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Raymond Appert
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Raymond Appert

Résistance AEF
Régiment AEF et Somalis

Fils de courtier en assurances, Raymond Appert est né le 10 octobre 1904 à Saint-Quentin dans l'Aisne.

Il entre à Saint-Cyr en 1925 (Promotion "Maroc et Syrie").

Officier d'Infanterie coloniale, il effectue la presque totalité de sa carrière outre-mer, notamment à l'Etat-major du commandant supérieur en Afrique équatoriale française.

Capitaine, adjoint du général Legentilhomme en juin 1940 à Djibouti, il envoie le 17 juin 1940 un télégramme au général Wavell, commandant en chef britannique, signifiant que "l'armée française à Djibouti n'accepte pas l'armistice".

Le 2 août 1940, n'espérant plus obtenir que Djibouti reste dans la guerre, il quitte la côte des Somalis avec le général Legentilhomme et le capitaine Essars pour atteindre Aden.

Il rallie immédiatement les Forces françaises libres et rejoint Londres avec le général Legentilhomme fin octobre. Comme officier d'état-major, il suit le général Legentilhomme à Khartoum où ce dernier prend le commandement des Forces françaises libres au Soudan et en Erythrée avec pour mission également de tenter de ramener les Somalis dans la guerre.

En avril 1941, le commandant Appert est envoyé avec le lieutenant-colonel Brosset et le capitaine Magendie au Somaliland pour prendre des contacts avec la Côte française des Somalis et récolter des renseignements. Il s'agit de s'avoir si le ralliement du territoire à la France libre est envisageable sans affrontement franco-français mais la mission échoue.

Raymond Appert reste sur place pour travailler en liaison avec Gaston Palewski, délégué politique et militaire de la France libre dans l'Est africain. Il est chargé de constituer et de commander un détachement des FFL de la Côte française des Somalis en liaison étroite avec les Britanniques. Le commandant Appert s'attache alors à recruter des volontaires parmi les évadés des Somalis et d'anciens tirailleurs et miliciens du Somaliland pour mettre sur pied trois pelotons méharistes.

Promu lieutenant-colonel en juillet 1942, il est un des principaux artisans du ralliement de la côte française des Somalis en décembre 1942. Par son action tenace, il contribue grandement au ralliement de la majeure partie de la garnison

Le général de Gaulle lui adresse un télégramme personnel le félicitant et le nommant Compagnon de la Libération. Il organise ensuite en Afrique le régiment d'AEF et Somalis dont il prend le commandement.

Avec son régiment, il opère en France dans le cadre de la réduction des poches de l'Atlantique. Au sein de la Brigade Médoc, Raymond Appert s'empare, entre les 14 et 21 avril 1945, des villages de Saint-Vivien et de Talais, menant son unité jusqu'au dernier réduit des défenses allemandes de la Pointe de Grave.

Promu colonel en juin 1945, il est chef du cabinet militaire de l'amiral Thierry d'Argenlieu, Haut-commissaire en Indochine (1946), avant de commander le Régiment mixte du Cambodge à partir de mai 1947, faisant la preuve de ses qualités militaires.

Il sert ensuite à l'Etat-major Sud Europe à Naples.

Commandant supérieur de la côte française des Somalis à deux reprises, général de brigade en 1958, Raymond Appert termine sa carrière comme commandant supérieur des Troupes du Pacifique en 1962.

Raymond Appert est décédé le 17 avril 1973 à Saint-Mandé. Il est inhumé à Saint-Quentin dans l'Aisne.

• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 31 décembre 1942
• Croix de Guerre 1939-45 (3 citations)
• Croix de Guerre des TOE
• Officier de l'Empire Britannique
• Officier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
• Croix de Guerre (Belgique)
• Grand Officier de l'Etoile d'Anjouan
• Grand Officier de l'Ordre de Ménélik
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)
• Commandeur de l'Ordre Royal du Cambodge
• Commandeur du Million d'Eléphants
• Chevalier du Nichan el Anouar

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