Musée de l'ordre de la Libération

LES FEMMES ET LES HOMMES COMPAGNON DE LA LIBÉRATION

Seules 1 038 personnes, cinq communes françaises et dix-huit unités combattantes ont été nommées Compagnon de la Libération. Vous trouverez dans cette partie leur notice biographique et historique établie d’après les archives de l’Ordre de la Libération

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Historique

Deuxième ordre national français après la Légion d’honneur, et deuxième chancellerie nationale, l’Ordre de la Libération ne comporte qu’un seul titre, celui de Compagnon de la Libération et un insigne unique, la croix de la Libération. Au total, 1 038 croix de la Libération ont été décernées à des personnes physiques, 18 à des unités militaires et 5 à des communes françaises : Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l’Île de Sein. Ce nombre restreint d’attribution donne à l’Ordre de la Libération un caractère exemplaire et fait de la croix de la Libération la distinction française la plus prestigieuse au titre de la Seconde Guerre mondiale.

 

Historique
L’Ordre de la Libération est institué par le général de Gaulle en 1940 afin de récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se sont signalées dans l’œuvre de libération de la France et de son Empire.
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Atelier médailles, insignes et drapeaux

Soumis par opixido le jeu 03/01/2019 - 09:08
-
Atelier
Image visite atelier médailles insignes et drapeaux (c) Ordre de la Libération
catégorie organisateur
Musée de l'Ordre de la Libération
mois
février

Enfants et parents découvrent l’importance et la symbolique des médailles, insignes et drapeaux pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils explorent les parcours exceptionnels des Compagnons de la Libération. Les enfants réalisent eux-mêmes une médaille en argile à rapporter chez eux.

Tarif : 6€ par enfant et 1€ par adulte accompagnant

Visite guidée du musée et création d’une médaille en terre
French

Atelier convaincre pour vaincre

Soumis par opixido le jeu 03/01/2019 - 09:16
-
Visite-atelier
visite atelier convaincre pour vaincre (c) Ordre de la Libération
catégorie organisateur
Musée de l'Ordre de la Libération
mois
janvier

Enfants et parents découvrent les parcours des Compagnons de la Libération. La visite est axée sur l’importance des tracts, des caricatures et des affiches. Durant l’atelier, les enfants réalisent une affiche sur le thème de la paix.
De 6 à 11 ans  – 2H
Tarif : 6€ par enfant et 1€ par adulte accompagnant

Visite guidée du musée et création d’une affiche
French

Admission to the order

“This Order is intended to reward civilian and military communities or individuals who distinguish themselves in efforts to liberate France and the French Empire.” Ruling No. 7 of November 1940

Ruling No. 7 of 17 November 1940 creating the Order of Liberation
©Musée de l’Ordre de la Libération
Handwritten note by General de Gaulle for the Council of the Order about selection for the Cross of Liberation, dated 3 December 1945
©Musée de l’Ordre de la Libération

Age, gender, rank, background and even nationality were not qualifying criteria. Valour is what counted as was the outstanding quality of services rendered, which did not exclusively mean in combat.

The Order became a reality with the nomination of the first Companions. On 29 January 1941, five people formed the Order's first Council:

  • Ship-of-the-line captain Thierry d'Argenlieu,
  • Governor-General Félix Éboué,
  • Lieutenant Emmanuel d'Harcourt,
  • Merchant navy officer Edmond Popieul,
  • Warrant officer second class Henry Bouquillard of the Free French Air Force.

A monk, a Guyanese, a noble, a navy officer, a non-commissioned officer, etc., all represent the fighters united by General de Gaulle to liberate France. No distinctions were made as to class or background.

A handwritten note by General de Gaulle dated 3 December 1945 illustrated the exceptional nature of receiving a Cross of Liberation. The general wrote: “I am receiving recommendations for candidates who, although very worthy and valiant fighters, do not meet the criterion of being highly exceptional which would justify admission to the Order.”

1,036 individuals, 5 communes and 18 combat units were awarded this prestigious decoration between January 1941 and January 1946.

Brief proposing the nomination of Corporal Mercier (Jean Moulin) for the Cross of Liberation, dated 17 September 1942
©Musée de l’Ordre de la Libération

Nominations for the Order of Liberation occurred by order of General de Gaulle.

Other than for the first nominations, which were made by General de Gaulle himself, the procedure began with proposal briefs prepared by commanding officers (or network leaders), which worked their way up the chain of command, then being submitted for approval to the Council of the Order of Liberation before being signed by General de Gaulle.

Until late 1944, the qualifying criteria for the Cross of Liberation were further subject to the conditions imposed by the occupation and secrecy. For this reason, the decoration was often awarded under aliases or war names. This was the case for Jean Moulin, for example, who was made a Companion of the Liberation on 17 October 1942, under the name “Caporal Mercier” (Corporal Mercier).

In January 1946, General de Gaulle stepped down and signed a decree that put an end to awarding further Crosses of Liberation (Decree of 23 January 1946). As the aim of liberation had been achieved, the Order was discontinued.

