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Bernard Demolins
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Bernard Demolins

1er Bataillon de Fusiliers Marins
22ème CNA
22ème BMNA
BM 3
1ère Compagnie du Train

Bernard Demolins est né le 14 juin 1918 à Saint-Pavace dans la Sarthe.

Bachelier, il est appelé sous les drapeaux en octobre 1938 et affecté au 1er Zouaves à Casablanca.

Promu caporal-chef en juin 1939, il est affecté, à la déclaration de guerre au 29e Régiment de tirailleurs algériens (29e RTA).

Débarqué à Beyrouth en octobre 1939, il est basé à Amioun, à 30 kilomètres de Tripoli et sert à la compagnie régimentaire d'engins du 29e RTA comme chef de pièce antichar.

Envoyé en permission en France en mai 1940, il est à Saint-Malo au moment de la débâcle. Refusant d'être fait prisonnier, Bernard Demolins décide à la mi-juin de passer la Loire.

Il parvient à gagner en voiture le sud-ouest de la France bien décidé à s'engager dans l'armée canadienne française. De Saint-Jean-de-Luz, le 21 juin 1940, il rallie l'Angleterre en embarquant à bord du s/s Batory après avoir aidé plusieurs compatriotes à faire de même.

Le 1er juillet 1940, il est reçu par le général de Gaulle à Saint Stephen's House et s'engage le même jour dans les Forces françaises libres. Bernard Demolins est affecté à la compagnie Train-Auto du capitaine Dulau. Moniteur de conduite de poids-lourds, il embarque sur le Westernland et participe en septembre à l'opération de Dakar avant de débarquer à Douala le 9 octobre 1940.

Le caporal-chef Demolins participe le mois suivant à la campagne du Gabon au cours de laquelle il est promu sergent.

Il prend part avec la Brigade française d'Orient aux opérations contre les Italiens en Erythrée et participe, avec ses camions, au ravitaillement du front en eau, en vivres et en munitions. Souhaitant servir dans une unité combattante, il obtient ensuite sa mutation au Bataillon de marche n° 3 (BM 3) où il sert à la tête d'une section de mitrailleuses de la Compagnie lourde.

Grièvement blessé par balle au bras au cours de la campagne de Syrie à Ezraa, le 17 juin 1941, il est évacué sur l'hôpital français de Bethléem en Palestine. Soigné, il gardera néanmoins de lourdes séquelles au bras ; ce qui ne l'empêche pas de rejoindre le BM 3 en novembre 1941 avant d'être promu sergent-chef.

A partir de janvier 1942, il suit les cours d'élève aspirant de Damas et est nommé aspirant en mai 1942. Affecté au 1er Bataillon de fusiliers marins (1er BFM) au moment de la bataille de Bir-Hakeim, il passe, sur sa demande, en octobre 1942, à la 22e Compagnie nord-africaine (22e CNA). Il prend part à la bataille d'El Alamein avec cette nouvelle unité.

Promu sous-lieutenant en juin 1943, il participe, avec la 1ère Division française libre, à la campagne d'Italie comme chef de section de mortiers de la Compagnie lourde du 22e Bataillon de marche nord Africain (22e BMNA) qui a remplacé la 22e CNA. Blessé de nouveau par éclats d'obus, le 12 mai 1944, au Garigliano, il refuse de se faire évacuer et effectuant des tirs de mortiers précis, il détruit un observatoire et deux nids de mitrailleuses.

Bernard Demolins débarque le 17 août 1944 à Cavalaire en Provence pour participer à la campagne de France. Il combat lors des opérations de libération de Toulon, Lyon, Autun, Belfort, du Doubs et des Vosges.

Affecté en novembre 1944 avec son unité à la 2e Brigade française libre de la 1ère DFL, il est promu lieutenant le mois suivant. Il se distingue ensuite en Alsace, particulièrement le 23 janvier 1945, lorsqu'il assure temporairement le commandement d'une section de mitrailleuses lourdes dont le chef venait d'être tué et dont il n'hésite pas à aller chercher le corps sous la menace des snipers allemands.

Bernard Demolins termine la guerre dans les Alpes, au massif de l'Authion.

Démobilisé, il entre à l'Ecole nationale de la France d'Outre-mer, devenant ensuite administrateur de la FOM au Tchad (1946-1948) puis en Nouvelle-Calédonie.

En 1950 et 1951, Bernard Demolins suit les cours de l'Ecole d'Application de l'INSEE et obtient un certificat de Statistique de l'Université de Paris.

Il remplit ensuite plusieurs missions à l'étranger pour le compte de l'ONU.

En 1956 et 1957, il suit les cours de l'Institut des hautes études de Défense nationale et, de 1957 à 1960, il est délégué du contrôleur financier en Oubangui puis conseiller technique du ministre des Finances de la République de Mauritanie.

De retour en France en 1961, il travaille ensuite au service de Division Statistique de l'OCDE et dans le secteur bancaire.

Le colonel honoraire Bernard Demolins est décédé le 3 février 2012 à Paris. Il est inhumé à Saint-Malo en Ille-et-Vilaine.


• Grand Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille des Blessés
• Croix du Combattant
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée", "AFL", "Libye"
• Médaille des Services Militaires Volontaires
• Médaille d'Honneur du Mérite Syrien
• Commandeur de l'Ordre de l'Etoile Noire (Bénin)
• Commandeur du Nicham El Anouar

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