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Henri Laurentie
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Henri Laurentie

Résistance AEF

Henri Laurentie est né le 28 août 1901 à Saint-Symphorien en Indre-et-Loire. Son père est avocat à la Cour d'appel de Paris.

Titulaire d'une licence de droit et diplômé de l'Ecole des Langues orientales, il effectue son service militaire en 1922 avant de choisir la carrière coloniale.

Il obtient, en 1924, le poste d'adjoint des Affaires indigènes du Cameroun.

En juillet de cette même année il est affecté à Yaoundé, au bureau de l'Administration générale et des Affaires économiques.

Très bien noté par sa hiérarchie, Henri Laurentie devient administrateur des Colonies en 1927 et est affecté au Cameroun, au bureau des Affaires politiques.

En 1928, il part pour Douala en tant que substitut du Procureur de la République, puis, de 1930 à 1934, sert à Damas, au Haut-commissariat au Levant, comme chef de la section administrative à la Délégation, puis en tant que conseiller à la municipalité de Damas.

De 1935 à 1937 il est en poste en Guinée, dans les cercles de Kindia et Boffa, et, en septembre 1937, il accomplit un stage à Paris au Centre des hautes études d'Administration musulmane.

C'est en septembre 1938 qu'il part pour le Tchad en qualité de chef du département du Kanem.

En août 1939, il rencontre le gouverneur du Tchad Félix Éboué. Les deux hommes se comprennent et s'entendent parfaitement et Félix Éboué, conscient des qualités de Laurentie, refuse de laisser partir pour une unité combattante. En janvier 1940, il est promu secrétaire général du Tchad, et dès l'armistice, œuvre activement pour le ralliement du territoire à la France libre, aux côtés du gouverneur Éboué. Début juillet 1940, ce dernier l'envoie prendre contact avec les Britanniques à Lagos au Nigéria.

Après le ralliement du Tchad le 29 août 1940, Félix Éboué est nommé Gouverneur général de l'AEF et Henri Laurentie, devient, sous ses ordres, secrétaire général de l'AEF. Patriote, chrétien et profondément républicain, il s'attache, comme Félix Éboué, à mettre l'AEF au service de la France libre en guerre et à favoriser la promotion sociale et politique des indigènes dit "évolués".

Nommé gouverneur des Colonies en 1942, on lui doit, en grande partie, la préparation de la conférence de Brazzaville de janvier 1944 sur la décolonisation au cours de laquelle le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération.

Entre-temps, il a été nommé, en juillet 1943, par René Pleven, directeur des Affaires politiques au Commissariat aux Colonies, à Alger.

Henri Laurentie rejoint Paris en septembre 1944 et occupe les fonctions de directeur des affaires politiques au Ministère de la France d'Outremer jusqu'en 1947.

Il est ensuite délégué adjoint de la France au Conseil des Nations-unies à New-York.

Conseiller technique du Président du Conseil dans le deuxième cabinet Pleven (août 1951-janvier 1952).

Il termine sa carrière comme représentant Résident de l'Assistance technique des Nations-unies successivement à Rio de Janeiro, au Rwanda et au Burundi avant de prendre sa retraite en 1957.

Henri Laurentie est décédé le 9 octobre 1984 à Néron en Eure-et-Loir où il a été inhumé.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 30 janvier 1944
• Médaille Coloniale avec agrafe "AFL"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Commandeur de la Couronne Royale (Belgique)
• Commandeur de l'Ordre Royal du Cambodge
• Commandeur de l'Ordre du Million d'Eléphants (Laos)
• Commandeur de l'Ordre du Parasol Blanc (Laos)
• Mérite Syrien

Principales publications :

L'Empire au secours de la Métropole : conférence du gouverneur Laurentie au Palais de Chaillot, Office français d'Edition, Paris 1945
Henri Laurentie. Choix de Poèmes, Seghers, Paris 1957

 

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