It would only be reopened by its Grand Master on two special occasions, in 1958 for Winston Churchill and in 1960 for King George VI of England, to be awarded posthumously.

Admission to the order
Now discontinued, the Order of Liberation was established by General de Gaulle on 16 November 1940. Presented to 1,038 women and men, the Cross of Liberation was awarded according to a well-defined procedure and criteria.
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L'admission dans l'Ordre

« Cet Ordre est destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire. » Ordonnance n°7 de novembre 1940

Ordonnance n°7 du 17 novembre 1940 créant l’Ordre de la Libération
©Musée de l’Ordre de la Libération
Note manuscrite du général de Gaulle pour le conseil de l’Ordre du 3 décembre 1945 concernant l’attribution de la croix de la Libération
©Musée de l’Ordre de la Libération

Aucun critère d'âge, de sexe, de grade, d'origine, et même de nationalité, n'est exigé. C'est la valeur qui compte et la qualité exceptionnelle des services rendus, qui ne sont pas exclusivement des services combattants.

L'Ordre devient réalité, avec les premiers Compagnons nommés. Le 29 janvier 1941, ils sont cinq à former le premier Conseil de l'Ordre :

  • Le capitaine de vaisseau Thierry d'Argenlieu,
  • Le gouverneur général Félix Éboué,
  • Le lieutenant Emmanuel d'Harcourt,
  • L'officier de marine marchande Edmond Popieul,
  • L'adjudant Henry Bouquillard des Forces aériennes françaises libres.

Un moine, un Guyanais, un noble, un officier de marine, un sous-officier, tous sont représentatifs de ces combattants rassemblés par le général de Gaulle pour libérer la France. Il n’y a aucune distinction de classe et d'origine.

Une note manuscrite du général de Gaulle datée du 3 décembre 1945 atteste du caractère exceptionnel de l'attribution de la croix de la Libération. Le général écrit : « on me propose des candidats qui, bien que très dignes et vaillants combattants, ne répondent pas aux conditions tout à fait exceptionnelles qui justifient l'accession dans l'Ordre. »

1036 personnes, 5 communes et 18 unités combattantes se voient attribuer cette prestigieuse décoration entre janvier 1941 et janvier 1946.

Mémoire de proposition pour la Croix de la Libération du caporal Mercier (Jean Moulin) du 17 septembre 1942
©Musée de l’Ordre de la Libération

Les nominations dans l'Ordre de la Libération interviennent par décret du général de Gaulle.

A part pour les premières nominations décernées directement par le général de Gaulle, la procédure débute par un mémoire de proposition établi par le chef de corps (ou le chef de réseau), qui remonte la voie hiérarchique puis est soumis à l'avis du conseil de l'Ordre de la Libération, avant signature par le général de Gaulle.

Jusqu'à la fin de l'année 1944, les conditions d'attribution de la croix de la Libération sont soumises aux conditions de l'occupation et de la clandestinité. C’est pourquoi la décoration est souvent décernée sous pseudonyme ou identité de guerre. C'est le cas pour Jean Moulin, par exemple, qui est fait Compagnon de la Libération, le 17 octobre 1942, sous le nom de "Caporal Mercier".

Le général de Gaulle quitte le pouvoir en janvier 1946 et signe un décret qui met fin à l'attribution de la croix de la Libération (décret du 23 janvier 1946). Le but de la libération étant atteint, l'Ordre est alors forclos.

Il ne sera rouvert par son Grand Maître qu'à deux occasions exceptionnelles, en 1958 pour Winston Churchill et en 1960 pour le Roi d'Angleterre George VI à titre posthume.

L'admission dans l'Ordre
Aujourd’hui forclos, l’Ordre de la Libération a été institué par le général de Gaulle le 16 novembre 1940. Attribuée à 1038 femmes et hommes, la croix de la Libération a été remise selon des critères et une procédure bien définis.
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The grand master and chancellors

Charles de Gaulle

Charles de Gaulle was born in Lille on 22 November 1890 into a patriotic Catholic family. On graduating from Saint-Cyr Military School in 1912, he chose the infantry, which he deemed to be “more military”. During World War I, he was wounded and taken prisoner in 1916. After several escape attempts, he was incarcerated in the fortress of Ingolstadt.

During the interwar period, he contemplated a reform of the army. In his book, Vers l'Armée de Métier (“Towards a Professional Army”), published in 1934, he advocated the use of an armoured corps.

London, Carlton Gardens, 31 October 1941. French national committee. Minute of silence in Carlton Gardens as a tribute to those executed by firing squad in Nantes. From left to right: Mr Dejean, André Diethelm, Emile Muselier, General de Gaulle, René Cassin, René Pleven and Martial Valin.
©Musée de l’ordre de la Libération

A Colonel in 1937 and temporarily a general in late May 1940, de Gaulle was appointed Undersecretary of State for National Defence and War by Paul Reynaud, President of the Council, on 5 June. On 16 June, on his return from an assignment in England, he learned of the request for armistice. He set out again immediately for London in the hopes of continuing the war, making an appeal to resistance on 18 June on BBC radio.

