Musée de l'ordre de la Libération

 

Opération "NON IMMEMOR"

Au-delà de ceux que nous connaissons déjà, combien y a-t-il de médaillés de la Résistance française encore vivants aujourd'hui ?

 

C’est pour répondre à cette question que l’Ordre de la Libération a lancé l’opération « Non immemor » (une référence au revers de la médaille frappé de la devise "PATRIA NON IMMEMOR" signifiant "La patrie n'oublie pas") : une démarche mémorielle destinée à identifier les derniers médaillés dont le décès n’est pas documenté ou dont l’état civil demeure incomplet. Derrière ces dossiers parfois lacunaires, il y a des femmes et des hommes qui ont choisi de résister, au péril de leur vie, et dont le souvenir ne doit pas se perdre dans le silence des archives.

 

 

Créée en 1943 par le général de Gaulle, la médaille de la Résistance française a été attribuée à plus de 65 000 personnes. Depuis plusieurs mois, un vaste travail de vérification est engagé par l’Ordre de la Libération pour fiabiliser les données conservées sur ces décorés. Une partie importante des recherches a déjà permis d’identifier de nombreux décès et de confirmer le statut d’une vingtaine de vivants, mais plusieurs milliers de situations restent encore à éclaircir.

Pour faire avancer cette enquête mémorielle, plusieurs pistes sont explorées. Des démarches ont été engagées auprès d’administrations publiques afin de vérifier certaines identités et de mieux exploiter les fichiers disponibles, tandis que le Service historique de la Défense a également été sollicité pour aider à retrouver des informations d’état civil manquantes dans les dossiers conservés à l’Ordre de la Libération. De par son rayonnement territorial, l'ONaCVG est également un acteur majeur de cette opération pour laquelle les directeurs des services départementaux sont mobilisés pour identifier les titulaires vivants dans leurs départements. 


 

 

 

Aujourd’hui, alors que le temps éloigne les générations de ces années noires, il nous revient de tenir notre part de responsabilité. Avec « Non immemor », l’Ordre de la Libération réaffirme une conviction forte : Retrouver un nom, confirmer une identité, reconnaître un parcours, ce n’est pas seulement compléter une base de données ou combler une lacune administrative. C’est rendre justice. C’est honorer un engagement. C’est transmettre. Une nation ne demeure vivante que si elle sait se souvenir de ceux qui l’ont servie dans l’épreuve. Et la Résistance, qui fut un sursaut d’honneur, de volonté et d’espérance, oblige encore notre conscience collective.

 

Nous lançons donc un appel : toute information ou témoignage permettant de retrouver un médaillé de la Résistance française encore en vie est précieux. 

À ce jour, la synthèse recense 18 médaillés identifiés comme vivants, âgés de 97 à 106 ans (nés entre 1920 et 1928), dont 6 femmes et 12 hommes. Une très large majorité est issue de la Résistance intérieure (17 sur 18) ; un seul a servi dans la France libre, Achille Muller. Parmi eux, un seul est titulaire de médaille de la Résistance avec rosette, sur les 4 544 attribuées.
 
Pour toute information, vous pouvez contacter :
Fabrice Bourrée, responsable du service de la médaille de la Résistance française
📞 01 47 05 42 42
📧 cnmrf@ordredelaliberation.fr
 

Découvrez les biographies et photos des 18 médaillés encore en vie, ci-dessous :

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Médaille de la Résistance par décret du 24 avril 1946

Née le 11 juin 1926 à Paris, Michèle Moet a 14 ans en 1940. Élève au lycée Hélène-Boucher, elle manifeste très tôt son opposition à l’occupant en recouvrant les croix gammées et en traçant des croix de Lorraine. Elle participe ensuite à la diffusion de tracts et de journaux clandestins entre Versailles, Paris et Saint-Mandé, notamment pour le journal clandestin Résistance à partir de 1942.

En août 1943, elle rejoint le réseau d’évasion Bourgogne. L’appartement familial de Saint-Mandé devient un refuge pour prisonniers évadés et aviateurs alliés, aidés dans leur passage vers l’Espagne. Dénoncée, la famille est arrêtée le 28 avril 1944, internée à Fresnes puis déportée. Son père meurt à Buchenwald. Michèle est envoyée avec sa mère à Ravensbrück puis dans des kommandos de travail forcé. Libérée au début de 1945, elle est rapatriée en France en juin. Michèle Agniel est membre de la Commission nationale de la médaille de la Résistance française.

Médaille de la Résistance par décret du 15 octobre 1945

Née le 9 septembre 1922 à Mamers, Solange Dubuisson, fille du directeur départemental des anciens combattants de la Sarthe, entre tôt dans la Résistance. Étudiante à l’École normale du Mans, elle assure dès septembre 1941 des transports de messages, puis devient agent de liaison et de renseignement au sein du groupe « Paul ». À partir de juin 1942, elle poursuit son engagement clandestin dans l’Organisation civile et militaire.

