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Jean-Salomon Simon
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Jean-Salomon Simon

EM
BM1
1er BIA
3ème RCP
3ème BIA

Jean-Salomon Simon est né le 5 juin 1908 à Paris dans le 11e arrondissement.

Diplômé de l'Ecole des sciences politiques, il est EOR à Saint-Cyr en 1929 et en sort l'année suivante pour effectuer son service militaire au 16e Régiment de tirailleurs sénégalais (16e RTS) comme sous-lieutenant de réserve.

Il part ensuite pour l'Indochine où il est administrateur civil de 2e classe; mobilisé en septembre 1939 au 10e Régiment mixte d'infanterie coloniale (10e RMIC), il apprend, sur place, l'armistice qu'il juge déshonorant et décide de répondre à l'appel que le général de Gaulle a lancé sur les ondes le 18 juin 1940.

En avril 1941, Jean-Salomon Simon se fait mettre en congé sans solde et s'évade d'Indochine pour rallier les Forces françaises libres à Shanghai le mois suivant.

Affecté au Bataillon de marche n°1 (BM 1) au Levant en septembre 1941, puis à l'Etat-major des FFL au Levant en janvier 1942, il rejoint ensuite le groupement "Appert" en Somalie anglaise.

A la fin de la campagne de Libye, il gagne l'Angleterre et s'engage dans l'infanterie de l'Air en juin 1943. Intégré dans le Special Air Service (SAS), le capitaine Simon fait partie de l'encadrement du 1er Bataillon d'infanterie de l'air (1er BIA) à Camberley. Il est affecté ensuite, dès sa création, au 3e Bataillon d'infanterie de l'Air qui devient en juillet 1944 le 3e Régiment de chasseurs parachutistes (3e RCP).

Jean-Salomon Simon est parachuté dans la nuit du 2 au 3 août 1944 dans la Vienne comme commandant du groupe Moses et se bat pendant deux mois derrière les lignes ennemies sur l'axe Montauban-Brive-Limoges, détruisant et harcelant convois et détachements allemands. Chargé de retarder la retraite allemande de l'Ouest, il fait sauter avec son détachement, le 29 août, le pont de Lésigny et canalise les colonnes ennemies sur une seule route.

Le 1er septembre, en reconnaissance à Lesigny en jeep avec quatre autres officiers, il attaque et prend un camion allemand avec un matériel très important et tue 27 ennemis. Le 4 septembre, pendant le combat de Coussay-les-Bois, il détruit personnellement une voiture allemande avec ses occupants. Plus tard, dans la Loire-inférieure, il poursuit avec son groupe des éléments ennemis dans la poche de Saint-Brevin-Pornic avec de très bons résultats et peu de pertes.

Il renseigne également le commandement allié, permettant de faire subir à l'ennemi des bombardements aériens tellement sévères que le général allemand Elster se rend aux Américains, à Issoudun, le 10 septembre 1944, avec 19 000 hommes. Le capitaine Simon est présent lors de la reddition.

Après la libération de la région, les SAS retournent en Grande-Bretagne en attendant leur prochaine mission. Nommé commandant en décembre 1944, Jean-Salomon Simon participe enfin à la campagne de libération de la Hollande.

Dans la nuit du 7 au 8 avril 1945, dans la région de Drenthe, il est parachuté avec un groupe de sept hommes avec lesquels il exécute diverses missions de sabotage et d'embuscade.

Le 11 avril à Hoogeveen, il trouve une mort glorieuse en s'opposant avec acharnement à une contre-attaque alors que son tireur au fusil-mitrailleur, seul avec lui, vient d'être tué à ses côtés. Il est inhumé à Hoogeveen.

 

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 palmes)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Côte des Somalis"
• Distinguished Service Order (GB)
• Military Cross (GB)
• Lion de Bronze (Hollande)

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