Thanks to his determination and Churchill's backing, he organised armed forces, which would later become the Free French Forces, and with the help of René Cassin created a French national committee, which would go on the become the French Committee of National Liberation on 3 June 1943, then the Provisional Government of the French Republic one year later. During these war years, he gradually rallied the Empire's territories, achieved union with the Internal Resistance and Jean Moulin, and made France one of the victorious states, alongside the Allies, Great Britain, the United States and the Soviet Union. Disagreeing with the constituent assembly about their approach to the state, de Gaulle resigned as President of the Provisional Government on 20 January 1946.

In a speech in Bayeux on 16 June 1946, he revealed a sound constitutional plan with a strong executive, sowing the seeds of what would become the Constitution of the Fifth Republic. On 14 April 1947, he launched a movement – the “Rassemblement du Peuple français” (Rally of the French People, or RPF) – which, while initially hugely successful in the municipal elections, did not achieve the desired impact in the 1951 legislative elections. But the RPF trained and mobilised activists, creating a framework that would prove important in 1958.

The impotence of the Fourth Republic over the Algerian issue led many politicians from across the board to solicit the General's return. Following the crisis of 13 May 1958 in Algiers, the President of the Republic, René Coty, decided to appeal to “the most illustrious of Frenchmen”. On 1 June, Charles de Gaulle then became the last President of the Council of the Fourth Republic. He was given full authority and had a Constitution drawn up that was adopted by referendum on 28 September 1958 with 79.2% “yes” votes. The Empire's various territories also passed it, except for Guinea, which thus became the first African state to obtain its independence. On 21 December that year, de Gaulle was elected President of the French Republic and of the African and Malagasy Community by an electoral college.

The most urgent task involved Algeria. De Gaulle made many trips there and moved towards the solution of independence: after his “peace of the brave” offer in October 1958, the following year he proposed self-determination for Algerians. The Generals’ putsch on 22 April 1961 was unsuccessful and failed to prevent negotiations being entered into with the FLN. The Evian Accords, signed on 22 March 1962 and accepted by referendum in France and Algeria, granted the latter independence.

1962 marked a key turning point. Released from the Algerian War but not the aftermath (repatriation of French citizens, OAS attacks), France's head of state sought to pursue a policy of national independence, thus reinforcing France's position.

In keeping with the Fourth Republic's nuclear policy, the first French atomic bomb detonated in Reggane in February 1960. Refusing to accept dependence on the United States, de Gaulle gradually withdrew France from NATO's integrated system (this would be complete in 1966), while remaining a member of the Atlantic Alliance. In a bid to build a truly European Europe, he brought about a rapprochement with federal Germany by signing the Elysée Treaty (22 January 1963) and rejecting Great Britain's inclusion in the European Economic Community, as it was too closely tied to the United States. He strengthened the EEC with the Common Agricultural Policy in 1963.

Pursuing a “free-hands” policy also meant reinforcing France's global presence in the eyes of the states created out of the former African and Malagasy Community, which had been independent since 1960, but also throughout Asia and Latin America. In 1964, de Gaulle acknowledged the People's Republic of China. He made an extensive visit of Latin American countries. He delivered a speech in Phnom Penh in 1966 in which he stigmatised the United States’ policy in Vietnam. In July 1967, the “Vive le Québec libre!” episode intensified the General’s opposition to American imperialism, while defending the historical presence of France in North America. But de Gaulle also sought a rapprochement with the Soviet Union and its satellite states, to build a “Europe from the Atlantic to the Urals”. The “Detente, Entente and Cooperation” policy was initiated through a trip to the USSR in June 1966. All things considered, General de Gaulle never wavered in his loyalty to the Western Bloc. For example, during the Cuba crisis in 1962, he was the first to support Kennedy against Khrushchev.

A powerful France could not exist without stable institutions. The Constitution of the Fifth Republic favoured by General de Gaulle was the main vehicle for this, but the executive needed strengthening with the support of the people; the use of referendums for key decisions – about Algerians’ self-determination (8 January 1961), the Evian Accords (8 April 1962), constitutional reform (28 October 1962), regionalisation and reform of the Senate (27 April 1969) – was insufficient.

Following the Petit-Clamart attack on 22 August 1962, the General proposed that the head of state be elected by universal suffrage, to ensure they had the required legitimacy when dealing with members of parliament. Presidential elections have since become a major part of citizens’ contribution to French politics. In 1965, elections by universal suffrage were implemented for the first time. After his first seven-year term of office, de Gaulle was elected in the second round against François Mitterrand, with 54.8% of votes.

The General sought societal reform which would see more participation in the business world in particular. Following the 1958 financial reform, France experienced growth initiated under the Fifth Republic. But it became “bored”, and the events of May 1968 were a tell-tale sign. In addition to student protests, there was discontent among workers. He dissolved the National Assembly on 30 May. On 27 April 1969 a different plan put before the French people – focusing on regionalisation and reform of the Senate – was rejected by 52.4% of votes. This time, Charles de Gaulle had staked his own legitimacy. True to his promise and ever-respectful of the sovereign people, de Gaulle resigned the following day.

