Gabriel BRANIER

Gabriel BRANIER

ALIAS : Lacroux

Né(e) le 30 Décembre 1904 - Toulouse (31000 HAUTE GARONNE FRANCE)
Décèdé(e) le 24 octobre 1942 - Plateau de nag-rala (EGYPTE)
Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 11 Mai 1943
Les Unités / Réseaux / Mouvements d'appartenance du Compagnon :

Biographie

Alias : Lacroux

De son vrai nom Gabriel Lacroux, Gabriel Branier est né le 30 décembre 1904 à Toulouse. Titulaire de la première partie du baccalauréat, il choisit de signer un engagement volontaire pour deux ans en septembre 1924 au 2e régiment de spahis, qu’il quitte comme maréchal des logis pour s’engager dans la Légion étrangère en février 1927. Rapidement promu caporal puis caporal-chef, il est nommé sergent en novembre 1930. Affecté au 4e régiment étranger d’infanterie en novembre 1932, il est nommé sergent-chef en août 1937.

Brillant sous-officier de la Légion, il est désigné pour faire partie de la 13e Demi-Brigade de Légion Etrangère (13e DBLE) créée en février 1940 à Sidi-Bel-Abbès en Algérie.

Elle doit faire partie du Corps expéditionnaire destiné à soutenir dans un premier temps les Finlandais contre les Russes. En réalité, elle opérera en Norvège contre les Allemands. La "13" débarque à Bjervik le 13 mai, puis conquiert Narvik du 28 mai au 2 juin.

Chef de section au 2e Bataillon, Gabriel Branier participe en Norvège aux opérations sur les tunnels de la fameuse route de fer.

Replié en Angleterre avec l'ensemble du Corps expéditionnaire français évacué de Bretagne le 16 juin 1940, Gabriel Branier refuse la défaite et rallie les Forces Françaises Libres le 29 juin avec un millier de Légionnaires.

Resté à la "13", l'adjudant-chef Branier devient l'auxiliaire de son commandant de compagnie pour l'instruction et l'équipement de son unité en vue des campagnes dans les régions tropicales. Il prend part à l'opération "Menace" devant Dakar puis participe comme chef de section à la campagne d'Erythrée contre les Italiens.

Il combat ensuite, au sein du 2e Bataillon de Légion Etrangère (2e BLE), en Syrie, en juin 1941, en Libye et notamment à Bir Hakeim en mai et juin 1942 puis en Egypte.

Lors des combats de l'Himeimat à El Alamein, il repousse une contre attaque à Nag Rala, au cours de la nuit du 23 au 24 octobre 1942. Blessé deux fois coup sur coup, il conserve courageusement le commandement de sa section et tombe mortellement blessé au cours d'une seconde contre-attaque. Il a été inhumé au cimetière de l'Himeimat.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 11 mai 1943
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille coloniale avec agrafes « Maroc 1926 », « Sahara »
• Croix du combattant 39/45

 

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