Lettre d'information | Novembre 2025
Chers amis de l’Ordre de la Libération,
Comme chaque année, le mois de novembre a été très dense, en particulier dans le domaine mémoriel.
Vous retrouverez dans cette lettre d’information un retour sur les principales cérémonies auxquelles l’Ordre de la Libération a participé : l’anniversaire de la remise de la croix de la Libération à Grenoble, l’hommage au général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises, le ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe pour l’anniversaire de la création de l’Ordre, ainsi qu’une cérémonie en hommage au Compagnon Raymond Tournier à Cognac en fin de mois.
Vous pourrez y découvrir également un focus sur nos collections, les activités du musée et de nos partenaires et enfin notre agenda des prochaines semaines.
Parallèlement, l’activité est restée soutenue avec en particulier la tenue du conseil d’administration le 25 novembre et du conseil scientifique le 6 novembre. Je salue également la clôture du colossal chantier de reconditionnement des 65 000 dossiers individuels des titulaires de la médaille de la Résistance française, engagé en 2021. Une étape importante pour la préservation de cette mémoire nationale, rendue possible par l’engagement de toute l’équipe de l'Ordre de la Libération. Merci à tous.
Je vous souhaite une bonne lecture.
Général d'armée (2S) Thierry Burkhard
L’exposition itinérante « Les Compagnons de la Libération par le Studio Harcourt » à Reims
Madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, le général d'armée (2S), Thierry Burkhard, délégué national de l'Ordre de la Libération, Jean-Marc Roze, président du conseil départemental, madame Anne de Laroullière (petite-fille du général de Gaulle) et des membres du conseil départemental jeune, à l'inauguration de l'exposition.
L’exposition itinérante « Les Compagnons de la Libération par le Studio Harcourt » poursuit son chemin. Ella a rejoint les archives départementales de la Marne, à Reims, où elle sera présentée du 4 novembre 2025 au 4 janvier 2026.
Le vernissage de l’exposition a eu lieu le 8 novembre dernier, en présence de madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, du général d'armée (2S) Thierry Burkhard, délégué national de l'Ordre de la Libération, de Jean-Marc Roze, président du conseil départemental, de madame Anne de Laroullière (petite-fille du général de Gaulle) ainsi que des élus locaux et de nombreux Rémois.
Cérémonies en hommage au général de Gaulle à Colombey-Les-Deux-Églises
À l'occasion du 55e anniversaire de la disparition du général de Gaulle, madame Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, a présidé les cérémonies à Colombey-les-Deux-Églises, en présence du général d’armée (2S) Thierry Burkhard, délégué national de l’Ordre de la Libération et de madame Régine Pam, préfète de la Haute-Marne.
Conférence « Les archives de l’Ordre de la Libération » par Roxane Ritter
Le 13 novembre dernier, Roxane Ritter responsable des archives et du centre de recherche a été invitée par la France généalogique CEGF à donner une conférence sur « les archives de l’Ordre de la Libération ».
Largement suivie, cette conférence a permis d’explorer les fonds de l’Ordre à travers ses archives institutionnelles, privées, thématiques et audiovisuelles.
Mis à la disposition des chercheurs et des étudiants, ces fonds uniques retracent l’histoire prestigieuse du deuxième ordre national français et des parcours individuels remarquables des Compagnons de la Libération et médaillés de la Résistance française.
Merci à la France généalogique CEGF et aux Archives de Paris d’avoir permis de mettre en valeur ces archives exceptionnelles.
Ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe pour le 85e anniversaire de la création de l'Ordre de la Libération
Il y a 85 ans, le 16 novembre 1940, le général de Gaulle créait l’Ordre de la Libération à Brazzaville. Le délégué national a rendu hommage aux Compagnons de la Libération qui se sont illustrés par leur courage et leur dévouement pour la liberté de la France, en ravivant la flamme sous l’Arc de Triomphe.