Companions of the Liberation at General de Gaulle's funeral in Colombey-les-deux-Eglises on 12 November 1970.
©Musée de l’ordre de la Libération

He retreated to Colombey-les-Deux-Eglises, refrained from taking any public stances, and continued writing his memoirs. Mémoires de Guerre (“War Memoirs”) had begun to be published in 1954. Only the first volume of Mémoires d'espoir (“Memoirs of Hope”) had been completed when Charles de Gaulle died on 9 November 1970. While an official ceremony was being held in Notre-Dame Cathedral in Paris with state authorities and foreign dignitaries, he was buried in Colombey cemetery in the presence of his family, some Companions of the Liberation and inhabitants of his village.

Chancellors of the Order of Liberation

After General de Gaulle, the highest-ranking person in the Order of Liberation is the Chancellor. Ensuring the smooth running of the institution and discipline in the Order he administers, he is the state's 16th highest-ranking person in the order of precedence.

He attends numerous commemorative (inaugurations) and scientific (symposia and congresses) events. One of the roles of the Chancellor of the Order of Liberation is to preside over ceremonies commemorating the Appeal of 18 June 1940 at Mont-Valérien in Suresnes.

Necessarily a Companion of the Liberation, he is chosen by the Council of the Order. His nomination is then officialised by decree.

The chancellor – appointed for a renewable term of four years (since the Decree of 13 April 1962) – also looks after the Museum of the Order of Liberation, as well as the administration of the Resistance Medal.

From January 1941 to November 2012, eight people held the position:

  • Admiral Georges Thierry d'Argenlieu (1941-1958)
  • General François Ingold (1958-1962)
  • Mr Claude Hettier de Boislambert (1962-1978)
  • Army General (reserve) Jean Simon, (1978-2002)
  • Army General (reserve) Alain de Boissieu (2002-2006)
  • Mr Pierre Messmer (2006-2007)
  • Professor François Jacob (2007-2011)
  • Mr Fred Moore (2011-2012)

On 16 November 2012, the position of Chancellor of the Order of Liberation was replaced by that of “National Delegate”. The current National Delegate is General (reserve) Christian Baptiste. The honorary chancellor is Daniel Cordier.

The grand master and chancellors
General de Gaulle, founder of the Order of Liberation, was its only grand master. Following his death on 9 November 1970, the Council of the Order of Liberation decided there would be no successor. When it was first established, a chancellor was appointed to run the institution.
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Le grand maître et les chanceliers

Charles de Gaulle

Charles de Gaulle est né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique et patriote. A sa sortie de l'Ecole militaire de Saint-Cyr en 1912, il choisit l'infanterie qu'il juge "plus militaire". Pendant la Première Guerre Mondiale, blessé, il est fait prisonnier en 1916. Après plusieurs tentatives d'évasion, il est enfermé dans la forteresse d'Ingolstadt.

Dans l'entre-deux-guerres, il réfléchit à une réforme de l'armée. Dans son ouvrage, Vers l'Armée de métier, publié en 1934, il préconise l'usage d'un corps de blindés.

Londres, Carlton Gardens, 31 octobre 1941. Comité national français. Minute de silence à Carlton Gardens en hommage aux fusillés de Nantes. De gauche à droite : M. Dejean, André Diethelm, Emile Muselier, le général de Gaulle, René Cassin, René Pleven et Martial Valin.
©Musée de l’ordre de la Libération

Colonel en 1937, général à titre temporaire à la fin mai 1940, de Gaulle est appelé par Paul Reynaud, président du Conseil, comme sous-secrétaire d'Etat à la Défense nationale et à la Guerre, le 5 juin. Le 16 juin, de retour de mission en Angleterre, il apprend la demande d'armistice. Il repart aussitôt pour Londres afin de poursuivre la guerre, et lance un appel à la résistance, sur les ondes de la BBC, le 18 juin.

Grâce à sa détermination et à l'appui de Churchill, il organise des forces armées qui deviendront les Forces françaises libres, crée un Comité national français avec l'aide de René Cassin, qui deviendra le Comité français de la Libération nationale le 3 juin 1943 puis le Gouvernement provisoire de la République française un an plus tard. Pendant ces années de guerre, il rallie progressivement les territoires de l'Empire, réalise l'union avec la Résistance intérieure, avec Jean Moulin, et fait de la France l'un des Etats vainqueurs, aux côtés des Alliés, Grande-Bretagne, Etats-Unis et Union soviétique. Président du Gouvernement provisoire, de Gaulle, en désaccord avec l'Assemblée constituante sur la conception de l'Etat, démissionne le 20 janvier 1946.

