Musée de l'ordre de la Libération

LETTRE D'INFORMATION | MARS 2024

Chers amis de l’Ordre de la Libération,

L'amiral Philippe de Gaulle, fils du Général, est mort à l'âge de 102 ans dans la nuit du 12 au 13 mars 2024 à l'Institution nationale des Invalides, où il était pensionnaire depuis deux ans.

Grand ami de l’Ordre, l’amiral de Gaulle a généreusement fait don ou déposé au musée de l’Ordre de la Libération de très importants souvenirs personnels de son père, fondateur de l’Ordre de la Libération.

Sous le coup de l’émotion de la disparition de l’amiral, de nombreuses voix ont demandé à ce qu’il fût fait Compagnon de la Libération. C’était bien évidemment impossible. On ne refait pas l’histoire et on ne revient pas sur une décision du général de Gaulle, unique grand maître de l’Ordre. Mais lors de l’hommage national, dans son discours, le président de la République, avec une très heureuse formule, a su unir Philippe de Gaulle à ses frères de combat, à ses compagnons d’arme :
« Oui, à jamais, ils seront 1038 Compagnons et un, comme il eut trois mousquetaires et un, avec pour distinction suprême et difficile ces paroles du général : « Tu ne voudrais pas que je te nomme dans un Ordre que j’ai moi-même créé. Tout le monde sait que tu as été le premier compagnon ». Car oui il fut le premier compagnon et le dernier, debout, même au seuil de la mort».

Notre lettre mensuelle vous relate, comme à l’accoutumée, les activités majeures de l’Ordre.

Bonne lecture.
La rédaction.

© Musée de l'Ordre de la Libération

Cérémonie d'hommage à l’amiral Philippe de Gaulle

© présidence de la République

Emmanuel Macron a présidé le mercredi 20 mars une cérémonie d’honneurs funèbres militaires pour l’amiral Philippe de Gaulle à l’Hôtel national des Invalides. Cet hommage national a été l’occasion d’honorer un parcours militaire et politique exemplaire.

Pour lire le discours et visualiser les images de la cérémonie, voir le site de la présidence de la République 

Vernissage de l’exposition consacrée aux Compagnons de la Libération au Studio Harcourt

Francis Dagnan, président du studio Harcourt, Anne de Laroullière, petite-fille du général de Gaulle, et le général de division (2s) Christian Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération.
© Didier Rousseau

Sous le haut patronage du président de la République, et en partenariat avec l’Ordre de la Libération, la médiathèque du Patrimoine et de la Photographie (MPP) et l’association des familles de Compagnons de la Libération (AFCL), le studio Harcourt expose, jusqu’en juin 2024, 109 portraits de Compagnons de la Libération réalisés par ses équipes avant et après la Seconde Guerre mondiale.

Le vernissage de cette exposition a eu lieu le 4 mars en présence notamment de Francis Dagnan, président du studio Harcourt, du délégué national de l’Ordre de la Libération et d’Anne de Laroullière, petite-fille du général de Gaulle.



Voir également la rubrique AFCL.

Remise d’archives de Jacques Lecompte-Boinet

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 5 mars, ont été remises officiellement au musée plusieurs pièces d’archives et une vingtaine de photographies ayant appartenu à Jacques Lecompte-Boinet, Compagnon de la Libération, fondateur et dirigeant du mouvement de résistance de zone nord Ceux de la Résistance. Une quinzaine de membres de sa famille, parmi lesquels ses deux filles, se sont réunis à cette occasion dans un moment émouvant et convivial qui s’est poursuivi par une visite du musée menée par le conservateur.

Allocution du délégué national
© Musée de l'Ordre de la Libération
Visite du musée par Vladimir Trouplin, conservateur
© Musée de l'Ordre de la Libération

Entretien du délégué national avec Loÿs de Colbert

Le délégué national et monsieur Loÿs de Colbert, administrateur de la fondation Colbert et président de la société des Cincinnati de France.
© Ordre de la Libération

Le 6 mars, le délégué national a reçu monsieur Loÿs de Colbert, administrateur de la fondation Colbert et président de la société des Cincinnati de France.

