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Jacques Dodelier
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Jacques Dodelier

RAF
French Bomber Flight 1

Jacques Dodelier est né à Brest, le 10 novembre 1903. Son père était colonel.

Il choisit lui aussi la carrière des armes et entre à Saint-Cyr en 1922 (promotion de Metz et Strasbourg).

Capitaine de Spahis en poste au Maroc, Jacques Dodelier passe le brevet d'observateur en avion et se trouve au moment de l'armistice au groupe de bombardement 1/61, à Youks-les -Bains base située à proximité de Tébéssa en Algérie.

Le 1er juillet 1940 après-midi, deux bombardiers Glenn Martin 167 du groupe de bombardement 1/61, décollent de Youks-les-Bains et mettent le cap à l'est, à destination de l'Egypte. A bord sont cinq aviateurs qui refusent de déposer les armes après l'Armistice.

Le premier avion, piloté par l'adjudant Raymond Rolland, emmène le capitaine Roger Ritoux-Lachaud, officier observateur.

Le second, est piloté par l'adjudant-chef Yves Trécan accompagné par le capitaine Jacques Dodelier, observateur, et le sergent-chef Robert Cunibil.

Les deux avions se posent à Marsa Matrouh après quatre heures et demie de vol. Les aviateurs font part de leur intention de continuer le combat et, deux heures après, les deux Glenn Martin décollent à nouveau. Guidés par un petit appareil de liaison britannique, ils se rendent au quartier général de la Royal Air Force à Bogush. Le lendemain, les deux avions se posent à Héliopolis en Egypte.

Le 8 juillet, les cinq évadés s'engagent dans la RAF Volunteer Reserve et forment, avec le renfort d'une dizaine d'autres dissidents, dont le lieutenant observateur Pierre de Maismont et le sergent mécanicien René Bauden, la première des trois petites unités aériennes françaises constitués au sein de la RAF. Il s'agit du Number One French Bomber Flight constitué avec les deux Glenn Martin.

Le 13 juillet, l'unité quitte Héliopolis pour Aden où elle arrivera le lendemain en fin de matinée, jour de la fête nationale, après avoir passé la nuit à Port-Soudan. Au cours du trajet, le Glenn Martin du Warrant Officer Trécan, avec Dodelier et Cunibil à bord, s'écarte volontairement de sa route et survole pour une reconnaissance à vue les villes de Massaoua et d'Assab, tenues par les troupes italiennes. Il s'agit là de la première mission de guerre effectuée contre l'ennemi par un équipage français « dissident ».

Le 14 juillet 1940, l'unité est rattachée à Aden, au Yémen, au 8 Bomber Squadron de la Royal Air Force.

Le capitaine Dodelier reçoit le commandement de l'escadrille française d'Aden qui effectue de nombreuses missions de reconnaissance au-dessus de l'Abyssinie, rapportant au commandement des renseignements précieux sur les mouvements des troupes et l'activité aérienne de l'ennemi.

Le 16 décembre 1940, au cours d'une mission photographique au-dessus de Diré-Daoua en Abyssinie, l'appareil du capitaine Jacques Dodelier est abattu en flamme par un avion italien. Le capitaine observateur Dodelier, l'adjudant-chef pilote Trécan et le sergent radio Michel sont tués, seul le sergent mitrailleur Cunibil peut sauter en parachute.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 août 1941
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Croix de Guerre des TOE

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