Musée de l'ordre de la Libération

Bernard ANQUETIL

ALIAS : Lhermite

Né(e) le 20 Décembre 1916 - Bernières-d'Ailly (14170 CALVADOS FRANCE)
Décèdé(e) le 24 octobre 1941 - Suresnes (92150 HAUTS-DE-SEINE FRANCE)
Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du 21 novembre 1942
Les Unités / Réseaux / Mouvements d'appartenance du Compagnon :

Biographie

Alias : Lhermite

Bernard Anquetil est né le 20 décembre 1916 à Bernières d'Ailly (Calvados).

Après avoir travaillé comme secrétaire dans un bureau de l’enregistrement, puis chez un notaire, il s’engage dans la Marine nationale le 19 novembre 1936 en tant que radio télégraphiste.

Embarqué au début de 1940 comme quartier-maître Radio sur le sous-marin Ouessant, il rentre à Brest après six mois de campagne dans la mer des Caraïbes lorsque les Allemands, le 19 juin, font leur entrée à Brest. L'équipage, fait prisonnier, est emmené dans l'Aisne et contraint à des travaux agricoles avant d'être démobilisé.

Le 1er juillet 1940, Bernard Anquetil se retire à Angers où il trouve un emploi de réparateur de postes de radio.

En avril 1941, le colonel Rémy qui met sur pied le réseau de résistance "Confrérie Notre-Dame" le recrute comme opérateur radio par l'intermédiaire du lieutenant de vaisseau Philippon, ancien second du Ouessant.

Le réseau a pour tâche de rassembler les renseignements concernant la Côte Atlantique de Hendaye à Brest.

Bernard Anquetil commence à transmettre les premiers messages codés depuis la zone libre.

Puis, avec Rémy, il transporte l'émetteur à Brest où il continue à émettre des renseignements sur la marine allemande, comme les caractéristiques et déplacements du Super Cuirassé Bismarck, coulé au large de Brest le 27 mai 1941.

Installé à Saumur, Bernard Anquetil, en toute conscience des dangers qu'il court, poursuit inlassablement ses émissions.

Le 19 juillet, sur des informations de Philippon, Rémy lui fait transmettre un message : le Scharnhorst va appareiller. Le 25 juillet, la Royal Air Force bombarde et endommage le cuirassé.

Malgré l'étau qui se resserre, Bernard Anquetil continue à émettre et, le 31 juillet, la sûreté allemande guidée par la radiogoniométrie fait irruption dans la maison qu'il occupe à Saumur. Il parvient à détruire le message qu'il était en train de taper et à jeter par la fenêtre le poste. Se débattant, il est blessé par balle lors de son arrestation.

Transporté à la prison du Pré-Pigeon à Angers puis à Fresnes, Bernard Anquetil refuse de parler. Il comparaît devant une cour martiale le 15 octobre 1941 et est condamné à mort. Il est exécuté au Mont Valérien, le 24 octobre 1941. Il est inhumé au cimetière de Montrouge, au "carré des fusillés".

Après la guerre son corps a rejoint le caveau de famille de Colleville-sur-Mer dans le Calvados.

• Compagnon de la Libération - décret du 21 novembre 1942
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance avec rosette

Retour haut de page