Cette rencontre avait un double but :

D’une part, évoquer les modalités de concours de l’Ordre de la Libération à l’une des missions de la fondation Colbert qui est de développer une action éducative en direction de la formation professionnelle.

D’autre part, sachant que quatre Compagnons de la Libération sont américains, étudier les partenariats possibles dans le cadre de la mission des Cincinnati de France. En effet, le but de la société est de perpétuer le souvenir des circonstances qui ont abouti à l'indépendance des Etats-Unis et de la fraternité d'armes qui unit officiers américains et français au cours des combats qu'ils menèrent ensemble, ainsi que de maintenir les liens privilégiés établis entre les Etats-Unis et la France à l'occasion de la guerre d'Indépendance et prolongés durant les deux guerres mondiales.

Entretien du délégué national avec le directeur de l'Ecole de Guerre

Le général de division Philippe Pottier et le délégué national de l'Ordre de la Libération
© Ordre de la Libération

Le 8 mars, le délégué national de l’Ordre de la Libération s’est entretenu avec le général de division Philippe Pottier, directeur de l’Ecole de Guerre, pour renforcer les liens entre les deux institutions.

Conférence du général de division (2s) Christian Baptiste à Lille

Philippe Radal, président de la SAMOL, et le délégué national
© SAMOL

Le 22 mars, le général Baptiste a conclu la journée organisée par la SAMOL à la maison natale du général de Gaulle, à Lille, par une évocation de l’actualité de l’Ordre de la Libération et a tracé les grandes lignes de son devenir, en rappelant que l’exemple des Compagnons, personnes physiques ou collectifs, demeure une référence très contemporaine dans une France confrontée à moult problèmes et incertitudes.

Voir également la rubrique SAMOL.

Exposition "Résistantes ! France 1940-1944" du 13 juin au 13 octobre 2024

Il y a 80 ans, les Françaises obtenaient l’égalité des droits civiques et devenaient donc “électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes”. Dès 1942, le général de Gaulle en avait fait l’annonce et cette mesure, qui fut débattue et adoptée (sans unanimité) par l’Assemblée consultative d’Alger puis entérinée par l’ordonnance du 21 avril 1944, était considérée alors comme la résultante de l’engagement résistant d’une partie des Françaises.

C’est la raison pour laquelle le musée de l’Ordre de la Libération a souhaité cette année proposer au public l’exposition Résistantes ! France 1940-1944, du 13 juin au 13 octobre. À travers des exemples incarnés et une large sélection d’objets, elle permettra d’interroger les formes de l’engagement des femmes dans la Résistance en France, mais aussi à Londres.

© Musée de l'Ordre de la Libération

Les collections du musée en ligne

Page d’accueil du portail des collections sur le site internet du musée
© Musée de l'Ordre de la Libération

Dans le but de valoriser ses collections et d’accroitre son rayonnement, le musée de l’Ordre de la Libération vient de mettre en ligne une première partie de ses collections, sur le site internet de l’Ordre. Sur ce « portail », les objets, archives et photographies historiques du musée seront progressivement présentés à travers des fiches explicatives contenant les informations principales des œuvres, assorties d’un commentaire historique et de visuels en haute définition.

Le portail permet d’effectuer des recherches précises par lieu, date, personne ou typologie d’objet et d’archive. Il sera régulièrement alimenté avec de nouvelles fiches…

Découvrez-le dans la partie « découvrir le musée » à la rubrique « les collections en ligne » : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection-en-ligne

Portail des collections
© Musée de l'Ordre de la Libération
Portail des collections
© Musée de l'Ordre de la Libération
Exemple d'une fiche de photographie historique
© Musée de l'Ordre de la Libération
Fiche explicative d'une boite d'allumettes
© Musée de l'Ordre de la Libération
Fiche explicative d'un tambour
© Musée de l'Ordre de la Libération
Fiche d'une photographie historique avec son commentaire
© Musée de l'Ordre de la Libération

Visites du mois de mars 2024

En ce mois de mars, le service des publics a reçu une quarantaine de groupes découvrant pour les uns les collections permanentes, et pour d’autres, des ateliers comme « Résistance et récits radiophoniques » ou « Intox/désintox ».