La cérémonie était présidée par la ministre déléguée, Alice Rufo, en présence du général de corps d’armée, Loïc Mizon, gouverneur militaire de Paris.
Le délégué national en déplacement à Cognac
Rencontre entre les aviateurs de la base aérienne de Cognac-Châteaubernard et le délégué national, le général d'armée (2S) Thierry Burkhard.
Le 26 novembre, le délégué national, accompagné de la secrétaire générale Aurélie Loison et du directeur scientifique Vladimir Trouplin, a participé à une cérémonie en hommage au Compagnon de la Libération Raymond Tournier, en présence de sa famille.
Dans un premier temps, une délégation de cadres et de jeunes officiers en formation de la base aérienne 709 Cognac-Châteaubernard ont pu échanger avec le délégué national. Issus de l’École de l’Air et de l’Espace, ils ont porté durant leur première année d’élèves-officiers la fourragère de l’Ordre de la Libération, en tant qu’héritiers de l’escadrille française de chasse n°1.
La cérémonie s’est tenue au cœur de la ville de Cognac, en présence de la sous-préfète, des maires de Cognac et de Châteaubernard et de nombreuses délégations et spectateurs. Le commandant de la base a ouvert la cérémonie avec un ordre du jour retraçant le parcours du colonel Tournier.
À cette occasion, le général Burkhard a remis la médaille de la Légion d’honneur et la médaille d’or de la Défense nationale à deux officiers de l’armée de l’Air et de l’Espace. Plusieurs adjudants de la base ont également reçu leur poignard de sous-officier au cours de la cérémonie.
La soirée s’est terminée par un cocktail réunissant l’ensemble des participants, où le délégué national a rappelé devant la famille et les aviateurs, le parcours et l’engagement du Compagnon Tournier. Un moment fort de transmission et de mémoire, célébrant l’héritage des Compagnons de la Libération et le sens du service.
Parce qu’un musée d’histoire contemporaine est constitué d’objets qui témoignent que « l’histoire a eu lieu » mais également d’archives et de photographies sans lesquelles la contextualisation est impossible, parce que le musée de l’Ordre détient aussi dans ces domaines des collections d’une grande richesse, il nous a semblé intéressant d’élargir désormais à ces trois domaines la rubrique de « L’objet du mois », en laissant à ceux qui en ont la charge directe le soin de les choisir et de les commenter.
Dans le but de valoriser ses collections et d’accroitre son rayonnement, le musée de l’Ordre de la Libération met progressivement en ligne ses collections sur le site internet de l’Ordre.
L'objet du mois par Lionel Dardenne, assistant de conservation
Brassard de la Légion des Mille de Joseph Boué
La commémoration de l’armistice du 11 novembre 1918 est l’occasion de présenter cet objet particulièrement rare. Joseph Boué (1898-1972), médaillé de la Résistance avec rosette, a été l’un des plus jeunes engagés volontaires de la Première Guerre mondiale, ce qui lui a permis d'appartenir à la Légion des Mille, soit la « Légion des milles plus jeunes combattants volontaires de la guerre 1914-1918 ». Créée par Robert Euzénat en 1935, la Légion des Mille aurait fêté cette année son 90e anniversaire. Cette association devait regrouper des hommes de toutes nationalités, de toutes opinions, de toutes religions, unis par le fait commun qu'ils s'engagèrent avant l'appel de leur classe. Elle a été dissoute en 2003. Sa devise était : « Le devoir et plus que le devoir ».