Nommée professeur de gymnastique au collège de Mamers en octobre 1943, elle contribue à l’organisation de la Résistance armée dans la région de Ruillé-sur-Loir. Elle participe à la constitution du maquis de la Chenuère, dont elle devient l’une des principales convoyeuses, acheminant réfractaires au STO, aviateurs américains abattus et déserteurs russes. Promue sous-lieutenant FFI le 6 juin 1944, elle prend part, le 8 août suivant, à l’attaque de la ferme de la Durtière. Après la Libération, elle est affectée au service social des FFI comme aide-infirmière.

Médaille de la Résistance par décret du 14 juin 1946

Né le 8 mars 1926 à Paris, Paul Béquart est élève en filière scientifique au lycée Louis-le-Grand lorsqu’il rejoint, en mai 1943, le mouvement Défense de la France. Sous la direction de David Régnier, Compagnon de la Libération à titre posthume, il participe à la diffusion du journal clandestin, aux lancers de tracts dans la rue et le métro, ainsi qu’au service postal de l’organisation. Il aide également ses camarades recherchés à obtenir de faux papiers.

À la fin mai 1944, il rejoint le maquis de Seine-et-Oise Nord, créé par Philippe Viannay, fondateur et chef national de Défense de la France. Il y assure des liaisons avec Paris et des transports d’armes. Après l’attaque du maquis, il regagne Paris en juillet 1944 et devient agent de liaison du Mouvement de Libération nationale dans le 7e arrondissement. En août, il prend part aux combats de la Libération de Paris et dirige un groupe de six hommes lors de la prise de l’École militaire.

Médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947

Née le 31 mai 1923 à Paris, étudiante en médecine à Rennes, Marie-José Wilborts s’engage dans la Résistance dès 1941 aux côtés de ses parents, médecins, au sein du réseau Georges France, spécialisé dans l’aide aux évadés. Arrêtée à Rennes le 22 mai 1942 avec de nombreux membres du réseau, dont ses parents, elle est successivement incarcérée à Angers, à la Santé puis à Fresnes.

Déportée NN le 26 juillet 1943, elle est d’abord envoyée à la prison de Sarrebruck avant d’être transférée au camp de concentration de Ravensbrück avec sa mère. Toutes deux sont ensuite dirigées vers Mauthausen le 2 mars 1945, où elles sont libérées par la Croix-Rouge le 22 avril 1945 puis rapatriées en France. Son père, quant à lui, meurt en déportation au camp de Buchenwald.

Médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947

Né le 11 avril 1920 à Angoulême, Maurice Clerc cherche, dès 1940, à regrouper autour de lui plusieurs connaissances afin d’agir contre l’occupant. Au début de l’année 1941, il contribue à la rédaction d’une feuille clandestine intitulée La France. Après avoir franchi la ligne de démarcation en avril 1941, il organise, avec Alain Griotteray, une équipe de renseignement. Ayant ensuite rejoint Paris, il exerce les fonctions d’adjoint à la direction du réseau de renseignement Orion, tout en assurant lui-même de nombreuses liaisons avec Lyon et Marseille. De février 1943 à avril 1944, en l’absence du chef du réseau, Alain Griotteray, parti au Maroc, il en assure la direction par intérim. Durant cette période, il fournit de précieux renseignements aux services américains. Au retour d’Alain Griotteray, il poursuit son action comme chef adjoint du réseau.

Médaille de la Résistance par décret du 15 octobre 1945

Jean Coquard naît le 27 janvier 1928 à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne, ex-Seine). En août 1943, il rejoint le réseau CND-Castille comme agent de liaison sous le pseudonyme de Cyclard. Au cours des derniers mois précédant la Libération, il assure de nombreuses liaisons, participe au ravitaillement de parachutistes américains et transmet à la CND de précieux renseignements sur les mouvements de troupes allemandes ainsi que sur les camps d’aviation de la région. Le 26 août 1944, lors d’un engagement contre des troupes allemandes à Bry-sur-Marne, alors qu’il n’est âgé que de 16 ans, il se porte au secours des blessés sous le feu ennemi. 

Médaille de la Résistance française par décret du 3 août 1946

Né le 20 juin 1927 à Bordeaux, Jean Foch n’a que 16 ans lorsqu’il rejoint le mouvement de résistance Défense de la France (DF) en octobre 1943 où il assure le transport et la diffusion du journal à chaque tirage, sous la direction de David Régnier (Compagnon de la Libération à titre posthume). Fondateur de la section de Sceaux du MLN en mai 1944, il regroupe autour de lui une trentaine de jeunes dans un corps franc. 