Ce mois-ci, nous vous proposons un point particulier sur la visite théâtralisée présentée pour une classe de première du lycée professionnel Jean-Baptiste Clément de Gagny (93) et une classe de troisième du collège Albert Schweitzer de Créteil (94).

Visite théâtralisée au musée de l'Ordre de la Libération
© Musée de l'Ordre de la Libération

Pour la deuxième année consécutive, le musée propose aux collégiens et lycéens de découvrir le musée grâce à des visites théâtralisées. Guidés par des comédiens incarnant des Compagnons de la Libération et des médaillés de la Résistance française, les élèves sont sensibilisés aux parcours de ces femmes et de ces hommes à travers la France libre, la Résistance intérieure et la Déportation de répression. Après cette visite, un échange avec les médiatrices et les comédiens permet aux élèves de consolider leur apprentissage et leur découverte des Compagnons.

Les élèves de 1ère ont été ravis de découvrir le parcours d’engagement des différents Compagnons évoqués par les comédiens : « Je vous remercie pour cette visite, j’ai compris des choses que je n’avais pas saisies en cours » nous a dit l’un d’eux. Le professeur de la classe de 3ème, qui avait déjà suivi une visite guidée, a souligné que c’était une manière plus sensible et émotionnelle de faire découvrir le musée à des jeunes.

Atelier hors les murs au collège Daniel Mayer (Paris 18e)

Le 21 mars, Emma Pollo, médiatrice culturelle, s’est rendue au collège Daniel Mayer dans le 18e arrondissement de Paris pour animer l’atelier audiovisuel « Transmettre : témoignages de Compagnons ». Durant 1h30, les élèves de 3e ont découvert les Compagnons de la Libération et les motifs de leur engagement dans la Résistance en 1940 à partir du film « La France au-dessus de Tout ». Cette ressource leur a permis d’appréhender leurs parcours et de se questionner sur ce que représente aujourd’hui l’engagement des Compagnons.

Projet avec les étudiants américains

Emma Pollo, médiatrice du musée, guidant les étudiants américains
© Musée de l'Ordre de la Libération

Afin de favoriser l’accessibilité du musée aux étrangers, le service des publics travaille sur un projet de traduction des textes des vitrines en langue anglaise. Des étudiants américains de la structure API (Academic Programs International) ont été mobilisés en tant que consultants afin de vérifier que nos traductions sont adaptées à des publics étrangers qui connaissent peu l’histoire de la Résistance française.

Retour sur la soirée culturelle : « Ecrits du général Leclerc »

Christine Levisse-Touzé, Julien Toureille et Vladimir Trouplin
© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 7 mars 2024, dans le cadre des soirées culturelles du musée et devant une salle comble, les historiens Christine Levisse-Touzé, présidente du conseil scientifique du musée de l'Ordre de la Libération, et Julien Toureille ont donné une conférence sur les écrits de combat du général Leclerc dont ils viennent d’assurer l’édition critique chez Sorbonne Université Presses. 

Vous pouvez retrouver cette conférence sur notre chaine YouTube.

Parce qu’un musée d’histoire contemporaine est constitué d’objets qui témoignent que « l’histoire a eu lieu » mais également d’archives et de photographies sans lesquelles la contextualisation est impossible, parce que le musée de l’Ordre détient aussi dans ces domaines des collections d’une grande richesse, il nous a semblé intéressant d’élargir désormais à ces trois domaines la rubrique de « L’objet du mois », en laissant à ceux qui en ont la charge directe le soin de les choisir et de les commenter.