Don de Guy-Pierre Couleau
N° d’inventaire : 2025.18.1
L'archive du mois par Roxane Ritter, responsable des archives et du centre de recherche
Les archives de Jeanne Lord, données récemment au musée par sa petite-fille, par l’intermédiaire de l’historien Sébastien Albertelli, forment un ensemble tout à fait intéressant. Elles retracent en partie l’histoire du Corps des volontaires françaises (CVF) créé par la France libre en novembre 1940 pour permettre aux femmes de servir à titre militaire. On y trouve de nombreuses correspondances, des pièces de premier ordre comme les registres d’incorporation, les listes de mutations ou encore les tableaux d’avancement du CVF et des papiers personnels de Jeanne Lord. Née en 1902, Jeanne Solinhac devient britannique après son mariage avec Christopher Lord, un banquier, et se fait appeler Jane. Le couple fuit la Belgique au début de la guerre et Jane Lord s’engage dans la France libre à Londres en février 1941. C’est une des figures de femmes-officiers du CVF. Promue sous-lieutenant en juin 1942, elle sert ensuite comme officier des détails, c'est-à-dire responsable de l’administration de la caserne du CVF.
Né le 27 octobre 1900, le mari de Jeanne, Christopher Lord est recruté par le SOE en 1942 alors qu'il travaille pour la Guaranty Trust Company de New York. Officier talentueux, il est chargé d’organiser un réseau de courriers entre la Belgique, la France et la Grande-Bretagne. Envoyé en France le 15 avril 1943, Lord doit être appuyé par deux opérateurs radio, les capitaines Wilfred Waddington et Guy Vivian. Après les avoir retrouvés le 14 mai 1943 au Café de la Gare à Carmaux, Christopher Lord ne donnera plus signe de vie. Waddington et Vivian laisseront entendre que Christopher se serait enfermé à l’hôtel après leur rencontre et que, ne supportant pas la pression, il aurait volontairement disparu et se serait suicidé.
Après la guerre, sa veuve se mettra à sa recherche en publiant sa photographie dans un journal de Carmaux et demandant des informations sur sa disparition, sans obtenir de réponse. En mars 1946, Jeanne Lord est informée qu’un corps non identifié a été trouvé en 1943 dans un puits dans un petit village près de Carmaux et est actuellement enterré sur place. L’homme non identifié a été abattu de quatre balles avec un revolver Colt, jeté avec le corps dans le puits. A la demande de Jeanne, le corps est exhumé et identifié comme étant celui de son mari. Sur la base du témoignage circonstancié du maire local, la police et Jeanne aboutissent à la conclusion que Christopher Lord aurait été assassiné par ses deux opérateurs radio dans le but de voler l’argent confié par le SOE. Les archives de Jeanne Lord comportent toutes les pièces relatives à son enquête pour retrouver le corps de son mari et obtenir justice.
La photographie du mois par Béatrice Parrain, responsable des collections photographiques
Philippe et Elisabeth de Gaulle à Neuilly-sur-Seine en 1945.
Nous possédons très peu de photographies, dans nos collections, des enfants du général de Gaulle. En ce mois de novembre, alors que nous commémorons la mort du Général, il nous a semblé intéressant de présenter cette photographie donnée par Anne de Laroullière, petite-fille de Charles de Gaulle.
Elle a été prise dans l’appartement qu’occupe la famille de Gaulle à Neuilly-sur-Seine en 1945 alors que le général de Gaulle est président du Gouvernement provisoire. Cette photographie montre l’enseigne de vaisseau de 1ère classe Philippe de Gaulle (1921-2024) qui fut de tous les combats, dans les Forces navales françaises libres, pour la libération de la France jusqu’à la prise du Berghof à Berchtesgaden. Il poursuit une brillante carrière dans la Marine nationale jusqu’au grade d’amiral.
A ses côtés, sa sœur Elisabeth (1924-2013) qui épouse le 2 janvier 1946 Alain de Boissieu, Compagnon de la Libération et chancelier de l’Ordre de la Libération de 2002 à sa mort en 2006.
Ce cliché marque le retour de la famille de Gaulle en France après la guerre et l’exil.
Des classes de CM2 aux patients de l’AP-HP en passant par des joueurs d’escape game, 23 groupes ont ainsi été accueillis au musée ou en hors-les-murs par le service de médiation.