Médaille de la Résistance française par décret du 3 août 1946

Née le 4 octobre 1922 à Strasbourg, Lise Graf s’engage dans la Résistance en janvier 1943 comme agent de l’Office of strategic service (OSS), chargée notamment de recueillir des renseignements militaires. Arrêtée par la Gestapo, emprisonnée à Karlsruhe puis à Berlin, elle est condamnée en 1944 à sept ans de travaux forcés et internée à Waldheim, où elle travaille dans une usine de fabrication de fusées V2. Libérée par les Alliés le 6 mai 1945, elle regagne Paris quelques jours plus tard. Après-guerre, elle mène une carrière dans le cinéma puis comme antiquaire et décoratrice. Depuis 2009, Lise Graf membre de la commission nationale de la médaille de la Résistance française.

Médaille de la Résistance française par décret du 24 avril 1946

Née le 14 août 1925 à Garat (Charente) dans une famille d’agriculteurs de Bouëx (Charente), Andrée Duruisseau s’engage très jeune dans la Résistance aux côtés de ses parents et de son frère, installés à proximité de la ligne de démarcation. À partir de 1942, elle assure les liaisons du groupe animé autour de René Chabasse et participe aux opérations de parachutage, au transport, à la dissimulation et à la distribution des armes. Arrêtée par la Gestapo le 15 mars 1944, elle est emprisonnée à Angoulême puis internée au fort de Romainville avant d’être déportée à Neue Bremm, Ravensbrück et Buchenwald. Elle regagne la France le 1er juin 1945 après les évacuations et les dernières semaines d’errance précédant la Libération. Revenue en Charente, elle consacre ensuite sa vie à l’aide aux déportés et à la transmission de la mémoire, notamment au sein des associations mémorielles et auprès des élèves.

Médaille de la Résistance par décret du 24 avril 1946

Né le 12 février 1925 à Paris (XIVe), Michel Lacour rejoint un maquis de l’Armée secrète à Samoëns (Haute-Savoie), en février 1943, après deux tentatives infructueuses de passage en Afrique du Nord par la Suisse. Fait prisonnier au désert de Platé (Haute-Savoie) par les Italiens, évadé après trois mois de détention, il gagne Paris où il prend part aux combats de la Libération. Il participe notamment à l’assaut et à la garde des ponts de Saint-Cloud et de Sèvres. 

Médaille de la Résistance par décret du 31 mars 1947

Né le 21 septembre 1920 à Felletin, Jean Mattéi s’engage très tôt dans la Résistance. Après une tentative infructueuse pour rejoindre l’Angleterre en 1940, il participe à Marseille puis à Paris à des actions de propagande clandestine, avant d’intégrer le Front patriotique de la jeunesse. Il diffuse des tracts, réalise des inscriptions murales et contribue à l’entraînement de groupes de combat.

En 1944, il devient responsable régional du Front unifié de la jeunesse patriotique pour une partie de Paris, puis organise, à la demande d’Albert Ouzoulias, un secteur FTP en région parisienne. À la tête de la compagnie FTP 1848, il encadre des actions de sabotage et de harcèlement contre les forces allemandes, notamment autour d’Orsay, Rambouillet et Versailles. Le 24 août 1944, il dirige l’attaque de la ferme du Moulon, sur le plateau de Saclay. Après la Libération de Paris, il rejoint avec ses hommes le bataillon Marianne et participe à la campagne d’Alsace.

 

Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 avril 1946.

Pierre Mauger naît le 15 mai 1923 aux Sables-d’Olonne (Vendée). Désireux de rejoindre l’Angleterre, il tente, en janvier 1941, de passer par l’Espagne, mais il est arrêté à Madrid, emprisonné, puis renvoyé en France. Revenu à Nantes, il est mis en relation avec le colonel Rémy par Nicole de Hauteclocque et devient, en mai 1941, à seulement dix-huit ans, l’agent de liaison personnel du fondateur du réseau Confrérie Notre-Dame. En contact direct avec les principaux responsables du réseau et de ses ramifications, il assure de nombreuses liaisons en région parisienne, en Bretagne et dans le Sud-Ouest, tout en étant initié aux techniques de chiffrement et de déchiffrement du courrier. Trahi, il est arrêté par la Gestapo le 30 mai 1942. Malgré de durs interrogatoires et des brutalités, il ne révèle rien de l’organisation clandestine. Détenu à la Santé puis à Fresnes, il est déporté à Mauthausen le 25 mars 1943, avant d’être rapatrié le 19 mai 1945. Pierre Mauger a été cité à l’ordre des Forces françaises libres par le général de Gaulle, qui lui avait décerné la croix de guerre avec palme de vermeil le 30 septembre 1942 à Londres.

