Musée de l'ordre de la Libération

Lettre d'information | Janvier 2022

Chers amis de l’Ordre de la Libération,

Nous sommes heureux de vous retrouver en ce nouveau millésime, et en cette année 2022 nous continuerons à vous adresser une lettre d’information électronique à chaque fin de mois, sauf à la fin du mois d’août, la lettre de fin septembre, selon l’habitude prise, vous relatant les activités de l’été.
Et, bien évidemment, si vous souhaitez nous suivre au quotidien, vous pouvez le faire sur Facebook, Twitter, Instagram et depuis fin 2021 sur TikTok.
2022 est la première année depuis la création de l’Ordre où nos activités ne sont pas placées sous l’autorité morale d’un Compagnon. Mais vous le savez, ils nous ont fait part de leur volonté, écrit notre feuille de route, et confirmé la mission de l’Ordre d’être « une boussole de citoyenneté » au profit de nos compatriotes.
Alors, en dépit des difficultés conjoncturelles liées à la pandémie, c’est en suivant ce cap défini que nous agissons, afin de garder rougeoyantes les « braises ardentes » chères à Hubert Germain, dernier Compagnon et ultime chancelier d’Honneur.

La rédaction.

Apposition d’une plaque commémorative pour Hubert Germain

© Assemblée Nationale

Le 19 janvier, Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale, et Florence Parly, ministre des Armées, en présence de deux anciens premiers ministres, ministres et présidents de l'Assemblée, ainsi que du délégué national ont dévoilé une plaque à la mémoire dHubert Germain, dernier Compagnon de la Libération, ancien ministre et ancien député de Paris à la place qu’il occupait  dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale lorsqu’il était député

Voir la cérémonie 

© Assemblée Nationale
© Assemblée Nationale
© Assemblée Nationale
© Assemblée Nationale

Remise de l’insigne de commandeur de la Légion d’honneur à Odile de Vasselot de Régné

© Ordre de la Libération

Par décret du 8 novembre 2021, le président de la République a promu au grade de commandeur dans l’ordre national de la Légion d’honneur la sous-lieutenant Odile de Vasselot de Régné, héroïne de réseau Comète. Odile de Vasselot a souhaité que le général de division (2S) Christian Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération lui remette cet insigne.

La cérémonie s’est déroulée le vendredi 28 janvier 2022 à l’Ordre de la Libération en présence de la famille de la récipiendaire. Le délégué national, au cours de son discours, a rappelé notamment le parcours résistant d’Odile de Vasselot de Régné qui a célébré son centenaire le 6 janvier dernier. Odile de Vasselot nous fera l’honneur de témoigner lors de la prochaine soirée culturelle du musée le 17 février.

Odile de Vasselot est également titulaire de la croix de guerre 1939-1945, commandeur de l'ordre national du mérite et titulaire de la médaille de la Résistance française. Depuis mai 2019, elle siège à la commission nationale de la médaille de la Résistance française.

© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération
Remise de l'ordre national de la Légion d'honneur à Odile de Vasselot le 3 mai 1958 dans la cour d'honneur des Invalides.
© Coll privée

Signature d'une convention avec la Grande Famille

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 10 janvier, l’Ordre de la Libération et la fondation " la Grande famille" ont décidé de se rapprocher pour élargir l’offre de médiation aux étudiants de Seine-Saint-Denis parrainés par la Grande Famille ainsi que d’offrir aux jeunes qui en bénéficieront une découverte du parcours des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance.

La Grande Famille est une initiative du cabinet d'avocats Cohen Amir-Aslani destinée à soutenir et encourager des étudiants des IUT de Bobigny, Saint-Denis et Villetaneuse désireux de se former au monde de l’entreprise.

© Musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Parce qu’un musée d’histoire contemporaine est constitué d’objets qui témoignent que « l’histoire a eu lieu » mais également d’archives et de photographies sans lesquelles la contextualisation est impossible, parce que le musée de l’Ordre détient aussi dans ces domaines des collections d’une grande richesse, il nous a semblé intéressant d’élargir désormais à ces trois domaines la rubrique de « L’objet du mois », en laissant à ceux qui en ont la charge directe le soin de les choisir et de les commenter.