L'objet du mois par Lionel Dardenne, assistant de conservation

Croix de la Libération de Pierre Brossolette
© Musée de l'Ordre de la Libération

Il y a 80 ans, le 22 mars 1944, Pierre Brossolette trouvait la mort pour échapper à ses tortionnaires. Au retour de sa troisième mission clandestine en France en février 1944, il est arrêté sur les côtes bretonnes et livré à la Gestapo. Ses geôliers l’interrogent et le torturent en vain mais il finit par être identifié. Il choisit alors de se supprimer pour garder le silence. Les mains attachées dans le dos, il se jette par la fenêtre du cinquième étage du siège de la Gestapo à Paris et succombe à ses blessures sans avoir parlé.

Compagnon de la Libération par décret du 17 octobre 1942, il avait reçu la croix de la Libération le 27 mai 1943 en Angleterre des mains du général de Gaulle.

Don de Gilberte Brossolette

Musée de l’Ordre de la Libération

N° d’inventaire : N2613

L'archive du mois par Roxane Ritter, responsable des archives et de la bibliothèque

Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.

Le 27 mai 1943 se tient, au 48 rue du Four à Paris, la première réunion clandestine du Conseil national de la Résistance (CNR). Sous la présidence de Jean Moulin, représentant du général de Gaulle, sont ainsi réunis les représentants des huit principaux mouvements de résistance français, les deux grands syndicats d'avant-guerre ainsi que les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République.

La création du CNR permet d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même organisme mais également de reconnaitre unanimement, et au nom de la France résistante, Charles de Gaulle comme mandataire des intérêts de la nation.

Le 15 mars 1944, les membres du Conseil national de la Résistance signent à l’unanimité le Programme d’action de la Résistance, dit « programme du CNR ». Ce texte énonce les actions à mener en vue de la Libération, mais aussi les réformes politiques, économiques et sociales à mettre en place après-guerre pour reconstruire le pays. Seront ainsi proposés : le rétablissement de la démocratie, du suffrage universel et de la liberté de la presse, un programme de nationalisations, des réajustements des salaires, un plan complet de sécurité sociale…

Ce programme sera publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux », puis en 1945 sous la forme d’une brochure intitulée « Programme du Conseil national de la Résistance ».

Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.
Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.
Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.
Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.
Programme du CNR publié clandestinement en 1944 sous la forme d’une brochure intitulée « Les Jours Heureux »
© Musée de l'Ordre de la Libération. Don de Geoffroy d’Astier de la Vigerie.
Programme du CNR publié en 1945 sous la forme d’une brochure intitulée « Programme du Conseil national de la Résistance ».
© Musée de l'Ordre de la Libération

La photo du mois par Béatrice Parrain, responsable des collections photographiques

Louise-Marie Lemanissier (1908-2007).
© Musée de l'Ordre de la Libération

En 2007, Denis Lemanissier a donné au musée un fonds d’archives, d’ouvrages et de souvenirs personnels ayant appartenu à André-François et Louise-Marie Lemanissier. Dans ce fonds, figure ce portrait dynamique réalisé pendant la Seconde Guerre mondiale. Louise-Marie Lemanissier porte la tenue militaire qui sera présentée dans l’exposition Résistantes ! France 1940-1944 au musée de l’Ordre de la Libération du 13 juin au 13 octobre 2024.

Parisienne issue d’un milieu bourgeois, Louise-Marie Jamet entreprend des études de médecine et se spécialise en biologie. En 1934, elle épouse André-François Lemanissier, également étudiant en médecine. Ayant pris connaissance de l’appel du 18 juin 1940, le couple embarque immédiatement depuis la Bretagne pour l’Angleterre. Tous deux s’engagent dans les Forces françaises libres (FFL) sous le nom d’Asquins. Louise-Marie est l’une des deux premières femmes engagées dans les FFL à titre militaire. En juin-juillet 1941, avec son époux, elle coordonne l’échelon médical de la campagne de Syrie en lien avec l’Ambulance Hadfield-Spears puis, comme médecin anesthésiste, prend part à la campagne de Libye au plus près du front à Bir-Hakeim. Elle termine la guerre en Syrie avec le grade de lieutenant.