Dans son discours de Bayeux,le 16 juin 1946, il expose un véritable projet constitutionnel avec un exécutif fort, germe de ce que sera la Constitution de la Ve République. Le 14 avril 1947, il lance un mouvement, le Rassemblement du Peuple français (RPF), qui, s'il remporte d'abord de grands succès aux élections municipales, ne rencontre pas l'impact espéré lors des législatives de 1951. Mais le RPF forme et mobilise des militants, crée un encadrement qui se révélera important en 1958.

L'impuissance de la IVe République face à la question algérienne conduit bon nombre de responsables politiques de tous bords à souhaiter le retour du Général. Après la crise du 13 mai 1958 à Alger, le Président de la République, René Coty, décide de faire appel "au plus illustre des Français". Charles de Gaulle devient alors, le 1er juin, le dernier président du Conseil de la IVe République. Il reçoit les pleins pouvoirs, et fait élaborer une Constitution qui sera adoptée par référendum le 28 septembre 1958, avec 79,2% de "oui". Les différents territoires de l'Empire l'approuvent également, sauf la Guinée qui devient ainsi le premier Etat d'Afrique à obtenir son indépendance. De Gaulle est élu par un collège électoral, le 21 décembre suivant, Président de la République française et de la Communauté africaine et malgache.

La tâche la plus urgente concerne l'Algérie. De Gaulle multiplie les voyages et s'achemine vers la solution de l'indépendance : après l'offre de "la paix des braves" en octobre 1958, il propose l'autodétermination aux Algériens l'année suivante. Le putsch des généraux le 22 avril 1961 échoue et n'empêche pas l'ouverture de négociations avec le FLN. Les accords d'Evian, signés le 22 mars 1962, acceptés par référendum en France et en Algérie, accordent l'indépendance à celle-ci.

L'année 1962 marque un véritable tournant. Libéré de la guerre d'Algérie, mais non de ses séquelles (rapatriement des Français, attentats de l'OAS), le chef de l'Etat s'attache à mener une politique d'indépendance nationale renforçant ainsi le rang de la France.

Poursuivant la politique nucléaire de la IVe République, la première bombe atomique française éclate à Reganne en février 1960. Refusant la tutelle des Etats-Unis, de Gaulle retire peu à peu la France du système intégré de l'OTAN (ce sera chose faite en 1966), tout en restant membre de l'Alliance atlantique. Cherchant à construire une Europe réellement européenne, il se rapproche de l'Allemagne fédérale en signant le Traité de l'Elysée (22 janvier 1963), et refuse l'entrée de la Grande-Bretagne, trop liée aux Etats-Unis, dans la Communauté économique européenne. Il renforce la CEE avec la politique agricole commune en 1963.

Mener "une politique des mains libres", c'est aussi renforcer la présence de la France dans le monde auprès des Etats nés de l'ancienne Communauté africaine et malgache, indépendants depuis 1960, mais aussi en Asie et en Amérique latine. En 1964, de Gaulle reconnaît la République populaire de Chine. Il effectue un long voyage en Amérique latine. Il prononce un discours à Phnom-Penh en 1966 dans lequel il stigmatise la politique américaine au Vietnam. En juillet 1967, le "Vive le Québec libre !" accentue l'opposition du Général à l'impérialisme américain, tout en défendant la présence historique de la France en Amérique du Nord. Mais aussi, de Gaulle se rapproche de l'Union soviétique et de ses Etats satellites, pour construire "l'Europe de l'Atlantique à l'Oural". La politique de "Détente, Entente et Coopération" est amorcée par un voyage en URSS en juin 1966. Au demeurant, le général de Gaulle n'a jamais failli à sa fidélité au bloc occidental et par exemple, lors de la crise de Cuba en 1962, il a été le premier à soutenir Kennedy contre Khrouchtchev.

Une France puissante ne se conçoit pas sans institutions stables. La Constitution de la Ve République voulue par le général de Gaulle en est l'outil principal, mais il faut que l'exécutif soit renforcé par le soutien populaire : le recours au référendum lors de choix importants : sur l'autodétermination des Algériens (8 janvier 1961), les accords d'Evian (8 avril 1962), la réforme constitutionnelle (28 octobre 1962), la régionalisation et la réforme du Sénat (27 avril 1969) ne suffit pas.

Après l'attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, le Général propose l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel, afin de lui assurer une légitimité nécessaire face aux députés. L'élection présidentielle est, depuis, un des éléments majeurs de la participation des citoyens à la vie politique. En 1965, l'élection au suffrage universel est mise en pratique pour la première fois. Après son premier mandat de sept ans, de Gaulle est élu au second tour face à François Mitterrand, avec 54,8% des voix.

Le Général souhaitait une réforme de la société allant dans le sens de plus de participation à la vie des entreprises notamment. Après la réforme financière de 1958, la France bénéficie de la croissance amorcée sous la IVe République. Mais elle "s'ennuie" et les événements de Mai 1968 en sont le révélateur. A la contestation des étudiants s'ajoute le mécontentement des ouvriers. Il dissout l'Assemblée nationale le 30 mai. C'est le 27 avril 1969 qu'un projet différent, portant sur la régionalisation et la réforme du Sénat, proposé aux Français, est rejeté par 52,4% des voix. A cette occasion, Charles de Gaulle avait engagé sa propre légitimité. Fidèle à sa promesse et respectueux du peuple souverain, de Gaulle démissionne le lendemain.

