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Emmanuel Harcourt (D')
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Emmanuel Harcourt (D')

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Alias : Amédée d'Ollonde

Le comte Emmanuel d'Harcourt, issu d'une très ancienne famille de l'aristocratie française, est né le 19 novembre 1914 à Thaumiers (Cher); son père était général de corps aérien et fut inspecteur général de l'Aviation de chasse.

Il obtient une licence de droit et entre à l'Ecole des Sciences politiques. A sa sortie en 1936, il effectue son service militaire dans la cavalerie motorisée comme élève officier de réserve.

En 1939, alors qu'il prépare le Grand concours des Affaires étrangères, il est mobilisé comme sous-lieutenant au 18e Régiment de dragons, où il commande le peloton des orienteurs chargé de la DCA.

Promu au grade de lieutenant en mars 1940, il est très grièvement blessé par une bombe le 23 mai à Neuville Saint Waast.

Il doit être amputé de la jambe droite et provoque l'admiration de tous par sa farouche énergie demeurée intacte malgré sa souffrance. Embarqué à Dunkerque, il est hospitalisé en Angleterre le 31 mai 1940. Après quelques mois de convalescence, il s'engage, le 4 décembre 1940, dans les Forces françaises libres sous le nom d'Amédée d'Ollonde et devient adjoint au chef de service des Relations extérieures et coloniales du QG des FFL à Londres.

Le 29 janvier 1941, il reçoit la Croix de la Libération à l'occasion de la première attribution de cette distinction en même temps que le capitaine de vaisseau Thierry d'Argenlieu, le gouverneur Félix Eboué, Edmond Popieul et Henry Bouquillard. Il fait alors partie du premier Conseil de l'Ordre de la Libération.

En mars 1942, Emmanuel d'Harcourt devient chef du bureau des comités au commissariat national aux Affaires étrangères. Envoyé en France par les services secrets français du Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), il débarque le 17 août 1942 près de Narbonne et effectue une mission de liaison avec des personnalités françaises (son père le général d'Harcourt, Paul Claudel, le commandant Dunoyer de Segonzac, etc.). La mission "Mercure" se termine en février 1943, date à laquelle il franchit la frontière pyrénéenne ; arrêté, il est interné à la prison de Barcelone jusqu'en avril 1943 puis, arrêté de nouveau, est envoyé au camp de résidence surveillée de Janaba. Libéré le 10 juin 1943, il arrive à Londres huit jours plus tard.

Il entre en août 1943 au Secrétariat général du Comité français de la Libération nationale (CFLN) à Alger.

En juin 1944, Emmanuel d'Harcourt fait partie de la délégation du CFLN à Ottawa (Canada).

Attaché d'Ambassade à Ottawa en 1944, il devient secrétaire général adjoint de la Commission permanente du Traité de Bruxelles à Londres en 1948.

Conseiller à Copenhague (1950), à Prague (1952) puis conseiller à l'Administration centrale en 1954, Emmanuel d'Harcourt devient, en 1958, Premier conseiller à l'ambassade de France à Varsovie.

Ministre conseiller à Rome (1963) puis ambassadeur de France en Irlande (1969) et en Tchécoslovaquie (1975), il prend sa retraite en 1979.

Emmanuel d'Harcourt est décédé le 30 juillet 1985 à Gonfreville l'Orcher en Seine-Maritime. Il a été inhumé à la Mailleraye-sur-Seine (76).


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 janvier 1941
• Grand Croix de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette

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