Musée de l'ordre de la Libération
André LAVERGNE

André LAVERGNE

Né(e) le 03 Avril 1913 - Clermont-Ferrand (63000 PUY-DE-DOME FRANCE)
Décèdé(e) le 18 octobre 1992 - Cambo-les-Bains (64250 PYRENEES-ATLANTIQUES FRANCE)
Compagnon de la Libération par décret du 12 septembre 1945
Les Unités / Réseaux / Mouvements d'appartenance du Compagnon :

Biographie

André Lavergne est né le 3 avril 1913 à Clermont-Ferrand. Son père, officier de carrière, est mort pour la France en 1914.

Il entre à Saint-Cyr en 1935 (promotion maréchal Lyautey). Sous-lieutenant en 1937 il est affecté au 16e Régiment de tirailleurs sénégalais (16e RTS) avant de rejoindre en AEF, en juillet 1938, le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST).

Lieutenant en octobre 1939, il commande la 22e compagnie montée du Ouaddai au moment de l'armistice et rallie la France libre en même temps que le Tchad fin août 1940.

Il prend le commandement de la 21e compagnie montée du Kanem en octobre 1941 avant de rejoindre la 1ère Compagnie de découverte et de combat de la Colonne Leclerc en mai 1942.

Comme capitaine, il participe ensuite à tous les combats de la campagne d'Afrique, sous les ordres du général Leclerc, au sein du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (Fezzan, Tripolitaine, Tunisie), se distinguant à plusieurs reprises.

Ainsi, le 21 janvier 1943 à Mizda, en Tunisie, commandant une forte patrouille à pied, il prend position dans la ligne de défense ennemie et s'y maintient toute la journée et la nuit suivante, empêchant ainsi l'ennemi de manœuvrer une autre patrouille et de tirer efficacement sur les voitures de compagnie.

De même, le 15 avril 1943, au cours des opérations à l'ouest du Djebel Fadeloum, alors qu'il commande un détachement mixte (infanterie portée et éléments blindés), il assure, dans les meilleures conditions, la reconnaissance d'une position tenue par l'ennemi.

Dispersant ses patrouilles et conservant le contact en dépit d'une très vive réaction adverse, il témoigne personnellement d'un parfait mépris du danger.

Affecté au 1er Bataillon du Régiment de marche du Tchad (RMT) dès sa création en septembre 1943, André Lavergne débarque en Normandie avec la 2e DB, le 1er août 1944 et s'illustre de nouveau à maintes occasions. Ayant pris le commandement de la Compagnie Lourde le 13 août 1944, il la conduit le jour même avec allant et mordant dans les contacts au cours des combats du Mesnil Scelleur, infligeant à l'ennemi de vigoureuses pertes en matériel et en hommes, et ramenant de nombreux prisonniers.

Il se distingue encore dans les Vosges, par la façon remarquable dont il coordonne les appuis de feu fournis à l'infanterie, au cours des combats de Manières, de la forêt de Mondon, et de Manonviller.

Du 28 au 30 novembre 1944, en Alsace, il conquiert successivement deux têtes de pont, dont celle de Kraft. Le 1er décembre 1944, chargé d'attaquer Gerstheim, il mène l'opération avec une telle rapidité qu'il surprend complètement l'ennemi et s'empare de ce village important en quelques minutes, infligeant des pertes considérables à l'adversaire sans éprouver lui-même la moindre perte.

André Lavergne termine la guerre avec le grade de capitaine.

Promu chef de bataillon en juin 1945, il sert en Indochine de 1947 à 1949. Blessé au pied par éclat de grenade en août 1948, il effectue un nouveau séjour en Indochine comme lieutenant-colonel de 1954 à 1956, après deux années à l'Ecole de guerre.

Colonel en 1957, il prend part aux opérations en Algérie de 1958 à 1961 où il commande le secteur de Blida.

Général de brigade, il est affecté comme commandant des Forces armées à Djibouti de 1962 à 1964 puis directeur de la Sécurité militaire (1965-1967).

Général de division, il est commandant supérieur des Forces françaises du Sud de l'Océan Indien de 1967 à 1969.

Promu général de corps d'armée, il commande la 4e Région militaire (Bordeaux) de 1969 à 1973. Il occupe ensuite les fonctions de directeur de la division du renseignement au Secrétariat général de la Défense nationale.

Membre du conseil supérieur de la guerre de 1969 à 1972, André Lavergne est décédé le 18 octobre 1992 à Cambo-les-Bains dans les Pyrénées-Atlantiques. Il a été inhumé à Toulouse.


• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 12 septembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
• Croix de Guerre des TOE (3 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (3 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes « Fezzan-Tripolitaine », « AEF », « E-O »
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du maintien de l'Ordre en AFN
• Officier du Nicham Iftikar
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)

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