Ordre de la Libération Menu
Antonin Betbeze
<< Tous les compagnons

Antonin Betbeze

2ème Régiment de Chasseurs Parachutistes

Antonin Betbeze est né le 6 septembre 1910 à Juillan (Hautes-Pyrénées) dans une famille de cultivateurs.

Bachelier, il prépare des brevets pour entrer dans la Marine Marchande. Mais, après son service militaire (1931-1933) il choisit la carrière des armes et s'engage au titre du 6e Régiment de Tirailleurs Sénégalais (6e RTS) en avril 1934.

Il sert pendant trois années au Maroc comme caporal puis comme sergent avant d'être admis à l'Ecole des élèves officiers de Saint-Maixent en 1938 ;

Affecté le 28 août 1939 au 6e RIC, il est engagé dès le 3 septembre dans les combats de la Warndt.

En mai 1940, Le sous-lieutenant Betbeze se distingue dans plusieurs contre-attaques et, le 12 juin, dans l'Aisne, il résiste pendant plusieurs heures à des assauts acharnés des Allemands. Encerclé, sa section décimée, il se défend jusqu'au corps à corps au cours duquel il est maîtrisé par l'ennemi, se sacrifiant pour permettre le décrochage de son bataillon.

Fait prisonnier il est emprisonné en Pologne, à l'Oflag IID. Après six tentatives, il parvient à s'évader en août 1942 d'un camp de représailles en Haute-Silésie.

De retour en France, où il se met en rapport avec des groupements de Résistance.

Arrêté par la Gestapo sur dénonciation le 11 mars 1943, il s'évade le lendemain à Toulouse en cours de transfert vers le camp de Compiègne et gagne l'Espagne où il est à nouveau emprisonné en avril 1943.

Il s'évade le 1er novembre 1943 et rejoint les Forces françaises combattantes à Alger le 4 novembre. Le lendemain il est affecté au Bureau central de Renseignement et d'Action de Londres (BCRAL) sous le nom d'Alexis Domingot. Il rejoint l'Angleterre le 5 janvier 1944 et, volontaire pour les parachutistes, commence son entraînement. Pendant un exercice de saut de nuit le 4 mars 1944, son parachute se met en torche et il se fracture la colonne vertébrale.

Incomplètement guéri, il fait enlever son plâtre pour rejoindre clandestinement, à la faveur d'un convoyage aérien de jeeps, le 5 août 1944 son unité, le 2e Régiment de Chasseurs Parachutistes (2e RCP) en Bretagne. Sur place, il attaque avec trois jeeps de combat et 9 hommes le poste de DCA de Saint-Symphorien dans le Morbihan, flanqué de blockhaus, obligeant l'ennemi à abandonner la position. Il mène également des patrouilles offensives à Ploermel.

Fin août 1944, il est affecté aux côtés de Gilbert Renault (colonel Rémy) pour participer à la libération de Paris avec pour mission d'occuper l'Hôtel Majestic et de mettre la main sur les archives allemandes.

En septembre 1944, il dirige des patrouilles audacieuses entre Autun et Chalon-sur-Saône pour le compte de l'armée américaine.

Adjoint au commandant du 2e RCP, il s'illustre également dans les combats des Ardennes en décembre 1944 et janvier 1945.

Parachuté en Hollande le 7 avril 1945, le capitaine Betbeze apprend l'existence d'un PC allemand près de la ville de Westerbork ; il s'agit de celui du général de Feldgendarmerie chargé de la protection anti parachutiste en Hollande. Antonin Betbeze décide de passer à l'attaque et, avec 20 hommes et en plein jour, réduit à néant la station radio, le général et son Etat-major. Des renforts ennemis arrivant, il parvient à se replier en ordre en ramenant ses blessés.

Après la fin des hostilités , il est soigné pendant une année de ses blessures de guerre et obtient un congé de longue durée à l'issue duquel il est réintégré en 1953 dans l'armée de l'Air.

Commandant en 1954 il commande la base école de Caen, les élèves officiers de réserve et les fusiliers de l'Air.

Lieutenant-colonel, il est à la tête, en 1960, de la base aérienne d'Alger avant d'être affecté en 1962 à l'Etat-major de l'Air en Algérie.

Il sert ensuite à la 4e Région aérienne à Aix-en-Provence.

Commandant de la base aérienne de Lahr en Allemagne en 1965, il termine sa carrière avec le grade de colonel.

Antonin Betbeze est décédé le 2 février 1993 à Nice. Les obsèques et l'inhumation ont eu lieu à Juillan.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (1 citation)
• Médaille de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Médaille des Blessés
• Médaille de l'Aéronautique
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Croix du Combattant 39/45
• Médaille Commémorative des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative des Opération de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN
• Distinguished Service Order (GB)
• Medal of Freedom (USA)
• Croix de Guerre (Hollande)
• Mérite Militaire (Portugal)

Publications :

Qui ose gagne, Editions du C.E.P., 1946.

 

Imprimer