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Alain Gayet
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Alain Gayet

GRCA
1er Régiment de Marche de Spahis Marocains

Alain Gayet est né le 29 novembre 1922 à Paris de parents médecins physiologistes et chercheurs.

Encore écolier au moment de la guerre, il refuse l'armistice et parvient à rejoindre Londres avec l'intention de devenir pilote.

Là, il s'engage dans les Forces Françaises Libres le 1er juillet 1940, à l'âge de 17 ans.

Affecté à la 1ère Compagnie du Train, il participe à l'expédition de Dakar en septembre 1940 puis, de janvier à juillet 1941, est élève-officier au Camp Colonna d'Ornano à Brazzaville.

En septembre 1941, à Damas, il est affecté aux Spahis, au Groupe de Reconnaissance de Corps d'Armée (GRCA), comme chef de peloton d'automitrailleuses dans l'escadron du capitaine Morel-Deville.

Il distingue particulièrement le 24 octobre 1942 au combat d'El Himeimat (El Alamein) et le 6 novembre suivant, commandant le peloton de tête de l'avant-garde, il poursuit l'ennemi avec la plus grande énergie, bien que le blindé sur lequel il se trouve ait sauté sur des mines dès le début de l'action.

Au cours des opérations des 14 et 15 avril 1943, en Tunisie, à l'ouest du Djebel Fadloun, Alain Gayet mène avec beaucoup de sang-froid et d'allant des patrouilles d'avant-garde. Il prend contact avec des chars ennemis et fournit des renseignements précieux sur les mouvements de l'adversaire au nord d'Ezouna.

Promu sous-lieutenant en juin 1943, il gagne le Maroc avec son unité, le 1er Régiment de Marche de Spahis Marocains (1er RMSM), qui devient le régiment de reconnaissance de la 2e Division Blindée du général Leclerc.

En avril 1944, avec la Division, il quitte Oran pour l'Angleterre.

Il débarque en Normandie, à Grandcamp, le 1er août 1944 et, engagé le 11 août en tête sur l'axe du Groupement Tactique Langlade (GTL), il progresse de plus de 15 kilomètres dans la journée, obligeant l'ennemi à se replier rapidement. Connaissant par ailleurs la présence de chars et d'armes antichars, il s'efforce de les détruire malgré l'infériorité des armes dont il dispose.

Après la libération de Paris, il poursuit le combat dans les Vosges. Le 21 novembre 1944, chargé avec son peloton d'auto mitrailleuses de reconnaître la route du carrefour Rethal au village d'Arziwiller, il tombe sur un groupe d'automoteurs ennemis embusqués dans le village de Guntzwiller. Malgré son infériorité d'armement, n'hésitant pas à engager le combat, il détruit un des engins adverses. Puis se trouvant dans une situation critique en raison de la supériorité écrasante des feux de l'ennemi, il réussit, grâce à son sang-froid et à une habile manœuvre, à regagner les lignes amies en ramenant ses blessés et réduisant ses pertes au minimum.

Le 15 avril 1945, dans la région de Royan, à la tête d'une patrouille à pied, il effectue hardiment la reconnaissance de la Bretelle, Fombedeau, Saint-Sulpice, ramenant des renseignements précis, malgré de nombreuses mines et les tirs ennemis. Le lendemain, à la tête d'un détachement comprenant deux pelotons de reconnaissance et une section portée d'infanterie, il procède avec audace et rapidité au nettoyage de la région de Mornac-sur-Seudre, faisant 60 prisonniers.

Alain Gayet termine la guerre en Allemagne avec le grade de lieutenant.

Démobilisé, il entreprend des études de Médecine et de Chirurgie, devient externe puis interne des Hôpitaux, de 1945 à 1959.

Chirurgien libéral et chirurgien du centre hospitalier de Charleville-Mézières de 1960 à 1968 puis chirurgien libéral à Bastia (1968-1969), le docteur Alain Gayet exerce comme chirurgien libéral et chirurgien du centre hospitalier de Dunkerque (1969 à 1977) .

Il exercera ensuite comme chirurgien libéral aux Sables d'Olonne et à Charleville-Mézières.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)

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