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Michel Faul
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Michel Faul

1er Régiment d'Artillerie Coloniale

Michel Faul est né le 20 septembre 1920 à Houlgate dans le Calvados.

Fils d'industriel, le dernier d'une famille de sept enfants, il prépare, en 1940, le concours de l'Ecole Polytechnique dans un lycée parisien.

Dès l'appel du 18 juin, il décide de rallier la France Libre et réussit à s'embarquer à Saint-Jean-de-Luz, le 21 juin sur un bâtiment polonais, le Sobieski, pour rejoindre l'Angleterre, malgré les barrages de soldats en armes.

Engagé le 1er juillet 1940 aux Forces Françaises Libres, il est affecté dans l'Artillerie et se fait inscrire au cours d'Elève Aspirant d'Artillerie de Camberley. Il est nommé aspirant en mai 1941, puis sous-lieutenant en décembre.

Après plusieurs mois passés alternativement au camp d'Artillerie d'Old Dean et à la direction des affaires politiques du Quartier Général, il quitte la Grande-Bretagne, fin 1942, pour rejoindre, en faisant le tour de l'Afrique la 1ère Division Française Libre, alors en Cyrénaïque.

Au début du mois de février 1943, il est affecté à la 4ème Batterie du 1er Régiment d'Artillerie près de Gambut.

En mai 1943, pendant les ultimes combats de Tunisie, il assure la liaison Artillerie-Infanterie auprès du chef de bataillon de Sairigné, commandant le 1er Bataillon de Légion Etrangère. L'estime de tous ses chefs lui est rapidement acquise ainsi qu'une citation à l'ordre du Corps d'Armée décernée pour la compétence et le sang-froid dont il fait preuve au Djebel Garci.

En mai-juin 1944, il combat en Italie, du Garigliano à Pontecorvo, de Palestrina à Tivoli, de Montefiascone à Radicofani. En juin 1944, il est promu lieutenant à titre temporaire. En août 1944, il débarque en Provence et participe à la prise de Toulon puis à la remontée vers le Nord. Dans la trouée de Belfort, il assume, malgré la mort de son capitaine, la continuité de l'action de ses batteries d'Artillerie pendant la relève de canonniers sénégalais.

En janvier 1945, son groupe prend part aux durs combats au sud de Strasbourg où les pertes en hommes sont très importantes (notamment à Herbsheim et à Obenheim). Michel Faul s'y comporte avec un grand courage, assurant coûte que coûte des transmissions rendues de plus en plus difficiles par les tirs de l'artillerie ennemie.

Le 16 janvier, à Boslenheim, devant Erstein, son unité est contrebattue dans le brouillard ; au troisième changement de position, le lieutenant Michel Faul est tué à son poste par un obus.

Il est inhumé au cimetière militaire d'Obernai. En 1964, son corps est exhumé et transféré à la nécropole nationale de Sigolsheim dans le Haut-Rhin.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 août 1945
• Croix de Guerre 39/45 avec palme

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