Louise-Marie et André François Lemanissier
© Musée de l'Ordre de la Libération
André-François et Louise-Marie Lemanissier
© Musée de l'Ordre de la Libération
Louise-Marie Lemanissier à l’intérieur d’un camion transformé en salle d’opérations.
© Musée de l'Ordre de la Libération

80 ans de la Libération : Grenoble rend hommage aux Tirailleurs sénégalais.

Eric Piolle, maire de Grenoble
© Ville de Grenoble - Jean Sébastien Faure

Le 14 mars 2024 restera gravé dans nos mémoires. Dans le cadre de cette année de commémorations, nous avons eu l'honneur d'accueillir une conférence inspirante sur l'Histoire et les mémoires des Tirailleurs sénégalais.

Cette initiative s'inscrit dans notre volonté de mettre en valeur les résistances occultées ou oubliées et de célébrer la diversité et le courage des hommes et femmes qui ont contribué à la résistance et à la libération de Grenoble.

Nous tenons à remercier chaleureusement tous les intervenants pour leurs contributions précieuses, notamment Anthony Guyon, Julien Fargettas, Florent Mezin et Moctar Dia, ainsi que Jean-Olivier Hauboldt.

Un grand merci également à nos partenaires : l'association régionale Dauphiné-Savoie des auditeurs de l'IHEDN, l'académie de Grenoble, l'OnaCVG, la Délégation militaire départementale de l’Isère, et l'association des Sénégalais de l’Isère pour leur soutien indéfectible.

Nous n'oublions pas les nombreux jeunes participants venus des différents lycées, qui se sont enrichis de ces moments d'échange et de partage. La transmission à la jeunesse est au cœur de notre projet pour ces 80 ans.

La captation vidéo de cette conférence est disponible pour tous ceux qui n'ont pas pu y assister : https://www.youtube.com/watch?v=vPLI85MIlu8

Ensemble, continuons de célébrer et d'honorer notre passé, pour un avenir empreint de respect, de diversité et de paix.

 

Eric Piolle, maire de Grenoble

Remise du diplôme de la médaille de la Résistance française de sœur Marie-Gilberte à la congrégation des sœurs du Très Saint-Sauveur, communauté elle-même médaillée de la Résistance avec rosette en tant que collectivité civile.

Sœur Christiane Gitter, secrétaire générale de la congrégation, sœur Monika Heuser, supérieure générale de la congrégation des sœurs du Très Saint-Sauveur, et Alexandre Brémaud, délégué général de l’association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française
© Bertrand Merle / AERIA

Le 26 février 2024, au couvent d'Oberbronn, Alexandre Bremaud délégué général de l’association nationale des descendants des médaillés de la Résistance française (ANDMRF) a remis à la demande de Fabrice Bourrée, secrétaire de la commission nationale de la médaille de la Résistance française, à sœur Monika Heuser, supérieure générale de la congrégation des sœurs du Très Saint-Sauveur, le diplôme attestant la décoration de sœur Marie-Gilberte (1902-1975), née Anna Klein.

Son action s'est déroulée à Mulhouse où, contactée par la 7e colonne d’Alsace dès 1940, elle participe à des filières d'évasion et cache dans son service de la clinique de la rue du Bourg de Mulhouse, où elle était infirmière, de nombreux Alsaciens traqués par la Gestapo. Au moment de l’incorporation de force des Alsaciens dans l’armée allemande, elle vient en aide à ces jeunes et leur évite à un certain nombre d’entre eux d’être intégrés dans la Wehrmacht. En novembre 1944, elle sauve Paul Winter, chef départemental des FFIA du Haut-Rhin, des mains des autorités allemandes en lui administrant des piqûres pour le rendre intransportable.

