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François Philippe
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François Philippe

1er Régiment d'Artillerie Coloniale

François Philippe est né le 12 août 1922 à Cysoing dans le Nord, douzième enfant d'un père notaire à Bouvines.

Lycéen au moment de la déclaration de guerre, le jeune François Philippe cherche à s'engager mais, trop jeune, sa demande est rejetée.

Chargé par son père de conduire une partie de sa famille en Bretagne au moment de la débâcle de juin 1940, il entend l'Appel du 18 juin et décide de rallier l'Angleterre et de rejoindre le général de Gaulle. Il prend la mer le 19 juin vers 6 heures du matin sur une barque de pêcheur.

Parvenu en Grande-Bretagne, il signe son engagement dans les Forces françaises libres mais, de nouveau considéré comme trop jeune, est affecté, dans un premier temps, au rodage des camions.

Faisant l'impossible pour être muté dans une unité combattante, il parvient à recevoir son affectation au Train des Equipages.

En octobre 1940 il débarque au Cameroun où il suit pendant plusieurs mois une formation militaire. Au sein de la Brigade d'Orient, il reçoit le "baptême du feu" en Erythrée où il se distingue en mars-avril 1941.

Il est alors nommé brigadier et, pendant la campagne de Syrie, continue à assurer le ravitaillement de son unité avec sang-froid et clairvoyance.

Après les opérations de Syrie de juin 1941, il prend part, au sein de la 1ère Brigade française libre, à la campagne de Libye, notamment à Bir-Hakeim où il est grièvement blessé au genou le 26 février 1942, par mitraillage d'avion en assurant le ravitaillement de la position.

Après six mois passés à l'hôpital et en convalescence, il rejoint la 1ère Division française libre mais cette fois-ci comme artilleur au 1er Régiment d'artillerie (1er RA); à ce titre il participe à la bataille d'El Alamein avant d'être présenté d'office à un cours d'élève officier d'artillerie. Le maréchal des logis Philippe est ensuite engagé avec son unité en Tunisie où il est promu au grade d'aspirant le 1er octobre 1943.

En Italie, à partir du mois d'avril 1944, en qualité d'observateur du 2e Groupe du 1er RA, il est toujours à la pointe des combats. Il est cité à l'ordre du corps d'armée pour avoir, lors des combats de mai 1944, communiqué d'importants renseignements ayant servi à détruire la résistance ennemie malgré un violent feu d'artillerie avec un réel mépris du danger.

Le 11 juin 1944, il une nouvelle fois blessé à son poste de combat, à l'observatoire de Montefiascone par un éclat d'obus. Refusant de se laisser évacuer, il rejoint avec enthousiasme son unité.

Une fois la campagne d'Italie achevée, il fait partie de la délégation de la 1ère DFL reçue par le Pape Pie XII.

Le 16 août 1944 il débarque en Provence et participe à la bataille pour la prise de Toulon.

Le 24 août, en recherche d'observation avancée pour réduire les dernières résistances de Toulon, l'aspirant Philippe et la jeep de l'Etat-major du 2e Groupe sont pris sous le feu de canons de 88 allemands sur la route de la Farlède à La Crau.

François Philippe est tué sur le coup. Il a été inhumé au cimetière de La Crau (Var).

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Erythrée" – "Libye 42" – "Tunisie"
• Médaille Commémorative de la Guerre 39/45

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