Les Compagnons de la Libération lors des obsèques du général de Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises le 12 novembre 1970.
©Musée de l’ordre de la Libération

Il se retire à Colombey-les-Deux-Eglises, s'abstient de toute prise de position publique, et poursuit l'écriture de ses mémoires. Les Mémoires de Guerre avaient commencé de paraître en 1954. Seul le premier volume des Mémoires d'espoir est achevé lors que Charles de Gaulle meurt, le 9 novembre 1970. Pendant qu'à Notre-Dame de Paris a lieu une cérémonie officielle avec les autorités de l'Etat et les personnalités étrangères, il est enterré au cimetière de Colombey en présence de sa famille, des Compagnons de la Libération et des habitants de son village.

Les chanceliers de l'Ordre de la Libération

Le chancelier est, après le général de Gaulle, le premier personnage de l'Ordre de la Libération. Garant du bon fonctionnement de l'institution et de la discipline de l'Ordre qu'il administre, il est le 16e personnage de l'Etat dans l'ordre protocolaire.

Il Participe à de nombreuses manifestations commémoratives (inaugurations) et scientifiques (colloques et congrès). Le chancelier de l'ordre de la Libération a pour rôle de présider les cérémonies de l'Appel du 18 juin 1940 au Mont Valérien à Suresnes.

Obligatoirement Compagnon de la Libération, il est choisi par le conseil de l'Ordre. Sa nomination est alors officialisée par décret.

Le chancelier, nommé pour un mandat de quatre années renouvelable (depuis le décret du 13 avril 1962), veille également sur le musée de l'Ordre de la Libération, ainsi que sur les services de la médaille de la Résistance.

De janvier 1941 à novembre 2012, huit chanceliers se sont succédé :

  • Amiral Georges Thierry d'Argenlieu (1941-1958)
  • Général François Ingold (1958-1962)
  • Monsieur Claude Hettier de Boislambert (1962-1978)
  • Le général d'armée (cr) Jean Simon, (1978-2002)
  • Le général d'armée (cr) Alain de Boissieu (2002-2006)
  • Monsieur Pierre Messmer (2006-2007)
  • Monsieur le professeur François Jacob (2007-2011)
  • Monsieur Fred Moore (2011-2012)

Depuis le 16 novembre 2012, la fonction de chancelier de l'Ordre de la Libération est remplacée par celle de délégué national. Le délégué national est le général (2S) Christian Baptiste. Le chancelier d'honneur est Daniel Cordier.

 

Le grand maître et les chanceliers
Le général de Gaulle, fondateur de l’Ordre de la Libération en a été le seul grand maître. Après sa mort le 9 novembre 1970, le conseil de l’Ordre de la Libération décide qu’il n’aurait pas de successeur. Dès sa création, un chancelier est nommé pour diriger l'institution.
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L'Ordre de la Libération et son évolution

Conseil de l’Ordre à Paris le 26 octobre 1944. De gauche à droite : Guy Baucheron de Boissoudy, François Ingold, René Pleven, l’amiral d’Argenlieu, Pierre Koenig, Geoffroy Chodron de Courcel, Claude Hettier de Boislambert et André Postel-Vinay
©Musée de l’ordre de la Libération

Sa création :

Le 29 janvier 1941, le général de Gaulle nomme par décret les premiers Compagnons qui deviennent, en même temps, les premiers membres du conseil de l'Ordre de la Libération sous l'autorité du premier chancelier, Georges Thierry d'Argenlieu. Les autres membres du Conseil sont alors le gouverneur Félix Eboué, le lieutenant Emmanuel d'Harcourt, Edmond Popieul, officier de marine marchande et Henry Bouquillard, adjudant dans les Forces aériennes françaises libres.

 

Son rôle à l'origine :

A l'origine, le rôle du Conseil consiste à étudier les nominations pour l'accession dans l'Ordre et à rendre un avis ensuite soumis à la signature du général de Gaulle. C'est de ce dernier que dépend exclusivement la nomination des Compagnons de la Libération.

Le Conseil doit, « si les opérations militaires le permettent », se réunir une fois par trimestre pour délibérer sur les propositions qui lui parviennent. Le Conseil n'est pas sédentaire ; ses membres sont dispersés au gré de leurs fonctions civiles ou militaires. Ainsi le gouverneur Eboué réside à Brazzaville et Thierry d'Argenlieu remplit plusieurs missions diplomatiques (au Canada notamment) quand d'Harcourt, Popieul et Bouquillard partent en mission respectivement en France, sur mer et dans les airs.

Le conseil peut également répondre à une convocation extraordinaire du chef des Français libres pour examiner les demandes urgentes de proposition.