Le décret d'attribution de la médaille de la Résistance est daté du 31 mars 1947. Charles Bene avait évoqué l'affaire dans son ouvrage L'Alsace dans les griffes nazies, paru en 1971, mais sans citer cette distinction prestigieuse qui ne figure pas non plus dans les archives de la congrégation. Les recherches effectuées par Bertrand Merle, en lien avec le service de la médaille de la Résistance à l’Ordre de la Libération, a permis de retrouver le dossier de proposition signé par Paul Dungler, chef de la 7e colonne d’Alsace devenue réseau Martial.

La commission nationale de la médaille de la Résistance a ensuite souhaité éditer exceptionnellement ce diplôme au nom d'Anna Klein, sœur Marie Gilberte en religion, puis l’a confié à Alexandre Brémaud afin qu’il soit remis en mains propres à la congrégation.

Rappelons aussi que la congrégation des sœurs du Très Saint-Sauveur a été décorée de la médaille de la Résistance avec rosette en tant que collectivité civile.

Décès de l’amiral Philippe de Gaulle

Lettre de l'amiral Philippe de Gaulle au général Baptiste, 2 mai 2019
© Musée de l'Ordre de la Libération

Les adhérents de la SAMOL ont appris avec tristesse la disparition de l’amiral Philippe de Gaulle, le 13 mars 2024.

Sa qualité de membre d’honneur de l’association avait encore été évoquée le 12 mars au soir lors de l’assemblée générale de la SAMOL.

L’amiral suivait avec un intérêt tout particulier les activités de cette dernière et manifestait fréquemment, par des courriers très explicites, ses compliments et encouragements.

La lettre qu’il avait adressée au général Baptiste, délégué national de l’Ordre de la Libération à l’occasion de la publication de l’ouvrage Une certaine idée de la France…et du monde-Charles de Gaulle à travers ses décorations en est l’illustration.

Cette publication, œuvre conjointe des musées de la Légion d’honneur et de l’Ordre de la Libération, ainsi que leurs deux sociétés des amis, présentait l’intégralité des décorations reçues par le général de Gaulle au cours de sa longue carrière, décorations déposées au musée de l’Ordre de la libération.

Les termes utilisés par l’amiral pour exprimer ses sentiments demeurent pour les initiateurs de cet ouvrage le plus bel hommage et un motif de profonde satisfaction.

La SAMOL présente à la famille de l’amiral ses condoléances les plus attristées.

Déplacement de la SAMOL à Lille dans la maison natale de Charles de Gaulle

© SAMOL

Le 22 mars, à l’initiative de la SAMOL, une vingtaine de personnes ont participé à un événement organisé à Lille dans la maison natale de Charles de Gaulle.

En présence du général Christian Baptiste, une visite passionnante des lieux, entièrement et parfaitement restaurés, a permis aux participants sous la conduite de madame Marie Lefebvre, directrice du site, de découvrir l’environnement familial du chef de la France libre et qui au fond dessina sa personnalité.

Une exposition temporaire, « Officiers sous toutes les coutures ! De Gaulle parmi les autres » a parfaitement complété cette découverte d’un parcours totalement dévoué à la patrie.

La diversité et la qualité des objets et souvenirs présentés est à souligner, tout comme l’intérêt du catalogue remis aux visiteurs.

Le général Baptiste a conclu cette journée par une brillante et passionnante évocation de l’actualité de l’Ordre de la Libération et a tracé les grandes lignes de son devenir, en rappelant que l’exemple des Compagnons, personnes physiques ou collectifs, demeure une référence très contemporaine dans une France confrontée à moult problèmes et incertitudes.

