-même.

La remise de la croix de la Libération

© Museum of the Order of Liberation

La remise de la croix de la Libération se fait généralement au cours d'une prise d'armes.

Les troupes présentent les armes et l'ordre d'ouvrir le ban est donné. Le général de Gaulle - ou le membre de l'Ordre désigné - interpelle le récipiendaire par son grade, son nom et lui remet l'insigne en prononçant les paroles suivantes : « Nous vous reconnaissons comme notre Compagnon pour la Libération de la France dans l'honneur et par la Victoire ».

L’insigne

Ses caractéristiques sont fixées par le décret du 29 janvier 1941 qui règle l'organisation de l'Ordre. La croix est très sobre. C'est un écu de bronze poli rectangulaire de 33 mm de haut sur 30 mm de large, portant un glaive de 60 mm de haut sur 7 mm de large, dépassant en haut et en bas, surchargé d'une croix de Lorraine noire.

L’Ordre de la Libération ne comportant qu'un seul et unique grade, il n'y a qu'un seul type de croix de la Libération même s’il y eut des modèles sensiblement différents. Celle-ci se porte sur la poitrine, à gauche, juste après la Légion d'honneur et avant la Médaille militaire. Les premières croix furent fabriquées par la maison John Pinches à Londres dont le stock a été acheté en 1944 par la Monnaie de Paris. Il y eut deux modèles de ruban, le premier, à bandes noires placées en diagonale, à l'anglaise, fut décerné jusqu'en août-septembre 1942. Il fut remplacé ensuite par le ruban définitif à bandes verticales.

Pour en savoir plus

Les croix et attributs des Compagnons de la Libération

La symbolique

On retrouve sur la croix de la Libération les insignes du combat (le glaive) et de la France libre (croix de Lorraine). Les couleurs du ruban ont été choisies par le général de Gaulle pour exprimer le deuil de la France (noir) et l’espérance de la Victoire (vert). On note d’ailleurs que le vert est prédominant. 

Au revers de l'écu, est inscrite en exergue la devise de l’Ordre : « PATRIAM SERVANDO - VICTORIAM TULIT » (« En servant la Patrie, il a remporté la Victoire »).

Carte d’identité de Compagnon de la Libération

Créée en 1949 par la société d’entraide des Compagnons de la Libération, la carte d’identité de Compagnon est le premier document officiel que tous les Compagnons purent posséder pour justifier de leur statut de Compagnon de la Libération.

Fait unique pour un ordre de chevalerie, cette carte servait non seulement à prouver sa qualité de Compagnon, mais également de carte nationale d’identité.

Présentant deux modèles, elle fut attribuée aux Compagnons vivants, morts pour la France ou décédés. Elle fut également décernée aux communes et aux unités militaires Compagnon de la Libération.

Ainsi, 1 061 cartes ont été fabriquées et signées par le grand chancelier de l’Ordre, l’amiral d’Argenlieu.

Pour en savoir plus

La carte d'identité de Compagnon de la Libération

Carte nationale d'identité particulière des Compagnons de la Libération

Délivrée à partir de 1956, la carte nationale d’identité officielle particulière est créée pour les Compagnons de la Libération. D’abord en papier, elle se modernise au même rythme que celle délivrée à tous les citoyens français et devient la carte nationale d’identité en plastique que nous détenons actuellement. Cependant, ces cartes particulières pour les Compagnons présentent des différences notables, en particulier un bandeau bleu-blanc-rouge servant de « coupe-file »…

Pour en savoir plus

Carte nationale d'identité particulière des Compagnons de la Libération

Le général de Gaulle décore le général Koenig de la croix de la Libération. A ses côtés le colonel Amilakvari et le lieutenant Brunet de Sairigné.
©Musée de l’Ordre de la Libération
Avers de la croix de la Libération de Pierre Brossolette.
©Musée de l’Ordre de la Libération
Revers de la croix de la Libération de Pierre Brossolette.
©Musée de l’Ordre de la Libération
Londres, ambassade de France, 14 juin 1944. Raymond Basset, Michel Pichard, André Jarrot et Pierre Guilhemon viennent d’être décorés de la croix de la Libération par l’amiral Thierry d’Argenlieu.
©Musée de l’Ordre de la Libération
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