Au cours de ces réunions les dossiers des militaires et des civils qui font l'objet d'une proposition sont étudiés. Généralement, un mémoire de proposition, qui parvient par la voie hiérarchique au conseil de l'Ordre, est établi par le chef de corps (pour les Français libres) ou par le chef de mouvement ou de réseau (pour les Résistants).

 

Son rôle après la guerre :

Après la forclusion de l'Ordre le 23 janvier 1946, le conseil de l'Ordre a eu pour mission de prolonger, maintenir la tradition et l'idéal voulus par le général de Gaulle ainsi que d'assurer la discipline de l'Ordre. Depuis sa création, où seuls cinq membres siégeaient, le conseil de l'Ordre s'est développé. Aucun texte ne fixe le nombre à atteindre mais les membres du Conseil - obligatoirement Compagnons de la Libération - sont nommés par décret.

L'Ordre de la Libération semblait donc destiné à s'éteindre naturellement, en même temps que les derniers Compagnons de la Libération. Mais, comme il s’agit du deuxième ordre national français qui incarne les valeurs de la Résistance et de la Libération, qui, de plus, assure plusieurs missions sur le plan de la mémoire (organisation des cérémonies du 18 juin au Mont-Valérien et du 9 novembre à Colombey-les-Deux-Eglises) et sur le plan social (secours aux enfants de Compagnons et de médaillés), il était alors apparu nécessaire d'en assurer l'avenir.

Voir la page des missions

 

Parmi les Compagnons de la Libération, seules les cinq communes françaises titulaires de la croix de la Libération (Nantes, Grenoble, Paris, Vassieux-en-Vercors et l'Ile de Sein) sont assurées de ne pas disparaître. Il semblait donc logique de se tourner vers elles afin d'assurer la pérennité de l'Ordre de la Libération.

Voir la page des Compagnons de la Libération

 

C'est pourquoi, le 26 mai 1999, la Loi n° 99-418 créait le Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » établissement public national à caractère administratif. (J.O. du 28 mai 1999). Elle a été adoptée, à l'unanimité, par l'Assemblée nationale et le Sénat.     Ce conseil se substitue au conseil de l'Ordre de la Libération qui, depuis la création de l'Ordre, assure le fonctionnement de l'institution aux côtés du Chancelier.

Le Conseil avait alors pour mission :

  • D’assurer les traditions de l'Ordre de la Libération.
  • D’en conserver la mémoire.
  • De gérer le musée de l'Ordre de la Libération.
  • d'organiser les cérémonies commémoratives de l'appel du 18 juin et de la mort du général de Gaulle.
  • De participer à l'aide morale et matérielle apportée aux compagnons de la Libération, aux médaillés de la Résistance et à leurs familles.  
  • D’assurer le service de la médaille de la Résistance française.

Il était composé des maires en exercice des cinq communes, des Compagnons de la Libération et d'un délégué national nommé, pour un mandat de quatre ans renouvelable, par décret du président de la République.

Conseil d’administration du 29 novembre 2018.
©Ordre de la Libération

Souhait des Compagnons et des autorités de notre pays, l’Ordre de la Libération doit perdurer en devenant une boussole de citoyenneté, notamment auprès des plus jeunes. Une nation se nourrissant de vies exemplaires, les parcours et engagements des Compagnons et médaillés de la Résistance française, doivent continuer à inspirer nos concitoyens afin de développer et fortifier le nécessaire esprit de Défense devant animer la nation.

Sous tutelle du ministère des Armées depuis avril 2017, l’Ordre de la Libération est un établissement public à caractère administratif dirigé par un délégué national, le général de division (2S) Christian Baptiste, nommé par décret du président de la République en date du 9 janvier 2017. Un chancelier d’honneur est également nommé par le Président. Depuis le 23 octobre 2017, c’est Daniel Cordier, Compagnon de la Libération, qui en assure le rôle.

La loi du 13 juillet 2018 relative à la programmation militaire projette l'Ordre dans le futur en lui donnant également une mission de développement de l’esprit de Défense à travers l’engagement des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française.

Dans ce cadre, une nouvelle composition du conseil d’administration a été actée. Une co-présidence du conseil d’administration est assurée par le délégué national, et de manière tournante, par l’un des cinq maires des communes « Compagnon de la Libération » pour l’année civile.

Le conseil d’administration est composé:

  • des personnes physiques titulaires de la croix de la Libération;
  • des maires des cinq communes « Compagnon de la Libération » ou leur représentant;
  • du Secrétaire général pour l’administration du ministère des Armées ou son représentant;
  • du Chef d’état-major de l’armée de Terre ou son représentant;
  • du Chef d’état-major de l’armée de l’Air ou son représentant;
  • du Chef d’état-major de la Marine ou son représentant;
  • du président du conseil scientifique du musée de l’Ordre de la Libération;
  • du président de l’association des familles de Compagnon de la Libération ou son représentant;
  • du président de l’association des amis du musée ou son représentant;
  • du président de l’association nationale des communes médaillées de la Résistance française ou son représentant.
L'Ordre de la Libération et son évolution
Depuis sa création le 16 novembre 1940, l’Ordre de la Libération a évolué. Aujourd’hui, il s'agit d'un établissement public national à caractère administratif, placé sous la tutelle du ministère des Armées. La loi de programmation militaire du 13 juillet 2018 élargit le conseil d’administration et confère une nouvelle mission à l’Ordre de la Libération : développer l’esprit de Défense à travers le parcours des Compagnons et des médaillés de la Résistance française.