Découverte de l'exposition consacrée aux Compagnons de la Libération au studio Harcourt

Madame Catherine Renard, directrice générale déléguée du Studio Harcourt, accueille les membres de l’AFCL.
© Studio Harcourt

Le 3 mars, l’AFCL était invitée à découvrir l’exposition Harcourt consacrée aux Compagnons de la Libération. Une centaine d’adhérents et leurs familles, sur plusieurs générations, sont venus admirer ces magnifiques clichés pleins d’émotion dont certains ont été prêtés par les descendants de Compagnons.

A ce jour 109 portraits sont exposés !

L’exposition est ouverte à tous jusqu’en juin 2024.

De janvier à juin 2025, elle sera exposée au musée de l’Ordre de la Libération, partenaire de cette exposition. Elle sera ensuite itinérante pendant 2 ans.

Nous tenons à remercier vivement le Studio Harcourt du magnifique travail accompli et du chaleureux accueil réservé aux membres de l’AFCL.

Exposition Harcourt consacrée aux Compagnons de la Libération
© Studio Harcourt
Exposition Harcourt consacrée aux Compagnons de la Libération
© Studio Harcourt
Exposition Harcourt consacrée aux Compagnons de la Libération
© Studio Harcourt

Remise des fanions des préparations militaires marine

Fanion de la PMM Compagnons de la Libération de Suresnes
© AFCL

Le 23 mars, au mémorial de la France combattante au Mont-Valérien, six préparations militaires marine se sont vues remettre leur fanion. Au cours de cette cérémonie, l’amiral Xavier Baudouard, inspecteur général des armées-Marine, a notamment remis au capitaine de corvette Antoine Maspétiol, arrière-petit-fils du Compagnon Henri d’Astier de la Vigerie, le fanion de la PMM « Compagnons de la Libération » de Suresnes.

Le capitaine de corvette Antoine Maspétiol reçoit le fanion de la PMM Compagnons de la Libération de Suresnes des mains de l’Amiral Baudouard
© AFCL
Jean-Paul Neuville, président de l’AFCL, entouré d’élus locaux
© AFCL
Le PMM Day a réuni 6 préparations militaires marine
© AFCL

Signature d’un partenariat avec la municipalité de Neuilly-sur-Marne

Le délégué national et Zartoshte Bakhtiari, maire de Neuilly-sur-Marne
© Musée de l'Ordre de la Libération

A l’occasion du 80e anniversaire de la Libération de la ville mais aussi et surtout de la France, Neuilly-sur-Marne souhaite développer un programme inédit dédié aux jeunes Nocéens. Dix bustes de dix Compagnons de la Libération seront érigés et déployés dans les dix écoles élémentaires de la Ville.

L’objectif de ce déploiement dans les écoles est double. D’abord occuper l’espace public avec des œuvres représentant la mémoire des héros d’hier pour inspirer ceux de demain. En outre, avec le concours de l’Ordre de la Libération, la ville souhaite développer une démarche d’instruction publique via des interventions dans les écoles. L’exemple des Compagnons de France métropolitaine, d’Outre-Mer, de l’Empire ou de l’étranger, est aussi un moyen de montrer à tous les écoliers que la France sait reconnaître l’engagement et le dévouement de tous.

En signant une convention de partenariat, Neuilly-sur-Marne rejoint la cinquantaine de communes à entretenir un lien privilégié avec l’Ordre de la Libération.

Suivez la visite théâtralisée, programmée une fois par mois dans le musée

© Musée de l'Ordre de la Libération

Incarnant tour à tour différentes figures de la Résistance intérieure et de la France libre, les comédiens mènent le public à travers le musée pendant plus d’une heure. Depuis plusieurs années, la compagnie incarne des figures de la Seconde Guerre mondiale. Cette troisième saison, créée l’année dernière, sera proposée une fois par mois durant l’année 2024.

Pour la découvrir, inscrivez-vous ici : https://ordredelaliberation.placeminute.com/?_locale=fr

Toutes les séances sont complètes jusqu'à la fin de l'année. Si des défections interviennent, des places se libéreront.