L'objet du mois par Margot Durand, régisseure des collections

© Musée de l'Ordre de la Libération

Bicorne de préfet de Jean Moulin

Ce bicorne de préfet en feutre taupé noir de la IIIe République a appartenu à Jean Moulin. Il porte les plumes blanches réservées au préfet. En effet, un décret de 1907 a attribué les plumes blanches aux seuls préfets au moment où la IIIe République a renforcé leur autorité comme premiers représentants de l'État dans les départements. Les plumes noires restant l'attribut des autorités moindres comme le sous-préfet, le maire, etc. Cet objet d’une grande valeur historique vient d’être donné au musée par Cécile et Gilbert Benoit, petits-cousins de Jean Moulin.

Musée de l’Ordre de la Libération

Don de la famille de Jean Moulin

N° d’inventaire : 2022.1.1

L'archive du mois par Roxane Ritter, responsable des archives et de la bibliothèque

© Musée de l'Ordre de la Libération

Diplôme d’attribution de la croix de la Libération de René de Naurois, deuxième modèle, 15 janvier 1946.

Prêtre du diocèse de Toulouse, René de Naurois s’engage en résistance dès 1940. Passé en Angleterre en 1943, il devient l’aumônier du 1er bataillon de fusiliers marins commandos.

Dans les textes qui régissent l’Ordre de la Libération, comme dans ceux qui traitent de l’insigne, il n’est jamais fait état d’un brevet attestant du droit de port de la croix de la Libération. Cependant, deux types de brevet différents ont bien été attribués entre 1943 et 1947, puis un troisième en 1965 et 1966. Ce dernier, qualifié de brevet définitif, a été imprimé pour tous les Compagnons.

Décernés entre 1945 et 1947, les brevets du deuxième modèle sont envoyés sur demande aux Compagnons ou à leurs familles. Très proche du premier modèle, celui-ci est imprimé en noir et blanc au format paysage, sur une feuille blanche épaisse sur laquelle figurent des impressions en noir et blanc.

Le musée détient six exemplaires du deuxième modèle (celui de Fernand Aymé, Michel Faul, Jean-Claude Laurent-Champrosay, Henri Magny, René de Naurois et Fred Scamaroni), trois du premier modèle et quatre-vingt-douze du troisième modèle.

Don de Jacques de Naurois

Pour plus d’informations sur les brevets des Compagnons de la Libération, nous vous invitons à consulter l’article qui leur est consacré sur le site internet de l’Ordre : Lire l'article

 

La photo du mois par Béatrice Parrain, responsable des collections photographiques

© Musée de l’Ordre de la Libération / Fonds Verdier

État-major du groupement tactique Langlade (GTL) de la 2e DB dans le parc de Suderlandwick Hall (Grande-Bretagne) le 11 juillet 1944.

Don de la famille Verdier. 

La famille d’Henri Verdier a récemment fait don au musée de plusieurs photographies le concernant. Parmi celles-ci, ce cliché sur lequel le commandant Verdier apparaît à la droite du colonel de Langlade dont il était le chef d’état-major depuis novembre 1943. Henri Verdier débarque dans le Cotentin le 2 août 1944 et participe à la campagne de Normandie. Blessé à Paris le 25 août, il prend part aux combats de la libération de l’Est de la France et termine la guerre à Berchtesgaden.

Il est intéressant de noter qu’un autre Compagnon de la Libération figure sur cette photographie. Il s’agit du capitaine Michel Arnaud (à la gauche du colonel de Langlade) qui était le chef du 2e Bureau (renseignements) du groupement tactique Langlade.

© Musée de l’Ordre de la Libération / Fonds Verdier

Remise des décorations du général de Gaulle

© Musée de l'Ordre de la Libération

Jeudi 27 janvier, Anne de Laroullière, petite-fille du général de Gaulle, a remis au musée un ensemble exceptionnel. Il s’agit de neuf décorations reçues par Charles de Gaulle entre la Première Guerre mondiale et les années trente, récompensant sa carrière d’officier, en particulier pour les combats de 14-18 et ceux de Pologne entre 1920 et 1921 contre les Bolcheviks.

