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Roger Speich
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Roger Speich

GRB1
GMC 1
LAM
GC Artois

Roger Speich est né le 25 avril 1910 à Paris où son père est employé des Chemins de Fer.

C'est à Dijon qu'il grandit et fait ses études.

En 1929 il fait son service militaire dans la Marine et obtient une bourse de pilotage à Toussus le Noble ; il en sort avec un brevet de pilotage et s'oriente vers l'Aéronavale.

Sa passion pour le vol ne le quitte plus et, à l'issue de son service, il s'engage comme pilote au 22e Régiment d'aviation à Chartres.

En 1934, classé pilote confirmé, le sergent Speich est affecté au Bourget dans la nouvelle Armée de l'Air. Son passage à l'Ecole de perfectionnement d'Etampes le fait désigner comme moniteur.

Adjudant lorsque la guerre éclate, il est affecté à l'Ecole radio de Saint-Jean d'Angely alors qu'il souhaitait partir se battre. Depuis cette base, l'adjudant-chef Roger Speich se rend avec son chef, l'adjudant-chef Denis, à La Rochelle où son ami Lucien Coupet, chef pilote chez Farmann les laisse prendre un quadrimoteur Farman 222 avec lequel ils réussissent à rejoindre l'Angleterre le 20 juin 1940 avec une vingtaine de camarades parmi lesquels le capitaine Goumin, Louis Ferrant et André Cantès.

Après un stage de pilote de chasse peu concluant sur Hurricane à Sutton Bridge, il retourne comme moniteur sur Bombardier Blenheim à Odiham. Intégré au Groupe mixte de combat n° 1 (GMC1), Roger Speich participe à l'opération de Dakar.

Après l'échec de l'opération visant à rallier l'AOF à la France libre, il prend part à la campagne de ralliement du Gabon en novembre 1940.

Début 1941, il est promu au grade de sous-lieutenant et affecté au Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB1), il participe à la prise de Koufra, remplissant deux missions avec, comme navigateur, l'adjudant-chef Trigeaud et, comme radio-mitrailleur, le sergent-chef Edmond Jean.

Roger Speich combat ensuite en Erythrée et, en raison de son expérience, il est choisi pour conduire le général de Gaulle lors de la visite de ce dernier à la brigade française d'Orient en Erythrée fin mars 1941. Au total, il remplit une vingtaine de missions de bombardement et de liaison avant de quitter le GRB1 en août 1941.

Désormais, sous les ordres du lieutenant-colonel Lionel de Marmier, il participe à la création des Lignes aériennes militaires (LAM). Il est nommé lieutenant en mars 1942 et, sillonnant les déserts et les forêts vierges, il accomplit plus de deux milles heures de vol.

En août 1944, promu capitaine, il quitte les Lignes aériennes militaires pour prendre le commandement de l'escadrille "Arras" du groupe de chasse 1/16 "Artois" au Congo. Cette unité est destinée à assurer la sécurité des convois alliés et à lutter contre les sous-marins allemands.

Après la guerre, avec plus de 10 000 heures de vol il rejoint l'Indochine où il se spécialise dans les évacuations sanitaires.

De retour en France, Roger Speich est affecté à l'Ecole des Radio de Fez, au Maroc et devient ensuite conseiller aéronautique en Libye. Puis le commandant Speich demande à rejoindre la Bourgogne où s'achève sa carrière à Auxerre en 1957 et est mis en congé du personnel naviguant à Dijon.

Roger Speich est décédé le 23 novembre 1984 à Dijon où il est inhumé.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes "Koufra", "Erythrée", "Ethiopie", "Fezzan-Tripolitaine"
• Médaille de l'Aéronautique
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Mérite Syrien
• Chevalier de l'Etoile Noire (Bénin)

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