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André Cantès
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André Cantès

Groupe de Bombardement n° 2

André Cantès est né le 16 mai 1906 à Tours (Indre et Loire).

Bachelier, il s'engage pour trois ans en juin 1925 au titre du 31e Régiment d'aviation. Rapidement promu caporal, il est breveté mécanicien avion en août 1926 puis nommé sergent en décembre suivant.

Affecté au 39e Régiment d'aviation à Beyrouth, il est blessé au bras en service aérien commandé à Kourgoulous (Syrie). En octobre 1931, il est de nouveau blessé par balle à l'avant-bras dans les opérations du Sahara. Sergent-chef en 1932, il intègre le 1er groupe d'ouvriers d'aéronautique qui devient le 1er Bataillon de l'Air en juillet 1933.

Promu adjudant mécanicien en janvier 1937, il est affecté en juin 1939 à l'école des radio-navigants de Saint-Jean-d'Angély où il est nommé adjudant-chef.

Au moment de la campagne de France, son père et sa mère sont tués lors d'un bombardement. Dès le 20 juin 1940, refusant la défaite, sous la direction de l'adjudant-chef James Denis, l'adjudant-chef Cantès décolle du terrain de Saint-Jean-d'Angély avec un Farman 222 sortant des ateliers de réparations de La Rochelle, avec à son bord 19 passagers, parmi lesquels le capitaine Goumin, Roger Speich et Louis Ferrant, la plupart jeunes élèves de l'école de Radio.

Il atterrit le matin même en Angleterre où il s'engage dans les Forces françaises libres et participe à tous les combats sur le front d'Afrique : opération "Menace" devant Dakar, Cameroun et Gabon jusqu'en novembre 1940.

Sous les ordres du commandant Goumin, il s'entraîne, à Brazzaville puis à Takoradi en Gold Coast, dans le cadre de la constitution d'une escadrille sur Glenn-Martin, le Groupe de bombardement n° 2 (GB 2). Début mai 1941, l'unité, rattachée au 24 Squadron de la South Africa Air Force, part pour l'Egypte puis pour la Palestine.

Comme mitrailleur il reçoit deux citations pour avoir abattu en vol un chasseur ennemi et fait preuve lors d'une attaque de colonne blindée d'un sang-froid remarquable.

A bord d'un Glenn Martin piloté par le commandant Goumin et avec le radio-mitrailleur Albert Marteau, il est grièvement blessé lors d'une mission de largage de tracts le 16 mai 1941 au dessus de la Syrie. Blessé une première fois lors d'un mitraillage d'avions allemands au sol, alors que l'avion subit les attaques de la chasse et de la Flak, et que deux des membres de l'équipage sont gravement atteints. Il est blessé une seconde fois pendant le retour de la mission vers Beyrouth.

Amputé de la jambe droite en juin 1941, il reste un an à l'hôpital de Beyrouth et subit dix opérations successives.

Après sa sortie de l'hôpital, le sous-lieutenant Cantès tient immédiatement a reprendre du service comme officier mécanicien dans une unité aérienne et est affecté fin 1942 à la base aérienne de Damas. Malgré son handicap, il continue à effectuer des missions de guerre et reçoit une nouvelle blessure au cours d'une mission dangereuse sur Héraklion en mai 1943.

Nommé lieutenant en septembre 1943, André Cantès revient en France en mars 1945 et sert successivement sur la base aérienne de La Rochelle puis de Cognac. Il reçoit ses galons de capitaine en mars 1947 et passe trente mois en Algérie, à Colomb Bechar, au Centre d'expérience des engins spatiaux.

De retour en France en 1950 il prend sa retraite la même année.

André Cantès est décédé le 8 mars 1982 à La Rochelle où il est inhumé.


• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 30 mai 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Croix de Guerre des TOE
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Médaille Coloniale avec agrafes "Sahara", "Libye"
• Chevalier du Nicham Iftikar

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