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Yves Mourier
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Yves Mourier

Régiment de Chasse Normandie-Niémen

Fils d'officier général, Yves Mourier est né le 30 septembre 1912 à Avignon, dans le Vaucluse.

Bachelier, il s'engage le 30 septembre 1933 pour 5 ans, à l'intendance militaire d'Avignon au titre du 2e Bataillon de l'Air ; il est en stage de pilotage à Istres, du 1er octobre 1933 au 15 juin 1934.

Il est nommé caporal le 25 mars 1934, puis caporal-chef le 16 avril 1934 avant de suivre un stage de chasse à Etampes du 25 juillet au 25 septembre dont il sort avec le brevet de pilote.

Promu sergent le 16 avril 1935, il est affecté à la base aérienne n° 104, puis quitte le 2e Bataillon de l'Air le 30 octobre 1935.

En subsistance au 8e Génie, il effectue ensuite un stage de vol sans moteur le 15 juin 1936.

Le 14 août 1936, il rejoint sa formation. Affecté à la base aérienne de Villacoublay, il est rayé des contrôles de la Base aérienne n°104 le 1er octobre 1936. Il entre à l'Ecole de l'Air (division du personnel navigant) le 13 septembre 1937, passe son brevet d'observateur en avion et est promu au grade de sous-lieutenant le 15 septembre 1938.

Il est ensuite affecté à la 21e Escadre aérienne, à Bordeaux le 7 novembre 1938, puis à la 7e Escadre aérienne de Dijon le 7 juin 1939, au Groupe de Chasse III/7.

Il participe à un stage de vol à haute altitude à Toulouse, en janvier 1940, puis à la campagne de France. Yves Mourier, le 14 mai 1940, descend, avec sa patrouille, quatre Henschel 126 ennemis. Une semaine plus tard, il prend le commandement de la 5e Escadrille. Le 20 juin 1940, il abat un autre Henschel 126.

Après la dissolution de son GC, Yves Mourier est affecté à l'Etat-major du Groupement de Chasse 22 à Toulouse, le 15 août 1940.

Promu lieutenant, Yves Mourier sert ensuite au groupe de chasse 2/1 à Tunis, à partir de novembre 1940. Il est breveté chef de patrouille en avril 1941.

Yves Mourier est ensuite affecté à Air Levant le 13 juin 1941. Dans le but de gagner les Forces aériennes françaises libres, il accepte le convoyage, de Rhodes vers la Syrie, de Dewoitine 520, et pour sa première mission, il se pose à Alep à bout de carburant (Rhodes-Alep représente la distance maximale franchissable avec un D.520). Son avion lui est enlevé dès son arrivée et il est renvoyé en France par avion de transport. Le 5 juillet 1941, il fait un second convoyage jusqu'à Alep. Affecté en Syrie à la 5e escadrille du Groupe de Chasse III/6, les avions étant très surveillés, il ne peut en prendre aucun.

Le 9 juillet 1941, à bord d'un avion de transport, il quitte Alep pour Athènes. De là, le 11 juillet, il s'envole sur un D.520 à destination de la Syrie, espérant bien cette fois parvenir à ses fins. Mais un accident mécanique provoque un incendie à bord et il se voit contrait d'écraser son avion en Turquie où il reste prisonnier pendant 21 mois.

Yves Mourier s'évade le 13 mars 1943, dans des circonstances très périlleuses, et reste caché pendant huit jours dans une voiture afin de pouvoir regagner la Syrie où il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres le 22 mars.

Il rejoint ensuite la Grande-Bretagne, à Camberley le 23 mars 1943, puis est affecté, à sa demande, au Groupe de Chasse Normandie le 15 août 1943.

Il arrive en URSS le 14 septembre 1943 et prend part avec sa nouvelle unité à l'offensive sur le secteur de Ielna puis de Sloboda. En octobre 1943, les pilotes français prennent les quartiers d'hiver à Toula. Le 13, il abat un FW 190.

Promu au grade de capitaine le 25 décembre 1943, Yves Mourier reçoit, le 1er février 1944, le commandement de la 2e Escadrille du Normandie.

A partir du 22 juin 1944 l'unité passe dans l'offensive d'été menée par l'armée Soviétique, elle est chargée de la couverture au sol et de l'escorte de bombardiers et d'appareils de reconnaissance.

Le capitaine Mourier est ensuite basé, avec le Normandie, en Lituanie et prend part à l'attaque lancée contre Königsberg le 16 octobre 1944.

Le 25 octobre 1944 il est renvoyé au Moyen Orient pour raisons de santé. Il est titulaire de 4 victoire sur des FW 190 avec le groupe Normandie.

Le 24 mars 1945, il est affecté chef de cabinet à l'Inspection générale de l'Armée de l'Air avec le grade de commandant. Il termine la guerre avec 9 victoires homologuées.

Début mars 1947, il est nommé chef d'Etat-major du général Valin, inspecteur général de l'armée de l'air.

Muté en février 1948 comme commandant en second de la Base école de Meknès, le commandant Mourier qui compte alors plus de 1300 heures de vol, se tue dans un accident, lors d'un vol d'entraînement sur Spitfire, à Tiflet entre Rabat et Meknès, le 1er avril 1948. Il est inhumé au cimetière de Fabrezan dans l'Aude.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 16 octobre 1945
• Croix de Guerre 1939-1945 (9 citations)
• Ordre du Drapeau Rouge (URSS)
• Ordre de la Victoire (URSS)

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