Médaille de la Résistance par décret du 24 avril 1946

Né le 23 juillet 1924 à Folembray (Aisne), domicilié dans la Sarthe, Jean Maurice rejoint la Résistance en juin 1943 au sein du réseau Hercule/Buckmaster, en qualité d’agent de liaison participant également à des parachutages d’armes. Arrêté par la Gestapo le 25 novembre 1943 lors d’une opération menée par la SIPO-SD d’Angers contre son réseau, il est interné à Angers puis à Compiègne avant d’être déporté à Buchenwald en janvier 1944. Affecté tardivement au Kommando de Dora, il subit les conditions extrêmes du camp. En avril 1945, il est entraîné dans une « marche de la mort » jusqu’à Ravensbrück puis vers la Baltique, avant d’être libéré le 5 mai 1945 à Malchow. Rapatrié en France le 19 mai 1945, il reçoit la médaille de la Résistance en 1946. Il se marie en 1948 et exerce ensuite la profession de chauffeur.

Médaille de la Résistance par décret du 24 avril 1946

Achille Muller naît le 1er janvier 1925 à Forbach (Moselle). Étudiant avant-guerre, puis employé de commerce durant l’Occupation, il quitte la Moselle annexée de fait au Reich afin de ne pas servir sous l’uniforme allemand. Il a 17 ans lorsqu’il quitte sa région en juillet 1942. Après un parcours clandestin à travers la France et l’Espagne, il rallie Gibraltar le 10 février 1943, puis s’engage dans les Forces françaises libres à Londres le 22 avril 1943. Affecté d’abord aux Forces aériennes françaises libres, puis au 4e bataillon d’infanterie de l’air, il sert ensuite au 2e régiment de chasseurs parachutistes, avec lequel il prend part aux combats de la Libération après son parachutage en Bretagne le 5 août 1944 puis à la campagne de Hollande en avril 1945. 

Médaille de la Résistance française par décret du 31 mars 1947

Henri Peyrelongue naît le 20 février 1921 à Bordeaux (Gironde). Élève-officier à Saint-Cyr, il entre dans la Résistance au sein du maquis du Haut-Jura à compter du 1er juin 1943, sous le pseudonyme de « Basane ». Affecté à l’école des cadres des maquis du Haut-Jura, il y exerce des responsabilités d’instruction et de commandement. Lieutenant FFI, il participe à de nombreuses opérations dans le Jura entre avril et septembre 1944. Après la Libération, Henri Peyrelongue poursuit sa carrière militaire. 

Médaille de la Résistance française par décret du 15 juin 1946.

Jean Samuel naît le 15 décembre 1923 à Paris, dans une famille originaire d’Alsace installée dans la capitale après 1870. Réfugié à Agen en 1940, il entre dans la Résistance au début de 1943 au sein du mouvement Combat, puis devient l’adjoint du chef départemental de l’Armée secrète dans l’Aveyron, participant à l’organisation des maquis de la région. Recherché par les Allemands, il rejoint à Paris le service des faux papiers du Mouvement de Libération nationale, sous le pseudonyme de « Sévigné » et la fausse identité d’André Ratier. Arrêté à Paris le 18 mai 1944, torturé puis déporté à Dachau dans le convoi du 2 juillet 1944 dit « train de la mort », il survit aux camps du Neckar avant d’être libéré le 29 avril 1945. 

Médaille de la Résistance française par décret du 31 mars 1947

Né le 15 juin 1926 à Lyon (4e), Jean Toutant rejoint le mouvement Combat à Lyon au début de l’année 1942. Il commence alors par distribuer des tracts dans la ville et sa banlieue. Il participe également à plusieurs tentatives de sabotage et d’attentat, dont l’une, restée sans succès, visait Philippe Henriot à la salle Molière à Lyon.

Arrêté le 21 juillet 1943, il est interné à la prison Saint-Paul jusqu’à sa libération, le 23 septembre suivant. En mai 1944, poursuivi par la Milice, il se réfugie à Marseille, où il rejoint un groupe des Forces françaises de l’intérieur.

Médaille de la Résistance française par décret du 6 septembre 1945

Née le 29 juin 1928 à Plouézec (Côtes-du-Nord, aujourd’hui Côtes-d’Armor), Marie-Hélène Vaurette est la fille de Raymond Vaurette, chef du réseau CND-Castille pour la Bretagne Nord. Elle rejoint le réseau CND en novembre 1941 alors qu’elle n’a que 13 ans.

Malgré son très jeune âge, elle prend l’initiative en 1943 de rétablir les liaisons du réseau après l’arrestation de sa mère, Yvonne, et la disparition de son père. Elle transporte elle-même les messages destinés à rassembler les agents du groupe, coupés de leur chef et dispersés.

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