Musée de l'ordre de la Libération

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La ville de Domont (Val-d’Oise) honore la mémoire de Léonel de Moustier, Compagnon de la Libération.
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Depuis le 26 septembre, ce lieu de promenade de Domont (Val d’Oise) porte désormais le nom de « Parc Léonel de Moustier – Résister pour la France ».

Autour de Frédérick Bourdin, maire de Domont, ont pris place Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, Benoît Lemaire, sous-préfet de Sarcelles, le député Romain Eskenazi et plusieurs descendants de Léonel de Moustier, parmi lesquels Léonel de Moustier, Charles de Courson et Pierre-Étienne de Moustier, trois de ses petits-fils. Une arrière-arrière-petite-fille, Héloïse de Panafieu, tient le coussin sur lequel reposent les ciseaux qui vont couper le ruban tricolore.

Dans l’assistance, les générations se mêlent. C’est sans doute déjà une manière de transmettre la mémoire de Léonel de Moustier : un marquis, député du Doubs, homme de la droite conservatrice, père de douze enfants, ancien combattant de la Grande Guerre titulaire de la Croix de guerre avec cinq citations. Un homme que son époque aurait pu conduire à la prudence ou à l’accommodement mais qui choisit exactement l’inverse.

Le 10 juillet 1940, au casino de Vichy, 80 parlementaires refusent d’accorder les pleins pouvoirs constituants au maréchal Pétain. Léonel de Moustier est l’un d’eux.

A 57 ans et malgré ses douze enfants, il obtient en 1939 de reprendre du service.

Après l’armistice, son refus devient résistance. Son château de Bournel, dans le Doubs, accueille maquisards, évadés, réfractaires au STO et aviateurs alliés. Le 23 août 1943, il est arrêté avec deux de ses fils, Guy et Henri. Déporté à Neuengamme, il meurt d’épuisement le 8 mars 1945, quelques semaines avant la fin de la guerre.

Le général de Gaulle le nommera, à titre posthume, Compagnon de la Libération.

Le courage militaire lui était familier mais il existe une autre forme de courage, plus solitaire : celle qui consiste à rester debout lorsque presque tous les autres ont choisi de s’asseoir. A certains moments de l’Histoire, toute une vie peut tenir dans un mot aussi simple que difficile : Non

Quelques un des petits enfants de Léonel de Moustier, devant la plaque inaugurée
© AFCL
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