Companion communes

The pact of friendship between Companion of the Liberation cities

The five communes have been tied by a pact of friendship since 3 December 1981, thanks to the initiative of General Jean Simon, Chancellor of the Order at the time. This pact is intended to ensure the continued existence of the Order and create special ties between their respective communities. 
In 2013, aware of their responsibility towards the values of Resistance held by the Order of Liberation, the five communes had their city councils adopt the text of an oath.

While the world was sinking into a profound tragedy, our five communes chose to resist.
Because they managed to push their bravery to the very limit of sacrifice; because – true to the motto of the Order – by serving their country, they brought victory; our five communes were elevated by General de Gaulle to the honour of Companion of the Liberation Communes.

As André Malraux used to say, it falls to the Companions to “represent all those who, when necessary, were no less brave than they”. The Companion communes also symbolise all the cities that opposed the occupying forces with relentless determination, just as the Companion of the Liberation military units represent all those that contributed to the liberation of France at their side.

We value this honour and accept its responsibilities.

It is incumbent upon us firstly to listen to the last Companions, who for so many years have kept the memory, traditions and values of the Order of Liberation alive.

Our communes have now become the stewards of these pre-eminent values.

It was for liberty that so many women and men were slain in acts of barbarism.

It was for equality that, on 15 March 1944, the Council of the Resistance drew-up a plan whose spirit of justice it is our responsibility to uphold.

During the long night of Occupation and on all the battlefields, it was fraternity that saved Companions, regardless of their political persuasions, religions, backgrounds or divisions.

For all these reasons, our communes hereby take the solemn oath to preserve the memory and legacy of those who fought to ensure the values of the Resistance – which are also those of the Republic – triumphed.

Companion communes
Five French communes are Companions of the Liberation. The Order of Liberation is “intended to reward civilian and military communities or individuals who distinguish themselves in efforts to liberate France and the French Empire”. General de Gaulle thus bestowed the Cross of Liberation on, as civilian communities:
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Les communes Compagnon de la Libération

Le pacte d'amitié entre les villes Compagnon de la Libération

Les 5 communes sont liées par un pacte d’amitié depuis le 3 décembre 1981, grâce à l’initiative du général Jean Simon, chancelier de l'Ordre à l’époque. Ce pacte est destiné à assurer la pérennité de l'Ordre et à susciter des liens particuliers entre leurs collectivités respectives. 
En 2013, les cinq communes, conscientes de leur responsabilité à l'égard des valeurs de la Résistance portées par l'Ordre de la Libération, ont fait adopter par leur conseil municipal le texte d’un serment.

Alors que le monde s’enfonçait dans une tragédie profonde, nos cinq communes ont fait le choix de la Résistance.
Parce qu’elles ont su porter leur courage jusqu’aux limites du sacrifice, parce que, fidèles à la devise de l’Ordre, elles ont « en servant la patrie », « apporté la victoire », nos cinq communes ont été élevées par le général de Gaulle à la dignité de Communes Compagnon de la Libération.

Comme le disait André Malraux, il appartient aux Compagnons de « représenter tous ceux qui, le cas échéant, n’avaient pas été moins courageux qu’eux ». Aussi les communes Compagnon symbolisent-elles toutes les villes qui ont su opposer à l’occupant une détermination sans faille, de même que les Unités Militaires Compagnon de la Libération représentent toutes celles qui ont participé avec elles à la libération de la France.

Nous mesurons cet honneur et en assumons les responsabilités.

Il nous appartient d’abord d’écouter les derniers Compagnons qui, pendant tant d’années, ont su faire vivre la mémoire, les traditions et les valeurs de l’Ordre de la Libération.

De ces valeurs éminentes, nos communes sont à présent devenues les garantes.

C’est pour la liberté que tant de femmes et d’hommes sont tombés sous les coups de la barbarie.

C’est pour l’égalité que, le 15 mars 1944, le Conseil de la Résistance a établi un programme dont il nous revient de défendre l’esprit de justice.

Dans la longue nuit de l’Occupation ou sur tous les champs de bataille, c’est la fraternité qui a sauvé les Compagnons au-delà des partis, des religions, des origines et des divisions.

Pour toutes ces raisons, nos communes font ici le serment solennel de conserver le souvenir et l’héritage de ceux qui se sont battus pour que triomphent les valeurs de la Résistance, qui sont aussi celles de la République.

Les communes Compagnon de la Libération
Cinq communes françaises sont Compagnon de la Libération.
L'Ordre de la Libération est « destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire ». Ainsi, le général de Gaulle attribue, au titre des collectivités civiles, la croix de la Libération à :
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