Musée de l'ordre de la Libération
François ROZOY

François ROZOY

Né(e) le 22 octobre 1918 - Arinthod (39240 JURA FRANCE)
Décèdé(e) le 10 Mars 1987 - Paris (75000 VILLE DE PARIS FRANCE)
Compagnon de la Libération par décret du 20 novembre 1944
Les Unités / Réseaux / Mouvements d'appartenance du Compagnon :

Biographie

François Rozoy est né le 22 octobre 1918 à Arinthod dans le Jura. Son père était docteur en Médecine.

Il entre à Saint-Cyr en 1937 (promotion "Marne et Verdun") et, en en sortant, choisit de servir dans l'Armée de l'Air.

En 1939, à la veille de la guerre, il se trouve à Villacoublay à l'Ecole d'Application de l'Armée de l'Air où il obtient son brevet d'observateur. Fin novembre 1940, il est muté en Syrie sans avoir combattu et stationne sur la base de Rayack (Liban).

A l'issue de la campagne de Syrie, en août 1941, il est le seul officier naviguant à rejoindre les Forces françaises libres ; demandant à servir dans une unité combattante, il est affecté au Groupe de Bombardement "Lorraine" lors de la constitution de l'unité.

Il stationne quelque temps en bordure du Delta du Nil avant de participer aux côtés de la RAF à l'offensive sur la Libye.

En novembre 1941, le "Lorraine" bombarde les convois ennemis et en décembre, à partir de Gambut, poursuit de nombreuses missions. En janvier 1942, il prend une part décisive à la prise de la position d'Halfaya. A l'issue de ces opérations, le sous-lieutenant Rozoy est cité à l'ordre de l'Armée de l'Air pour les brillants résultats obtenus grâce à ses observations en vol.

Fin décembre 1942, il rejoint l'Angleterre avec le "Lorraine", désormais destiné à servir sur le théâtre d'opérations d'Europe occidentale.

En Grande-Bretagne, il subit un entraînement intensif sur les nouveaux appareils Boston et prend part aux missions de bombardement de l'Ouest.

La technique la plus utilisée par le groupe est le bombardement en rase-mottes. Le 14 janvier 1944, le lieutenant Rozoy et ses deux mitrailleurs sont blessés en vol ; l'avion est très endommagé mais François Rozoy reprend très habilement le contrôle de l'appareil et parvient à lui faire retraverser la Manche tout en perdant sans cesse de l'altitude. Tant et si bien qu'il est contraint à un atterrissage forcé dans une zone marécageuse.

Malgré les deux éclats d'obus qu'il garde dans l'épaule, il reprend son poste un mois plus tard.

Le 15 février 1944, son avion est de nouveau touché par la DCA au-dessus de Cherbourg. Le 6 juin 1944, les appareils du "Lorraine" sont chargés d'émettre toutes les dix minutes un écran de fumée sur les côtes du Cotentin pour protéger le débarquement allié.

En février 1945, l'avion du capitaine Rozoy est sévèrement touché et il est lui-même blessé une nouvelle fois. Il réussit cependant à ramener à la base l'équipage sain et sauf.

En mars 1945, il exécute une nouvelle série de missions sur l'Allemagne occidentale et totalise, à la fin de la guerre, 109 missions offensives.

Il est ensuite volontaire pour l'Indochine avant d'être, quelques années plus tard, en 1963, affecté avec le grade de colonel à Fontainebleau au Q.G. des Forces Alliées de Centre-Europe.

En 1968 il est nommé général de brigade aérienne et prend le commandement, l'année suivante, des éléments "Air" des Forces françaises stationnées en Allemagne fédérale. Il prend sa retraite en octobre 1971.

François Rozoy est décédé le 10 mars 1987 à Paris. Ses obsèques se sont déroulées en l'Eglise Saint-Louis des Invalides. Il a été inhumé à Pouru-Saint-Rémy dans les Ardennes.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Libye"
• Distinguished Flying Cross (GB)

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