Ordre de la Libération Menu
Louis Pélissier
<< Tous les compagnons

Louis Pélissier

FFI
Réseau Morhange

Alias : Carton - Martin

Fils de mineur, Louis Pelissier est né le 21 décembre 1901 à Toulouse.

Elève officier de réserve à Saint-Maixent en 1922, il termine son service militaire comme sous-lieutenant de réserve en mai 1923.

Un an plus tard, il s'engage pour deux années comme sergent au 15e RI. Admis à l'Ecole de Saint-Maixent, cette fois comme élève officier d'active, il en sort sous-lieutenant en octobre 1926 et est alors affecté au 95e RI.

En octobre 1928 il est promu au grade de lieutenant.

En 1939-1940, le capitaine Pelissier participe à la drôle de guerre puis à la campagne de France au 149e RI de Forteresse (149e RIF).

Commandant du 1er Bataillon du régiment en avril 1940, il reçoit une citation à l'ordre de l'Armée pour avoir, le 16 mai 1940, à la suite d'une attaque ennemie, sur la ligne Longyon-Longwy en Meurthe-et-Moselle, franchi des réseaux de barbelés pour capturer des fantassins allemands blessés, avant d'être lui-même blessé par balle au cours de cette action.

Au lendemain de l'armistice et après sa convalescence en juillet 1940, il commande la 5e compagnie du Régiment de la Haute-Garonne (qui devient le 23e RI) stationné à Toulouse. Il organise le Camouflage du matériel (CDM) au sein du Régiment.

A l'été 1942, il fait la connaissance d'un industriel lorrain replié à Toulouse, Jules Pêcheur, directeur d'une société de transport routier, membre du mouvement Combat, qui lui fait intégrer l'Armée secrète (AS) de la Région R 4. Au lendemain de l'invasion de la zone sud par les Allemands, Pélissier enlève, avec les camions de Pêcheur, quatre chargements d'armes et de munitions dissimulés dans les locaux du 23e RI qu'il stocke en différents lieux de la région toulousaine.

Début 1943, sous le pseudonyme de "Carton", il se consacre à l'organisation de l'AS et au Centre d'opérations de parachutage et d'atterrissage (COPA). Il prospecte dans le Gers et dans une partie des Landes, à la recherche de terrains. Les premiers terrains seront homologués par le BCRA, les services secrets de la France libre, en mai 1943.

Chargé de mission de 1ère classe avec le grade de capitaine, Louis Pélissier est également, à partir de juin 1943 , chef de groupe franc du réseau Morhange, spécialisé dans l'action immédiate, que commande Marcel Taillandier.

Le 1er janvier 1944, avec le réseau Morhange, il participe l'attaque d'un convoi de la Gestapo sur la route de Toulouse à Carcassonne, attaque qui réussit pleinement et qui aboutit à l'exécution de 5 agents de l'ennemi, ainsi qu'à la saisie de documents d'une importance capitale. Cette affaire est connue en zone Sud sous le nom de "Courrier de Nice" car la Gestapo transférait ce jour-là, de Toulouse à Nice, une partie de ses archives.

En avril 1944, il est promu chef de mission de 2e classe avec le grade de commandant et adjoint au délégué militaire régional (DMR) de la région R 4 (Toulouse), Schlumberger, alias Droite.

Le 8 juin 1944, sur la route de Saint-Céré dans le Lot, de retour du terrain d'atterrissage Chénier avec un camion chargé d'armes, il est arrêté avec deux compagnons par une colonne allemande. Ramené à Saint-Céré, ils sont tous les trois immédiatement fusillés sur la place du village.

D'abord inhumé sur place, à Saint-Céré, par les habitants, le corps de Louis Pélissier est transféré plus tard à Albi.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Croix de Guerre 39/45
• Médaille de la Résistance avec rosette

Imprimer