Lancement du partenariat avec Épinay-sur-Seine
La convention signée avec la ville d’Épinay-sur-Seine porte ses fruits : 7 écoles primaires de la ville sont engagées dans un projet autour de la mémoire des Compagnons de la Libération. Ainsi, ce sont plus de 150 élèves de CM2 qui ont découvert le musée ce mois-ci à l’aide d’un livret-jeu. Ces classes reviendront au musée en 2026 à l’occasion de plusieurs ateliers créatifs.
Une conseillère pédagogique rejoint l’équipe de médiation
Madame Artur, conseillère pédagogique accompagnée des deux médiatrices du musée, Emma Pollo et Alice Thelliez
Madame Danièle Artur, enseignante d’histoire au collège Saint Germain de Charonne (Paris 20e) a rejoint l’équipe de médiation en tant que conseillère pédagogique. Au rythme de 2 à 3 séances de travail par mois, elle apportera toute son expertise pour la réalisation de supports pédagogiques ainsi que pour conseiller et orienter les professeurs. Sa présence renforce nos liens avec l’Éducation nationale et notre mission de transmission de la mémoire des Compagnons à la jeunesse de France.
2ème séance avec la classe de Défense au Panthéon
La classe de Défense du collège Daniel Mayer en visite au Panthéon accompagnée par notre médiatrice culturelle, Emma Pollo
Après la signature de la convention le mois dernier et la découverte des Invalides, la classe Défense du collège Daniel Mayer poursuit son parcours mémoriel au Panthéon. Découvrant les figures de Jean Moulin, Pierre Brossolette ou encore Félix Éboué, les élèves ont travaillé par petits groupes sur l’engagement exceptionnel de ces Compagnons de la Libération.
Les collections voyagent
Objets prêtés par le musée pour l'exposition temporaire « Vivre la guerre en Hérault (1939-1945) » des archives départementales de l’Hérault à Montpellier.
Le musée a consenti le prêt de plusieurs objets et documents de ses collections pour des expositions temporaires au sein d’autres institutions.
Le 20 novembre, les Archives départementales de l’Hérault à Montpellier ont ouvert leur nouvelle exposition temporaire, « Vivre la guerre en Hérault (1939-1945) ». A cette occasion, le musée a prêté des objets réalisés par la France libre pendant la guerre comme la croix de la Libération de Roger Malfettes 1er modèle, une pochette d’allumettes et une bague à croix de Lorraine du comité France forever (créé à New-York en 1942) ou encore un foulard sur soie ayant appartenu à la mère de Pierre-Henri Clostermann. L’exposition est présentée jusqu’au 9 mai 2026.
Le 22 novembre s’est ouvert à l’Historial de Vendée, situé aux Lucs-sur-Boulogne, une exposition intitulée « 39/45, la vie des Vendéens sous l’Occupation ». À travers de nombreux objets et documents, l’exposition explore la vie quotidienne des habitants de la Vendée pendant la guerre. Nous avons prêté pour illustrer ce sujet deux Bulletins officiels de la France libre n°1 datés du 15 août 1940 et un poste émetteur-récepteur valise anglais utilisé par les agents des services secrets en missions clandestines en France. L’exposition est présentée jusqu’au 21 juin 2026.
Cérémonie du 81e anniversaire de la remise de la croix de la Libération à Grenoble
Cérémonie à Grenoble en présence d'Éric Piolle, maire de Grenoble, de Thomas Ottenheimer, maire de Vassieux-en-Vercors, Pauline Girardot, directrice de cabinet de la préfète de l’Isère et le général d'armée (2S) Thierry Bukhard, délégué national
Le 5 novembre, la ville de Grenoble a commémoré le 81ᵉ anniversaire de la remise de la Croix de la Libération par le général de Gaulle.
La cérémonie, présidée par la directrice de cabinet de la préfète, s’est déroulée en présence du maire, Éric Piolle, de Thomas Ottenheimer, maire de Vassieux-en-Vercors, ainsi que du général d’armée (2S) Thierry Burkhard, délégué national de l’Ordre de la Libération.