En voici la liste : croix de chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre 14/18 avec trois palmes et une étoile, croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec palme, médaille des évadés, médaille du Levant, croix de chevalier du Virtuti militari (Pologne), croix de chevalier du Polonia restituta (Pologne), médaille de l’indépendance de la Pologne (1918-1921) et insigne de 3e classe de l’ordre de Sainte-Anne de Russie. À cela s’ajoute la barrette de décorations françaises (officier de la Légion d’honneur, croix de guerre 14-18, croix de guerre des TOE et croix de guerre 1939) que le chef des Français libres a porté lors des premiers mois de son installation à Londres et jusqu’à son premier retour d’Afrique en novembre 1940, date à partir de laquelle il ne porta plus jamais aucune distinction, à l’exception de la croix de la Libération le 14 juillet 1941 à Brazzaville.

Ces décorations, que la famille pensait perdues et désormais déposées au musée par l’amiral Philippe de Gaulle, viennent compléter l’ensemble considérable et unique des ordres et décorations du général de Gaulle présentés dans la salle qui lui est consacrée.

Pour mémoire, en 2018, le musée de l’Ordre de la Libération et le musée de la Légion d’honneur ont dirigé un ouvrage dédié au général de Gaulle après travers ses décorations :  Découvrir 

Croix de chevalier de la Légion d’honneur
© Musée de l'Ordre de la Libération
Croix de guerre 14/18 avec trois palmes et une étoile
© Musée de l'Ordre de la Libération
Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs avec palme
© Musée de l'Ordre de la Libération
Médaille des évadés
© Musée de l'Ordre de la Libération
Médaille du Levant
© Musée de l'Ordre de la Libération
Croix de chevalier du Virtuti militari (Pologne)
© Musée de l'Ordre de la Libération
Croix de chevalier du Polonia restituta (Pologne)
© Musée de l'Ordre de la Libération
Médaille de l’indépendance de la Pologne (1918-1921)
© Musée de l'Ordre de la Libération
Insigne de 3e classe de l’ordre de Sainte-Anne de Russie
© Musée de l'Ordre de la Libération
Barrette de décorations françaises (officier de la Légion d’honneur, croix de guerre 14-18, croix de guerre des TOE et croix de guerre 1939)
© Musée de l'Ordre de la Libération
Portrait du général de Gaulle réalisé par Howard Coster le 17 août 1940 à Londres.
© Musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

2 nouvelles BD sur les Compagnons de la Libération

© Grand Angle

Retrouvez dès maintenant les deux nouveaux tomes de la série BD « Les Compagnons de la Libération » aux éditions Grand Angle.

Hubert Germain : Une flamme brûle en lui, celle de la Résistance.

Voici l’histoire du dernier des derniers. L’histoire d’un jeune homme qui refuse le déshonneur et qui ne veut pas se résigner. Un homme révolté par la trahison des pères qui se sont soumis en si peu de temps. Un homme qui aime tant son pays qu’il est prêt à lui sacrifier sa vie sans rien attendre en retour. Hubert Germain a été de tous les combats de la France libre, de la Syrie à l’Allemagne, en passant par Bir Hakeim, Monte Cassino et le débarquement de Provence. Hubert Germain était le dernier Compagnon de la Libération.

Simone Michel-Lévy : l'histoire de l’une des six femmes Compagnon de la Libération.

Quelques femmes résistantes sont passées à la postérité. Ce n’est pas le cas de cette modeste employée de l’administration postale. Simone Michel-Lévy a pourtant contribué de façon décisive à la lutte contre l’occupant nazi. En poste à Paris en 1940, elle est profondément meurtrie par l’invasion de la capitale et les débuts de l’Occupation. Avec des collègues, elle organise un réseau aux multiples ramifications, le mouvement « Action PTT », qui secondera l’action des résistants tout au long de la guerre. Une volonté de résistance qu’elle emmènera avec elle dans les camps de la mort.

