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Lucien Nouaux
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Lucien Nouaux

CFL
CF Marc

Alias : Marc

Lucien Nouaux est né à Bayonne le 14 novembre 1921.

Stagiaire de l'administration des contributions indirectes à Facture en Gironde il travaille ensuite à Paris, puis à Angoulême comme contrôleur. C'est là qu'il reçoit son ordre de départ pour l'Allemagne fin 1942. Réfractaire au Service du travail obligatoire, il quitte famille et emploi, tente de rejoindre les forces françaises libres en passant par l'Espagne avec quelques camarades.

L'opération échoue et il se rend en Bretagne d'où il ne parvient pas non plus à gagner l'Angleterre

A Lyon, il entre dans la clandestinité et prend contact avec la Résistance.

Entré dans un corps franc, il en devient rapidement un des animateurs, participe à de nombreux sabotages et assure le service des journaux clandestins entre Lyon et Toulouse.

En 1943, à Toulouse, Lucien Nouaux rencontre Pierre Dumas responsable local des Mouvements unis de Résistance (MUR). Il devient chef de corps franc à Toulouse et participe directement à 150 actions offensives (sabotage de voies ferrées, centrales électriques). Il est également l'agent de liaison d'Antoine Avinin, chef du mouvement Franc-Tireur. Il échappe aux nombreuses arrestations qui déciment la résistance toulousaine.

Début 1944, à sa demande, il quitte Toulouse pour Bordeaux où il suit Dumas, chargé de réorganiser la Résistance locale gravement touchée par les arrestations consécutives à la trahison de Grandclément, chef du corps-franc "Alouette". Adjoint de Dumas, Lucien Nouaux prend le pseudonyme de Marc et fonde le groupe franc du même nom. Patiemment, il reprend des contacts, monte des équipes de sabotage et fonde, avec un jeune officier de police, André Bouillard, le corps francs de la libération (CFL) rattaché aux Forces françaises de l'intérieur (FFI).

Il organise l'opération de sabotage de la centrale électrique de Cenon, mène des actions contre l'usine de cellulose de Facture, le poste de la Milice à Bordeaux, les pylônes à haute tension des grandes lignes de Bordeaux, des voies ferrées et des lignes téléphoniques et assure des réceptions de parachutage

Pourchassé par la Gestapo, Lucien Nouaux poursuit sa tâche malgré la répression qui touche son corps-franc (28 fusillés et 12 déportés). Trahi, il tombe dans une souricière de la Gestapo près du Parc des Sports le 25 juillet 1944 à Bordeaux. Blessé de deux balles, il est arrêté et emmené dans les locaux de la Gestapo au Bouscat où les policiers le libèrent de ses liens. Immédiatement, ayant conservé une arme sur lui, il fait feu sur les Allemands qui l'abattent immédiatement.

Lucien Nouaux est inhumé au cimetière de Cestas en Gironde.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 avec palme

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