Musée de l'ordre de la Libération
André MOREL

André MOREL

Né(e) le 10 septembre 1916 - Grenoble (38000 ISERE FRANCE)
Décèdé(e) le 17 septembre 1979 - Toulon (83000 VAR FRANCE)
Compagnon de la Libération par décret du 28 Mai 1945
Les Unités / Réseaux / Mouvements d'appartenance du Compagnon :

Biographie

André Morel est né le 10 septembre 1916 à Grenoble (Isère).

Engagé à 16 ans à l'Ecole des mousses sur l'Armorique, il entre en 1933 à l'Ecole des fusiliers marins avant de servir sur le Dupleix de 1934 à 1937 puis sur le Foch.

En 1939 il retourne sur le Dupleix avant d'être affecté en mars 1940 au 5e Dépôt des équipages à Toulon.

Officier marinier, André Morel se rallie à la France libre dès juin 1940 en Angleterre. Fin août 1940, il est affecté au 1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM) sous les ordres du commandant Détroyat et ne quittera plus les fusiliers marins.

Il fait partie de l'expédition de Dakar puis de la campagne du Gabon en octobre et novembre 1940.

Rapatrié au camp de Qastina en Palestine, le 1er BFM prend part, à partir du 13 juin aux opérations de Syrie qui se dérouleront jusqu'à la prise de Damas. Au cours des combats, André Morel est blessé par une balle à la poitrine le 18 juin 1941. Le bilan est lourd pour le bataillon ; les pertes s'élèvent à 40% des effectifs engagés. Le commandant Détroyat est tué.

Le Bataillon est intégré à la 1ère Brigade du général Koenig et transformé en unité de DCA entre en action en Libye au début de l'année 1942. André Morel reçoit la Médaille militaire pour sa participation aux éprouvants combats de Bir-Hakeim du 27 mai au 11 juin 1942.

Toujours avec la 1ère Brigade française libre, il participe ensuite à la bataille d'El Alamein en octobre 1942, puis à la campagne de Tunisie en 1943.

En septembre 1943, le 1er BFM, ses effectifs gonflés à bloc par des volontaires provenant de la marine d'Afrique du Nord devient le 1er Régiment de fusiliers marins (1er RFM), unité blindée de reconnaissance de la 1ère DFL sous le commandement du capitaine de corvette Amyot d'Inville.

Avec le Régiment, il se distingue en 1944, en Italie puis en France, devant Toulon et Autun.

En octobre 1944, le premier-maître fusilier Morel est grièvement blessé d'une balle dans le ventre, à Ronchamp, devant Belfort.

Il termine la guerre avec le grade d'officier des équipages de deuxième classe et part pour l'Indochine avec le 1er RFM. La Croix de la Libération lui est remise à Saigon par l'amiral Thierry d'Argenlieu, Haut-commissaire de France pour l'Indochine le 11 novembre 1946.

Il quitte son régiment en juillet 1947 et poursuit ensuite sa carrière militaire au sein de la marine . Affecté à la base amphibie D'Arzew en Algérie (1947-1949) puis à Toulon (1949-1951), il prend part à la guerre d'Indochine jusqu'en 1954 avant de servir au Maroc (1954-1956), à Toulon et Saint-Mandrier puis en Algérie (1959-1962).

Il termine sa carrière comme officier principal des équipages à la base aéronavale de Saint-Mandrier dans le Var en 1966.

André Morel est décédé le 17 septembre 1979 à Toulon où il est inhumé.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Croix de Guerre des TOE
• Médaille de la Résistance
• Médaille coloniale avec agrafe "Bir-Hakeim"
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre

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