© Grand Angle
© Grand Angle

Visites de groupes en janvier

© Musée de l'Ordre de la Libération

En janvier, le service des publics du musée a accueilli en visite guidée et ateliers plusieurs groupes scolaires. Parmi eux :

  • une classe de troisième du collège Georges Leven de l’Alliance israélite universelle (Paris) et une classe de terminale du lycée privée Bossuet Notre Dame (Paris) ont suivi une visite-atelier « Résistance et récits radiophoniques ». Après la découverte du musée, les élèves se sont retrouvés dans la salle pédagogique pour écrire et enregistrer par groupe leur émission de radio sur un Compagnon de la Libération ;
  • une classe de CM2 de l’école élémentaire d’application B (Paris) a découvert les collections du musée avec le livret-jeu « Entre en Résistance avec les Compagnons de la Libération » ;
  • deux classes de terminale du lycée Saint-Paul Bourdon Blanc (Orléans) ont visité le musée dans le cadre d’une convention signée entre l’établissement et l’Ordre de la Libération.

 

Soirée culturelle : Archéologies de la Seconde Guerre mondiale

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 20 janvier, le musée de l’Ordre de la Libération a accueilli Gwénaël Mercé, archéologue à l’INRAP et Pierrick Tigreat, archéologue au SDAVO (service départemental d’archéologie du Val d’Oise) à l’occasion de la première soirée culturelle de l’année 2022 consacrée à l’archéologie de la Seconde Guerre mondiale.

Revoir la soirée culturelle 

Constance Ertus, stagiaire au musée

© Ordre de la Libération

Actuellement étudiante en classe préparatoire aux concours du patrimoine à l’université Paris-Nanterre, j’ai précédemment suivi le premier et second cycles à l’Ecole du Louvre pour me former en Histoire de l’Art, cursus que j’ai complété par une formation en médiation culturelle. Désormais guide-conférencière, je souhaite devenir attachée de conservation. 

A ce titre et dans le cadre de mon cursus universitaire, un stage au sein d’une institution culturelle est nécessaire pour approcher au plus près les professionnels du monde des musées et, c’est pourquoi, je réalise aujourd’hui mon stage au musée de l’Ordre de la Libération. Ce stage me permet d’acquérir et de développer de nouvelles compétences en travaillant au contact des différents acteurs d’une institution muséale. 

Sous la direction de Margot Durand, responsable de la régie des collections et des expositions, je peux appréhender au mieux le métier de régisseur des collections en prenant part à différentes missions qui constituent son métier. J’ai ainsi participé au démontage de l’exposition La Guerre des Ondes. Londres, Paris, Vichy (1940-1944), au récolement et reconditionnement de collections et à la préparation et au montage de l’exposition de l’artiste C215 : Entre Ombre et Lumière. Portraits de Compagnons de la Libération. 

Ce stage me donne également l’opportunité de découvrir d’autres services du musée comme les archives aux côtés Roxane Ritter, le service de médiation aux côtés de Leslie Houam, médiatrice culturelle ainsi que le centre de documentation aux côtés de Béatrice Parrain, documentaliste. 

Ce stage est très enrichissant et formateur car il me met au contact des métiers museaux de manière active et permet d’allier la théorie -que j’ai pu acquérir lors de mon cursus diplômant- à la pratique dans un musée. Je me prépare de fait, plus concrètement, au métier d’attaché de conservation.

Je remercie tout particulièrement Margot Durand qui m’accompagne avec professionnalisme tout au long de mon stage, me fait découvrir son quotidien au musée, sa passion pour son métier mais également l’ensemble de l’équipe du musée qui m’a accueillie chaleureusement et me fait découvrir chacune de leurs missions en m’intégrant à leur équipe.

Une très belle expérience, enrichissante !

Exposition « Entre Ombre et Lumière » avec l’artiste C215

© Musée de l'Ordre de la Libération

Quelles intentions les habitaient ? Pourquoi se sont-ils engagés ? Quelles émotions les emportaient ?

