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Edmond Nessler
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Edmond Nessler

Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique
22ème BMNA

Edmond Nessler est né le 24 février 1907 au Caire. Son père travaille dans l'import-export et l'immobilier.

Licencié en droit et ès-lettres, également diplômé de l'Ecole libre des Sciences politiques, Edmond Nessler effectue son service militaire, en 1929 et 1930, au 11e Régiment d'Aviation de Bombardement de Nuit avant de commencer une carrière de journaliste.

Mobilisé en 1939, il intègre une session d'élèves aspirants à Bouguenais en Loire-Atlantique.

Promu aspirant le 25 avril 1940, il rejoint ensuite l'Etat-major de Rouen, puis, à la fin de la bataille de France au cours de laquelle il obtient une citation à l'ordre du corps d'armée, bat en retraite jusqu'à Langon (Gironde).

En juillet 1941, refusant la défaite, Edmond Nessler passe la frontière espagnole à Canfranc et s'engage à la délégation de la France libre à l'Ambassade britannique de Lisbonne.

Il arrive en Angleterre à la fin de l'année 1941 et dirige un cours d'élèves aspirants à Dolphin Square à Londres. Volontaire pour servir plus activement, il embarque en mai 1942 sur le Queen Mary à destination de Freetown, Le Cap, Suez et Beyrouth.

Promu lieutenant en septembre 1942, il participe alors, de décembre 1942 à février 1943, à la campagne de Libye au sein du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP).

Il est ensuite affecté au 22e Bataillon de Marche nord africain (22e BMNA), qui intègre rapidement le 2e Régiment d'Infanterie Coloniale (2e RIC), avec lequel il prend part à la campagne de Tunisie.

En 1944, Edmond Nessler combat en Italie avec le 22e BMNA, au sein de la 1ère Division française libre (1ère DFL), du Garigliano à Radicofani, où, le 15 juin, devant Torre Alfina, blessé par des éclats d'obus, il fait la preuve de son courage et de son sang froid : gardant le commandement de sa section, il la conduit jusqu'à Radicofani, où, le 18 juin, elle bouscule l'ennemi qui menaçait de l'encercler de ses feux. Blessé de nouveau par éclats d'obus, le lieutenant Nessler refuse de se faire évacuer et, sous un violent tir d'artillerie, poursuit sa mission depuis le point d'appui le plus avancé de sa section. Pour ces faits, il est cité à l'ordre de la division.

Toujours avec son bataillon, il prend part à la campagne de France, de Cavalaire jusqu'au Rhin. Là encore, il se distingue par sa ténacité : du 23 au 31 janvier 1945, dans la région de Colmar, il entraîne à l'assaut une section dont le chef venait d'être tué, au mépris du danger et des rafales de mitrailleuses.

Il participe encore aux opérations dans le sud des Alpes où il termine la guerre en mai 1945.

Démobilisé six mois plus tard, Edmond Nessler reprend sa carrière de journaliste. Rédacteur en chef du Journal du Centre à Nevers, il est successivement grand reporter à France Illustration, à l'Information, à Franc-Tireur, envoyé spécial du Monde, puis directeur des Cahiers de l'Algérie Nouvelle (1960-1962).

Député UNR-UDT de l'Oise de 1962 à 1978, Edmond Nessler est, de 1974 à 1977, Président de l'Assemblée de l'Union de l'Europe occidentale (UEO), seule compétente en matière de Défense.

Edmond Nessler est décédé le 24 novembre 2004 à Paris.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 27 décembre 1945
• Croix de Guerre 39-45 (5 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Libye", " Tunisie"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative de la Campagne d'Italie
• Africa Star (GB)


Publication :

Les champs secrets, Editions Charlot, Alger, 1944. En collaboration avec André Linné (André Lichtwitz).

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