L’escape game « L’armée des ombres »

© Tape prod

Ce jeu immersif dont l’objectif est de venir en aide à quatre résistants répartis aux quatre coins de l’Europe et de l’Afrique est proposé une fois par mois, en soirée, au public individuel.

Ne manquez pas les prochaines dates :  le 11 avril, le 21 mai et le 25 juin à 18h45.

Si vous souhaitez plus d’informations ou vous inscrire, cliquez-ici

Soirée culturelle du 4 avril : "L’image du résistant dans la bande dessinée de l’Occupation à nos jours"

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 4 avril 2024, Xavier Aumage, archiviste du musée de la Résistance nationale, historien de la mémoire visuelle de la Résistance et Stéphane Levallois, plasticien, auteur de la bande dessinée La résistance du sanglier donneront une conférence sur l’image du résistant dans la bande dessinée de l’Occupation à nos jours.  La conférence sera suivie d’une séance de dédicace.

Si vous souhaitez assister à la conférence en présentiel, l'inscription est obligatoire !

POUR VOUS INSCRIRE CLIQUEZ-ICI 

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance :

- Sur Youtube en live : en vous rendant sur la chaine Youtube de l’Ordre pour suivre la conférence en direct : https://www.youtube.com/@ordredelaliberation8775

(Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte sur Youtube pour suivre la conférence)

Soirée culturelle du 16 mai : "Les Français du D-Day"

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 16 mai 2024, dans le cadre des soirées culturelles du musée et à l’occasion du 80e anniversaire des débarquements et de la Libération, Benjamin Massieu, historien français spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, présentera ses travaux consacrés aux Français ayant pris part au débarquement en Normandie. On l’oublie très souvent, mais les 177 fusiliers marins du commando Kieffer ne sont pas les seuls Français à avoir participé à cet événement historique. Selon les recherches effectuées par Benjamin Massieu, il y eut également 38 parachutistes, 2600 marins et 227 aviateurs.



Benjamin Massieu est notamment l’auteur d’une biographie de Philippe Kieffer (Philippe Kieffer, chef des commandos de la France libre, 2014) récompensée par la médaille de l’Académie de marine, le prix « Beau livre » de Marine & Océans et la mention du jury du prix littéraire de la Résistance.



Si vous souhaitez assister à la conférence en présentiel, l'inscription est obligatoire !

POUR VOUS INSCRIRE CLIQUEZ-ICI 

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance :

- Sur Youtube en live : en vous rendant sur la chaine Youtube de l’Ordre pour suivre la conférence en direct : https://www.youtube.com/@ordredelaliberation8775

(Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte sur Youtube pour suivre la conférence)

Soirée culturelle du 13 juin : "Le général Dio. Le connétable de Leclerc"

© Musée de l'Ordre de la Libération

Le 13 juin 2024, le général Jean-Paul Michel, président de la Fondation Maréchal Leclerc, retracera l’épopée du général Dio, Compagnon de la Libération, suite à la parution de son ouvrage « Le général Dio : le connétable de Leclerc, 1940-1946 » publié aux éditions B. Giovanangeli.

S'appuyant sur des témoignages et des documents d'archives, ce récit de l'épopée de la 2e DB est centré sur le personnage de Louis Dio, colonel commandant le régiment de marche du Tchad et chef de tous les fantassins. Il met en lumière les dimensions tactique et humaine de ce proche du maréchal Leclerc tout en évoquant ses nombreux compagnons d'armes. 

Si vous souhaitez assister à la conférence en présentiel, l'inscription est obligatoire !

POUR VOUS INSCRIRE CLIQUEZ-ICI   

Pour ceux qui souhaitent suivre la conférence à distance :

- Sur Youtube en live : en vous rendant sur la chaine Youtube de l’Ordre pour suivre la conférence en direct : https://www.youtube.com/@ordredelaliberation8775

(Il n'est pas nécessaire d'avoir un compte sur Youtube pour suivre la conférence)

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