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Albert Marteau
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Albert Marteau

Groupe de Bombardement n° 2
Squadron 223

Albert Marteau est né le 23 mai 1911 à Verrines-sous-Celles dans les Deux-Sèvres, de parents jardiniers horticulteurs.

Il s'engage dans la Marine en 1928 comme radio volant de l'Aéronavale puis sert dans le Génie à partir de 1933 comme télégraphiste au Maroc où il est cité à l'ordre du Régiment.

Affecté en septembre 1939 comme chef de quart à la compagnie des réseaux radios du territoire au Fort d'Issy-les-Moulineaux, il se porte volontaire pour le corps expéditionnaire de Norvège où il est chef d'un détachement de radios.

A son retour en France, à Brest, le corps expéditionnaire, devant l'avancée allemande, doit rembarquer pour l'Angleterre.

A Londres, le 26 juin 1940, Albert Marteau s'engage dans les Forces françaises libres à Trentham Park.

D'abord affecté au 3e Bureau de l'Etat-major de la 1ère Brigade des FFL, il est muté en août 1940 comme radio à la compagnie de transmissions du corps expéditionnaire avec lequel il participe aux opérations de Dakar et du Gabon sur le Savorgnan de Brazza.

Volontaire en janvier 1941 pour servir dans l'aviation, Albert Marteau contracte un engagement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) à Brazzaville et est affecté à la 2e Escadrille de Bombardement sous les ordres du commandant Goumin. Cette unité est intégrée au sein du 223 Squadron de la RAF et Albert Marteau, en qualité de radio-mitrailleur, participe, du 27 avril au 2 mai 1941, au convoyage des avions de Gold Coast en Egypte.

Le 16 mai 1941, alors qu'il lance sur Beyrouth des tracts invitant les troupes françaises à se rallier à la France libre, il est blessé à la cuisse, son avion, piloté par le commandant Goumin,étant criblé de projectiles et un membre de son équipage, l'adjudant-chef André Cantès, grièvement blessé. Les 17 et 19 mai, il continue à survoler les aérodromes de Syrie en lançant des tracts sous les attaques constantes des chasseurs de Vichy.

Le 26 mai, jugeant compromis l'honneur de l'Escadrille par l'action d'un officier pilote qui a rejoint les troupes de Vichy avec son avion, il se porte volontaire pour accomplir une mission de rachat extrêmement périlleuse avec l'équipage du commandant Goumin, du lieutenant Courcot et du sergent-chef Lefèvre. Au cours d'une mission en vol rasant, il tente de percer les défenses de chasse et de DCA autour de la Crête, et de ravitailler en médicaments, vivres et munitions, les derniers éléments des troupes néo-zélandaises encerclées sur le terrain de Retimo. Le commandant Goumin tué en l'air, l'avion abattu en flammes, Albert Marteau est blessé et fait prisonnier.

Il demeure en captivité dans huit camps différents de mai 1941 à mai 1945. A plusieurs reprises, il séjourne dans les camps de représailles de Sagan (Stalag Luft 3), Lübeck (Oflag X C) et Colditz (Oflag IV C). Il est libéré le 4 mai 1945 par des cavaliers mongols à Mühlberg sur Elbe et rapatrié.

Adjudant à la fin de la guerre, il est promu sous-lieutenant en décembre 1944 et poursuit une carrière militaire jusqu'au grade de capitaine, au sein de l'Escadrille gouvernementale à Villacoublay.

Il prend sa retraite de l'Armée en 1954 et est ensuite fonctionnaire international à l'OCDE.

Albert Marteau est décédé le 2 août 1996 à Niort. Il a été inhumé dans sa propriété de "La Cannaie" à Celles-sur-Belle dans les Deux-Sèvres.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Croix de Guerre des TOE
• Médaille Coloniale
• Médaille des Internés Résistants
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille de l'Aéronautique
• Croix d'Argent de l'Ordre de Georges 1er avec glaive (Grèce)
• Chevalier de l'Etoile Noire du Bénin



Dernière mise à jour : le 10 juinr 2009

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