Ces questions émergent dès que l’on prend le temps de soutenir leur regard et d’entrer en contact avec ces visages. Pourraient-ils alors s’animer pour nous faire partager leur combat dans la clandestinité, dans le désert d’Afrique ou dans le ciel de l’Angleterre ?

Appliquée sur des objets du quotidien des années de guerre – poste radio, journaux, appareil photo, guêtres ou gamelles – la technique mixte de l’artiste nous rend familiers ces hommes et ces femmes au parcours d’exception. C’est cette proximité qui éveille notre intérêt pour telle ou telle figure et qui nous édifie en les faisant passer de l’ombre à la lumière.

Pour toucher tous les publics, C215, artiste portraitiste pochoiriste, a peint sur du mobilier urbain ces mêmes portraits de Compagnons dans le quartier des Invalides. Un lien choisi par l’artiste comme une passerelle entre l’extérieur et l’intérieur. Chaque visiteur est ainsi invité à poursuivre la découverte de ces œuvres dans le 7e arrondissement et à s’interroger sur les valeurs citoyennes qu’incarnent ces représentants de « l’Armée des ombres ».

Exposition à découvrir dès le 7 février à partir de 12h au musée de l’Ordre de la Libération et autour des Invalides.

En savoir plus 

Portrait autour des Invalides
© Musée de l'Ordre de la Libération // C215
© Musée de l'Ordre de la Libération // ECPAD
Portrait autour des Invalides
© Musée de l'Ordre de la Libération // C215
© Musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Présentation de l’insigne de la Promotion Général Jean-Charles Bellec de l’École des aspirants de Coëtquidan (EMAC)

© Saint Cyr

Sur fond bleu horizon, rappelant les couleurs de la tenue des élèves-officiers, l’insigne s’érige autour de l’épée haute, symbole des officiers. L'ancre de marine, gravée des lettres « RMT », représente l’appartenance du parrain aux troupes coloniales et au Régiment de marche du Tchad, qu’il a commandé. Le dragon rappelle les campagnes indochinoises auxquelles il a participé, notamment au sein du bataillon MUONG. Son appartenance aux Compagnons de la Libération est symbolisée par la croix de Lorraine. En haut à gauche de l’épée, figure la plaque de grand-officier de l’ordre national du Mérite, plus haute distinction décernée au Général Bellec, surmontant deux étoiles d’argent marquant son grade.

En savoir plus sur le Compagnon 

insigne

 

Recrutement d’un nouveau personnel au service de la médaille de la Résistance française

© Ordre de la Libération

Le ministère des Armées a autorisé la création d’un poste dédié à la recherche et à la saisie d’informations figurant dans les dossiers individuels des médaillés de la Résistance conservés à l’Ordre de la Libération et au Service historique de la Défense. Ce long travail permettra, à terme, de favoriser des études historiques sur cette population.

Mathieu Blanchard, diplômé d’un master en histoire des sociétés occidentales contemporaines XIXe-XXIe de l’université Paris I Panthéon Sorbonne a été recruté pour ce poste au terme de dix mois de vacation en 2021. Nous lui avons demandé quelles étaient ses motivations à sa prise de fonction :

"Mon cursus universitaire s’est orienté sur l’étude des sociétés occidentales contemporaines, et plus particulièrement de la Seconde Guerre mondiale et de la Résistance intérieure française. Cette histoire est une page centrale de l’histoire de France au XXe siècle. La Résistance touche, de près ou de loin, une très grande part de la population française et continue d’être une référence majeure dans de multiples secteurs tels que l’art, la politique, et plus généralement dans toutes les représentations du passé. Sans cesse interrogée, sans cesse écrite, elle demeure l’un des champs de recherche les plus prolifiques en termes d’études et de questionnements.

Néanmoins, il reste encore plusieurs zones d’ombres qui n’ont pas été mises en lumière par les travaux scientifiques des historiens. Les 65 000 médaillés de la Résistance française offrent cette possibilité d’explorer, et de questionner sur plusieurs échelles, les parcours de chaque individu qui les ont amenés à obtenir la médaille. En effet, seulement quelques personnalités sont connues pour avoir eu cette distinction.

