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Alfred Pillafort
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Alfred Pillafort

Résistance Algérie
Escadron Tcherkess

Alfred Pillafort est né le 5 juin 1905 à La Canée en Crête où son père, capitaine d'infanterie, était affecté.

De retour en France avec sa famille en 1908, il passe sa jeunesse à Paris puis à Sainte-Colombe-les-Vienne dans le Rhône.

Se destinant à la carrière des armes, il prépare à Strasbourg le concours d'entrée à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr où il est reçu en 1925. Sorti sous-lieutenant de l'Ecole dans la promotion "Maroc et Syrie", il est affecté au 3ème Régiment de Spahis à Batna.

Il passe en 1927 au 8ème Régiment de Spahis au Maroc où, dans le cadre des opérations de pacification, il se distingue au cours de l'investissement de la palmeraie du Tafilalet.

Chevalier de la Légion d'Honneur a 25 ans, il est muté en 1932 au 2ème Régiment de Spahis Marocains pour y encadrer un groupe de partisans du groupement Catroux au cœur de la rébellion marocaine.

En 1936 Alfred Pillafort rentre en France au 2ème Bataillon de Dragons Portés pour y préparer l'Ecole de Guerre. En 1939, promu capitaine, il est affecté au 11ème Cuirassiers avec lequel il combat en Belgique en 1940.

Au moment de la débâcle, il se retrouve successivement à Bordeaux, à Perpignan et enfin en Provence où en juillet 1940, il rejoint le dépôt de la Cavalerie à Orange.

Au début de 1941, il rejoint les Forces Françaises Libres en Syrie où il retrouve le général Catroux ; affecté au 1er Escadron de Spahis du capitaine Jourdier puis au 42ème Escadron de Partisans Tcherkesses, il sert jusqu'à la fin des activités au Moyen-Orient.

Chargé d'une mission secrète, il revient en France en compagnie d'un officier supérieur britannique. La police de Vichy, alertée, arrête l'officier britannique et le transfère à Toulon d'où Alfred Pillafort parvient à le faire évader. Lui-même menacé, il préfère se mettre à l'abri et part alors pour l'Algérie caché dans la cale d'un cargo.

A Alger en 1942, il participe à l'organisation de la résistance et met sur pied des groupes d'hommes sûrs et prêts à agir. Il prend aussi contact avec le consul des Etats-Unis puis avec les autres groupes de patriotes qui se préparent, eux-aussi, à agir. De jour en jour l'organisation progresse, n'attendant plus que le débarquement allié.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, le capitaine Pillafort et ses 47 partisans s'emparent de plusieurs points vitaux de la ville. Le 8, au début de l'après-midi, les Vichystes ont repris un à un les points neutralisés pendant la nuit ; ils tentent alors d'envoyer des troupes vers l'Est pour s'opposer au débarquement des américains mais, boulevard Baudin, ils se heurtent au capitaine Pillafort qui a fait dresser un imposant barrage rendant impossible toute circulation.

A 14 h15 une voiture s'arrête devant le barrage ; un coup de feu claque et Alfred Pillafort s'effondre, mortellement blessé au foie. Transporté à l'hôpital, il décède quelques jours plus tard, le 14 novembre 1942, des suites de sa blessure. Il est inhumé au cimetière Saint-Eugène à Alger.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 mars 1943
• Croix de Guerre 1939-45
• Croix de Guerre des TOE
• Legion of Merit (USA)
• Mérite Chérifien

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