La cérémonie commémorative de l'Appel du 18 juin

Chaque année, l'Ordre de la Libération est en charge de l'organisation de la cérémonie nationale commémorant l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et poursuivre le combat. Cette cérémonie est présidée par le président de la République.

La cérémonie commémorative de l'Appel du 18 juin

Johanna Rolland, maire de Nantes, Daniel Cordier, Chancelier d'honneur de l'Ordre de la Libération et le général Baptiste, délégué national de l'Ordre de la Libération, ravivent la flamme le 18 juin 2018.
© Musée de l'Ordre de la Libération

La cérémonie du Mont Valérien est la manifestation annuelle la plus importante qu'organise le conseil de l'Ordre de la Libération. Elle regroupe les plus hautes autorités de l'Etat, les compagnons de la Libération, leurs familles et celles des Compagnons décédés, ainsi que les représentants des communes et unités "Compagnon".

Le déroulement de la cérémonie est immuable : les invités et les représentants des autorités arrivent et prennent place, dans l'ordre du protocole. Puis le président de la République passe les troupes en revue, avant d'être accueilli par le Délégué national. Ce dernier procède alors au ravivage de la Flamme à l'aide d'un flambeau provenant de l'Arc de Triomphe. Puis, après une minute de silence, est diffusé le texte de l'Appel du 18 juin. Ensuite, le président de la République, accompagné du Délégué national, pénètre dans la crypte où il se recueille et signe le Livre d'Or. A sa sortie, le Président salue les personnes présentes, et notamment les compagnons de la Libération, avant de prendre congé.

Le Mont-Valérien

Laurent Blevennec Présidence de la République et Ghislain Mariette Présidence de la République
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Le fort du Mont Valérien, construit à partir de 1841, est situé à Suresnes, en région parisienne, d'où il domine le Bois de Boulogne. C'est là que les Allemands ont fusillé, de 1940 à 1944, plus d'un millier d'otages et prisonniers. Amenés de l'extérieur en camion pour leur exécution, ils étaient enfermés dans une chapelle désaffectée, puis conduits dans une clairière située à une centaine de mètres en contrebas. Leurs corps étaient ensuite dispersés dans les cimetières de la région parisienne.

Parmi les fusillés du Mont Valérien on compte 7 Compagnons de la Libération :

Après la guerre, le 18 juin 1946, le général de Gaulle tient à consacrer lui-même ce haut-lieu au cours d'une cérémonie dédiée à la mémoire des massacrés et fusillés : précédé de deux cents compagnons de la Libération, le Général pénètre dans le Fort, avec les porteurs de la flamme. Accompagné de l'amiral Thierry d'Argenlieu, il se recueille dans l'ancienne casemate où les condamnés ont attendu la mort. Après être ressorti, il se penche sur la vasque de bronze et allume le feu, symbole de la Résistance, qui ne doit pas s'éteindre.

Le Gouvernement provisoire de la République française décrète qu'un monument commémoratif de la guerre 1939-1945 sera érigé. Le Mont Valérien apparaît comme l'un des lieux les plus adaptés. C'est sur l'initiative d'Henri Frenay qu'une grande cérémonie se déroule le 11 novembre 1945. Quinze corps de combattants, dont les dépouilles symbolisent la campagne de 1939-1940, la France libre, la Résistance et la Déportation, sont déposés, au cours d'une prise d'armes solennelle, à l'Arc de Triomphe puis dans une crypte provisoire au Mont Valérien.

En 1952, un seizième corps, celui d'un Français résistant d'Indochine tué par les Japonais, les y rejoint (voir la liste des seize Morts pour la France du Mont-Valérien ).

Chaque année, le 18 juin, une cérémonie au déroulé immuable est organisée sous l'égide de la chancellerie de l'ordre de la Libération, en présence du général de Gaulle.

Depuis le mois de septembre 2003, une cloche de bronze de plus de deux mètres de haut est installée en face de la chapelle des Fusillés, à même le sol. Oeuvre de Pascal Convert, elle porte, année par année, la liste alphabétique des fusillés du Mont Valérien identifiés. Un espace vierge a été volontairement laissé sur l'anneau situé à la base de la cloche pour y graver le nom de ceux encore anonymes aujourd'hui.

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