L’Ordre de la Libération me permet donc d’être le premier chercheur à défricher ce nouveau champ de recherche, de découvrir l’engagement de ces individus oubliés par le temps, et d’ouvrir la voie à de futurs travaux scientifiques."

Les projets 2022

Dans un environnement sanitaire incertain, la SAMOL entend poursuivre de manière soutenue en 2022 ses actions en faveur du musée et de l’Ordre.

Elle le fera tout d’abord en éditant deux ouvrages, l’un sur les attributs, insignes et brevets de l’Ordre, l’autre sur le 80e anniversaire de Bir Hakeim.

Ils seront systématiquement remis à ses adhérents, notamment lors de l’assemblée générale du 8 mars 2022.

Elle financera en partie le catalogue de l’exposition consacrée aux services secrets de la France libre, co-organisée par la DGSE et l’Ordre.

Elle poursuivra ses acquisitions afin d’enrichir les collections du musée comme elle vient de le faire en se portant acquéreur d’effets militaires ayant appartenu au Compagnon Pierre Hautefeuille.

Les déplacements sur des lieux de mémoire se poursuivront avec notamment, le vendredi 18 mars, une visite de la maison natale de Charles de Gaulle à Lille, entièrement rénovée.

Le même jour, les participants se verront proposer deux conférences, l’une de François Broche sur la jeunesse de Charles de Gaulle, l’autre de Philippe Radal sur « de Gaulle, écrivain ».

Toujours dans le respect des contraintes sanitaires, nous organiserons une visite de Colombey-les-Deux-Églises, du musée de la Résistance nationale à Champigny-sur-Marne et de la Fondation Charles de Gaulle.

Bien sûr, des visites privées commentées des expositions organisées par le musée seront proposées aux adhérents, tout comme pour toute autre exposition recouvrant la thématique de la Seconde Guerre mondiale.

La SAMOL sera heureuse d’accueillir de nouveaux adhérents qui bénéficieront d’une offre d’animations et d’actions toujours soutenue.

Elle souhaite à ses adhérents et ses sympathisants ses meilleurs vœux pour 2022, formulant le souhait qu’ils ne subissent pas les affres de la pandémie et qu’ils puissent participer de manière conséquente à ses activités.

La brochure CNRD

© AFCL

Depuis 2017, le Bulletin de l’AFCL comporte un dossier spécial consacré au Concours national de la Résistance et de la Déportation. Les deux premiers dossiers donnaient aux candidats des éléments sur les thèmes « Résister par l’art et la culture » (Bulletin n° 11) et « S’engager pour libérer la France » (Bulletin ° 12) ; ils étaient encartés dans leurs Bulletins respectifs et ne comportaient que dix pages. En juin 2019, afin de désengorger un Bulletin exceptionnellement copieux (64 pages) et de donner aux candidats du CNRD le maximum d’informations et de pistes de recherches, un cahier spécial séparé de 48 pages était proposé sur le thème : « De Gaulle et ses Compagnons, face à la répression et à la déportation ». Il était présenté par l’inspecteur général Tristan Lecoq, président du Jury national des correcteurs du CNRD et bénéficiait du concours d’historiens qualifiés : Thomas Fontaine, Vincent Giraudier, Antoine Grande, Fabrice Grenard, Dominique Missika, Jean-François Muracciole, Frédérique Neau-Dufour, Guillaume Piketty. Comme pour les précédents dossiers, Marie-Clotilde Génin-Jacquey et Claude Massu y avaient largement participé.

Le Bulletin n° 14 de juin 2020 et son cahier spécial CNRD étaient ramenés à des dimensions plus modestes : 24 pages pour l’un, 48 pages pour l’autre, consacré au thème : « 1940, de Gaulle et ses Compagnons, les hommes du NON, Comprendre, résister refuser ». Comme le précédent, le Supplément comprenait des contributions de descendants ou de proches de Compagnons (Catherine Evenou, Clotilde de Fouchécour, Sabine Gayet, Louis Jourdier) et d’historiens (Corine Defrance, Christine Levisse-Touzé, Jean-François Muracciole, Henri Weill). Une fois encore, Marie-Clotilde Génin-Jacquey et Claude Massu avaient été largement mis à contribution.