Officiels, militaires, anciens combattants dont Daniel Huillier, résistant et président de l’Association nationale des pionniers et combattants volontaires du maquis du Vercors, étaient également réunis pour célébrer cet événement historique.
80e anniversaire de la création de la médaille de la Résistance avec rosette
Diplôme de la médaille de la Résistance française avec rosette d’Albert Van Wolput
Instituée par une ordonnance du 9 février 1943, la médaille de la Résistance française devint rapidement une distinction majeure. Cependant, il apparut en 1944 qu’une récompense unique ne suffisait plus à reconnaître des mérites d’importance souvent inégale. En effet, maintenir la médaille de la Résistance à son niveau alors très élevé revenait à « laisser sans récompense les faits de résistance secondaires, mais qui n’en restaient pas moins très méritoires ».
Après plusieurs échanges entre la commission nationale de la médaille de la Résistance et le général de Gaulle, il fut décidé, en février 1945, de créer deux échelons au sein de la décoration plutôt qu’une nouvelle médaille : la médaille de la Résistance et celle avec rosette (ou de première classe). La rosette, moitié noire et moitié rouge, devait marquer la reconnaissance de « l’importance des services rendus et la gravité des risques courus ».
Le projet, approuvé par le conseil de l’Ordre de la Libération et validé par le comité juridique du gouvernement provisoire de la République française (GPRF), présidé par René Cassin, suscita des réserves du ministre de la Justice, réticent à introduire des grades dans une distinction non assimilée à un ordre. Le chancelier de l’Ordre de la Libération, l’amiral Georges Thierry d'Argenlieu, fit savoir au ministre que la création des deux grades avait été souhaitée par le général de Gaulle, et lui précisa que le rattachement de la médaille de la Résistance à l’Ordre de la Libération suffisait à lever ses objections.
L’ordonnance fut finalement promulguée le 2 novembre 1945. Depuis cette date, 4 571 médailles de la Résistance ont été décernées, dont 1 012 à titre posthume. Parmi elles, 349 rosettes ont été attribuées à des résistantes. Sur les 55 collectivités titulaires de la médaille de la Résistance française, 17 le sont avec rosette, dont quatre collectivités civiles : Radio-Brazzaville, Résistance-Fer, l’Université de Strasbourg et la communauté des sœurs de Niederbronn. Cette dernière fut la seule collectivité civile à recevoir initialement la médaille en septembre 1945, transformée en médaille avec rosette par décret du 24 avril 1946.
Ainsi, la création de la rosette permit de préserver la valeur symbolique et morale d’une médaille née en pleine clandestinité, tout en rendant plus justement hommage à la diversité des mérites de la Résistance française.
Conférence du président de la SAMOL à Colombey-les-Deux-Églises
Conférence de Philippe Radal, président de la SAMOL, au Mémorial de Colombey-les-Deux-Églises.
Le 9 novembre, dans le cadre des cérémonies commémorant le 55e anniversaire de la disparition du général de Gaulle, Philippe Radal a fait une conférence dans l’amphithéâtre du mémorial de Colombey-les-Deux Églises.
Un public nombreux et attentif a participé à cet exposé sur « De Gaulle écrivain, ouvrages méconnus ou peu connus. »
Visite du musée de l’Ordre de la Libération par la SAMOL
Visite du musée par Philippe Radal, président de la SAMOL,
À l’occasion des 85 ans de la création de l’Ordre de la Libération par le général de Gaulle le 16 novembre 1940, la société des amis du musée de l’Ordre de la Libération (SAMOL) a organisé une visite commentée du musée.
Après un accueil chaleureux du général Burkhard à la trentaine de membres de la SAMOL, auxquels s’étaient joints des membres de la société des amis du musée de la Légion d’honneur et des ordres de chevalerie (SAMLHOC), Philippe Radal, président de la SAMOL, a permis à chacun, dans un exposé de près de deux heures, de découvrir ou de redécouvrir ce musée consacré à l’histoire des Compagnons de la Libération et à la France combattante.