En 2021, le Bulletin n° 15 mettait en valeur Hubert Germain, « le dernier Compagnon », et rendait hommage aux trois Compagnons disparus en 2020 : Daniel Cordier, par Bénédicte Vergez-Chaignon, qui avait été sa proche collaboratrice ; Pierre Simonet, par Florence Roumeguère ; Edgar Tupët-Thomé, par Bernard Brigouleix. En outre, nous avions demandé à un lauréat du Concours, le jeune Aaron Bartin, élève au lycée Pasteur de Neuilly, de rédiger un compte-rendu sur l’exposition du MOL « 1940 ! paroles de rebelles » qui fit l’objet d’un encart central en couleur. Le CNRD ayant été repoussé en raison de la pandémie, le dossier de l’année précédente conservait son actualité.

Cette année, sur une suggestion de notre amie Anne de Laroullière, le conseil d’administration a décidé d’avancer la parution du Bulletin à janvier au lieu de juin. La disparition d’Hubert Germain et l’hommage national qui lui a été rendu à l’occasion du transfert de sa dépouille au Mont-Valérien nous ont permis de rendre un hommage particulier à cette grande figure, à ce combattant inflexible, qui confiait quelques mois avant sa mort : « Je suis juste un Compagnon parmi les Compagnons. » Un cahier central de quatre pages, largement illustré, comporte un extrait du discours du président de la République aux Invalides et un texte très émouvant de nos amies Catherine et Guillemette de Sairigné, qui ont été très proches de l’homme que son ancien camarade légionnaire de Bir Hakeim, Pierre Messmer, définissait d’un mot : « un roc ».

Par ailleurs, cette année, le thème du CNRD couvrant un spectre exceptionnellement large (« La fin de la guerre. Les opérations, les répressions, les déportations »), nous avons décidé de le circonscrire au sort des 42 Compagnons déportés, auxquels nous avons consacré un cahier de huit pages, avec le concours de Vladimir Trouplin, Bertrand Renouvin, Bernard Brigouleix et Jean-François Muracciole. Une réaction parmi plusieurs autres, que nous a communiquée Françoise Basteau, déléguée de l’AFCL à Bordeaux : « Je vous félicite, vous et l’AFCL pour votre travail sur les Compagnons, lui a écrit le professeur Bernard Lachaise, spécialiste de l’histoire du gaullisme. Le Bulletin, comme l’hommage à Hubert Germain, est d’excellente qualité, sur le fond et sur la forme. Ce sont des outils précieux pour toutes celles et ceux qui s’intéressent à la période, élèves et maîtres, du primaire au supérieur. »

Retrouvez la brochure ici 

La DGSE

© DGSE

A l’occasion du double anniversaire des 80 ans du Bureau central de renseignement et d’action (BCRA) et des 40 ans de la DGSE, une cérémonie de ravivage de la flamme du souvenir a été organisée sous l’Arc de triomphe, le lundi 17 janvier 2022.

Présidée par le Premier ministre, en présence notamment du président de l’Assemblée nationale, de la ministre des Armées, de la ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, du directeur général de la sécurité extérieure, du délégué national de l’Ordre de la Libération et de plusieurs hautes autorités civiles et militaires, cette cérémonie a permis d’honorer, à travers l’hommage au Soldat inconnu, tous les membres des services secrets morts dans l’exercice de leur mission depuis la Seconde Guerre mondiale.

Fondé par le général de Gaulle le 17 janvier 1942, à Londres, le BCRA incarne, dans la mémoire collective, les services secrets de la France Libre dont la DGSE, son héritière directe, a fait siennes les spécificités de service secret, spécial et intégré.

En tant qu’héritière du combat clandestin de la France libre, la DGSE s’attache à faire vivre la mémoire de tous ses agents, notamment celle des quelque 175 compagnons de la Libération sur 1038 qui servirent dans les rangs des services spéciaux de la France libre, dont 50 perdirent la vie durant la Seconde Guerre mondiale.