En fin d’après-midi, les membres étaient conviés à participer à la cérémonie du ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe.
LA MÉMOIRE DES 98 LEGIONNAIRES COMPAGNONS
Alain de Tedesco, délégué AFCL pour l’Aveyron et le Lot, avec le lieutenant-colonel Stéphane Fournier
Le 14 novembre, au nom de l’AFCL, Alain de Tedesco, délégué AFCL pour l’Aveyron et le Lot, a remis un chèque de 2.000 € au lieutenant-colonel Stéphane Fournier, commandant en second de la 13e demi-brigade de Légion étrangère pour la réalisation d’une crypte mémorielle en l’honneur des 98 légionnaires Compagnons de la Libération. Un accueil très chaleureux lui a été réservé. La crypte est en cours d’aménagement dans une ferme du XIVe siècle et devrait être inaugurée au printemps 2026.
Cérémonie devant la stèle de Châteauguay (Puy-de-Dôme)
Recueillement des participants devant la tombe du Compagnon Marcel Taillandier, dans le cimetière de Châteaugay
Les « Journées du Royal Saint-Mart » organisées par Monique Taillandier, déléguée AFCL pour le Puy-de-Dôme et déléguée régionale Auvergne-Centre de l’amicale des anciens des Services spéciaux de la Défense nationale, ont réuni, les 25 et 26 octobre à Chamalières, une centaine de personnes dans ce lieu emblématique de la Résistance des services de renseignement et de contre-espionnage durant la guerre.
La journée de dimanche a été plus particulièrement consacrée à la mémoire des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française du département. Les participants se sont recueillis devant la tombe de Marcel Taillandier, Compagnon de la Libération et créateur du réseau Morhange, dans le cimetière du village de Châteauguay. Une cérémonie émouvante, ponctuée de discours, dépôts de gerbes et chants, s'est ensuite tenue devant la stèle inaugurée le 15 octobre 2023, à la mémoire des 6 Compagnons de la Libération et des 727 médaillés de la Résistance française, natifs du Puy de Dôme».
Les sapeurs-pompiers de Belfort rejoignent l’AN2CMRF
Le 19 novembre, accueillie par le général d’armée (2s) Thierry Burkhard, délégué national, l’association nationale des communes et collectivités médaillées de la Résistance française (AN2CMRF) a tenu son conseil d’administration à l’Ordre de la Libération.
Parmi les nombreux dossiers traités, les membres de l’AN2CMRF ont approuvé, à l’unanimité, l’admission en leur sein des sapeurs-pompiers de Belfort, titulaires de la médaille de la Résistance française (décret du 3 janvier 1946).
« Cette arrivée au sein de l’AN2CMRF rappelle que la Résistance s’est exprimée dans tous les corps de la société dont celui des sapeurs-pompiers. Cette démarche est un signe fort qui vient renforcer nos actions mémorielles de transmission des valeurs de la France combattante auprès de la jeunesse de France » a tenu à préciser le président de l’AN2CMRF, Pierre Bibollet, maire de Thônes.
La Poste rend hommage aux hommes et femmes qui ont dit NON !
Bloc de 12 timbres - Figures de la résistance
Le 10 novembre, La Poste a émis un bloc commémoratif à l’effigie de celles et ceux qui ont refusé l’occupation au péril de leur vie. Cette création philatélique s’inscrit dans le cadre des commémorations du 80ᵉ anniversaire de la libération de la France, et célèbre l’héritage de celles et ceux qui avaient porté haut les valeurs de courage, de solidarité et d’engagement.
Remise du prix littéraire de la Résistance CAR - Souvenir Français - Ordre de la Libération 2025
Remise du prix littéraire de la Résistance à Uwe Wittstock par le contrôleur général des armées (2s) Serge Barcellini, président général du Souvenir Français et Vladimir Trouplin, directeur du musée de l'Ordre de la Libération
Depuis deux ans l’Ordre de la Libération s’est associé au Souvenir Français pour assurer la pérennité de ce prix crée en 1961 par le Comité d’action de la Résistance (CAR), avec pour objectif de récompenser un ouvrage pour ses qualités littéraires et historiques sur la Résistance, la France libre ou la Déportation. Le 25 novembre au Palais du Luxembourg, le Prix littéraire de la Résistance a été remis à Uwe Wittstock pour son ouvrage, Marseille 1940. Quand la littérature s’évade (Grasset 2025), en présence de plusieurs sénateurs et sénatrices et du contrôleur général des Armées, Olivier Maigne, conseiller spécial de la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants.
Pour la première fois, le jury a récompensé un auteur étranger, en l’occurrence le journaliste allemand Uwe Wittstock, qui s’est magnifiquement emparé de l’histoire du réseau de sauvetage de l’américain Varian Fry à Marseille dans un récit haletant ayant pour toile de fond la Provence et les Pyrénées français. Dans ce récit qui est avant tout une histoire internationale, le lecteur partage avec appréhension les aventures et mésaventures et leurs rebondissements de ces grands intellectuels européens antinazis et souvent juifs que Varian Fry et ses camarades s’efforcent par mille moyens et au prix de mille difficultés de mettre à l’abri de la vengeance et du racisme du 3e Reich. Extrêmement documenté et précis, l’ouvrage d’Uwe Wittstock captive autant qu’il enseigne.
Visite guidée en langue des signes française (LSF) "La Déportation de répression"
Visite en langue des signes française (LSF) par le guide Jean-François Kaczmarek
Le 14 décembre de 10h30 à 12h, le musée de l’Ordre de la Libération propose une visite en langue des signes française (LSF) de la galerie de la déportation de répression, menée par un conférencier sourd pratiquant la langue des signes française, Jean-François Kaczmarek.
Cette visite s'adresse aux personnes en situation de handicap auditif (à partir de 15 ans).
Plus d’informations et inscriptions en cliquant ici.
Visite théâtralisée le 18 janvier à 15h au musée de l’Ordre de la Libération, réservez vite votre place !
Laissez-vous guider par des comédiens de la compagnie Ankréation incarnant des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française, et découvrez les parcours de ces femmes et de ces hommes qui se sont battus pour la liberté.
80 ans après la Libération, vous serez plongés dans la clandestinité de la Résistance intérieure et le poids du système concentrationnaire, mais aussi dans l’aventure incroyable des combats en Afrique et de la libération de la France.
Plus d’informations et inscriptions en cliquant ici
Le 27 janvier, participez à l’escape game au sein du musée
Paris, Hôtel national des Invalides, avril 1942.
Vous êtes les membres d’un réseau de résistance qui a élu domicile au pied du dôme de l’Hôtel national des Invalides. Son nom : l’Armée des Ombres. Votre mission est de venir en aide à quatre résistants qui luttent en Europe et en Afrique. La réussite de leurs missions respectives est primordiale pour venir à bout de l’occupant et donner l’avantage aux forces alliées.
À l’heure qu’il est, la Gestapo est déjà à vos trousses. Vous avez une heure pour entrer en contact avec eux et les aider.
Bonne chance aux nouvelles recrues.
Plus d’informations et inscriptions en cliquant ici.
Première soirée culturelle de l’année, le 22 janvier 2026
À l’occasion de la première soirée culturelle de l’année, le musée propose une conférence dédiée au livre La vie quotidienne sous l’Occupation, présentée par son autrice, l’historienne Dominique Veillon.
Elle reviendra sur les réalités du quotidien entre 1940 et 1945 : les difficultés imposées par l’Occupation, le traumatisme de la défaite, mais aussi les premiers signes de Résistance et la ferveur de la Libération.
La conférence sera accompagnée de la présentation de quelques objets issus de nos réserves, illustrant concrètement la vie matérielle sous l’Occupation.
Plus d’informations et inscriptions en cliquant ici.