Cette filiation avec l'Ordre de la Libération confère aux agents de la DGSE une responsabilité très particulière, celle d’être à la hauteur de ceux qui, aux heures les plus sombres de notre histoire, ont décidé, à l’instar d’Hubert Germain, de Jean Moulin, du colonel Passy, de Daniel Cordier, de Pierre Brossolette et de tant d’autres, que la liberté avait plus de valeur que leur propre vie.

 

Cérémonie du ravivage de la Flamme du souvenir en présence du directeur général de la DGSE (à gauche), de la ministre des Armées (au centre) et du premier ministre (à droite).
© DGSE
© DGSE

Le souvenir Français

© Souvenir Français

Le 20 décembre 2021, pratiquement 80 ans jour pour jour après que l’avion du futur Compagnon de la Libération Charles Pijeaud a été abattu lors d’une mission de bombardement sur des colonnes allemandes aux environs de Benghazi, monsieur Philippe Germain, membre de l’équipe internationale du Souvenir français et adhérent à la Société des amis du musée de l’Ordre de la Libération, de passage en Égypte, s’est rendu au cimetière français d’Alexandrie afin de rendre hommage au Compagnon mort des suites de ses blessures lors de cette mission.

Charles Pijeaud est enterré sous le nom de Félix Pijeaud, son second prénom, dans ce petit carré militaire français du cimetière catholique de « Terra Santa » qu’il partage avec des morts pour la France à Gallipoli (nombreuses mentions de 1915 sur les tombes voisines) ou dans les opérations en Cilicie (1921) ou encore dans le désert Libyen (1942).

Lors de son hommage, il a associé l’épouse de Charles Pijeaud, Colette, restée en France, résistante-déportée, et décédée en décembre 1943 au camp de concentration de Ravensbrück.

© Souvenir Français
© Souvenir Français
© Souvenir Français
Charles PIJEAUD
© Musée de l'Ordre de la Libération
Colette Pijeaud en 1940.
© Wikipédia

Retrouvez les évènements du mois de février ci-dessous :

7 février
Ouverture de l’exposition « Entre Ombre et Lumière »

© Musée de l'Ordre de la Libération // C215

L’exposition « Entre Ombre et Lumière. Portraits de Compagnons de la Libération » ouvre ses portes le lundi 7 février à 12h.

N’hésitez pas à venir découvrir les portraits de certains Compagnons de la Libération peints par le street artiste C215 aussi bien sur des objets du quotidien des années de guerre que sur du mobilier urbain à proximité des Invalides.

A cette occasion, l’Ordre de la Libération organise un vernissage public de l’exposition en présence de l’artiste. Entrée libre sur présentation du pass vaccinal, jeudi 10 février de 18H30 à 20H30. L’accès s’effectuera par le 51 bis boulevard de la Tour Maubourg.

En savoir plus 

 

 

9 février
79e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française

A l’occasion du 79e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance française, l’Ordre de la Libération ravivera la flamme sous l’Arc de Triomphe ce 9 février 2022.

17 février
Soirée culturelle

© Musée de l'Ordre de la Libération

Jeudi 17 février à 19h, madame Odile de Vasselot, médaillée de la Résistance, nous fera l’honneur de sa présence. Lors de cette conférence, elle reviendra sur son parcours et témoignera de son engagement au sein de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

Si vous souhaitez assister à la conférence en présentiel, l'inscription est obligatoire ! (Un pass sanitaire vous sera demandé à l'entrée du musée) 

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance :

- Sur Zoom en visioconférence : en copiant/collant le lien suivant et en renseignant simplement votre adresse mail : https://us06web.zoom.us/j/82516491642

- Sur Facebook en live : en vous rendant sur la page Facebook de l’Ordre pour suivre la conférence en direct : https://www.facebook.com/ordredelaliberation

( Il n'est pas nécessaire d'être inscrit sur Facebook pour suivre la conférence)

 

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