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René Baudry
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René Baudry

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
Régiment de Marche du Tchad

René Baudry est né le 23 mars 1907 à Baignes Sainte Radegonde (Charente).

Il effectue son service militaire au 3e Régiment d'infanterie coloniale (3e RIC) en 1927-1928 et est rendu à la vie civile avec le grade de sergent.

Comptable aux usines Schneider à Lormont en Gironde, il est rappelé comme sergent-chef de réserve le 2 septembre 1939.

Affecté à la 7e Compagnie du 7e Régiment de la 7e Armée (sous les ordres du général Frère), il est blessé par balle à la jambe le 27 mai 1940 près d'Amiens.

Sorti de l'Hôpital fin juin 1940, il se rend à Bordeaux.

Reprenant sa place de comptable chez Schneider, il décide immédiatement de rejoindre le général de Gaulle. Après de longues recherches d'une filière, il échoue dans sa première tentative de passage de la frontière espagnole fin mars 1941. Il fait alors une seconde tentative : il quitte Bordeaux le 2 avril 1941, traverse à pied la frontière, mais il est arrêté par les Espagnols le 19 avril, à 8 kilomètres de San Sebastian.

Il est alors transféré au Camp de Miranda et remis le 8 août 1941 aux autorités françaises à Pau où il est incarcéré.

Libéré le 8 septembre 1941, il gagne Marseille où il s'engage comme volontaire pour l'Indochine, ce qui lui permettrait de quitter la France pour s'engager dans les Forces françaises libres. Après Pearl Harbour (7 décembre 1941), et la suppression des départs pour l'Asie, il demande à être affecté au Dahomey. Il embarque le 27 décembre 1941 et arrive à Kandi le 28 février 1942.

Il s'évade pour rejoindre le Nigeria le 2 mai, arrive le 31 mai 1942 à Fort-Lamy, au Tchad, où il signe son acte d'engagement dans les Forces françaises libres.

Déclaré hors la loi par Vichy, il est condamné à mort par le tribunal militaire de Dakar.

Affecté comme adjudant au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), il participe à la conquête du Fezzan, de la Tripolitaine et de la Tunisie avec la Force L du général Leclerc et se distingue par son courage. Blessé à son poste d'observation le 27 février 1943 en Tunisie par éclat d'obus, il refuse de se faire évacuer.

Il est fait Compagnon de la Libération après les combats dans le Djebel Garci en Tunisie. En juillet 1943 son unité devient le Régiment de marche du Tchad (RMT).

Promu adjudant-chef en avril 1944, il sert à la 2e compagnie du 1er Bataillon du RMT ; René Baudry prend part à la campagne de France avec la 2e DB. En janvier 1945, il est muté à la 4e compagnie du 2e Bataillon du RMT. Six fois cité, blessé une deuxième fois, il termine la guerre avec le grade de sous-lieutenant.

Il continue sa carrière militaire dans l'Infanterie de marine et part comme volontaire pour l'Indochine en septembre 1945. Rapidement promu lieutenant, il passe dans l'armée d'active et retourne en France en août 1947.

Affecté ensuite successivement à l'Etat-major des forces terrestres, maritimes et aériennes en Afrique du Nord puis à la 1ère Demi-brigade coloniale à Madagascar, il est promu capitaine en octobre 1951.

De retour en métropole en juillet 1952, il se voit affecté au 13e Régiment de tirailleurs sénégalais en Algérie pendant un an puis en AOF jusqu'en 1956 puis de nouveau en Algérie jusqu'en novembre 1958.

Il part à la retraite comme capitaine en 1959.

René Baudry est décédé le 19 novembre 1964 à Baignes Sainte Radegonde (Charente) où il est inhumé.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 2 juin 1943
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 1939-45 (6 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes Fezzan-Tripolitaine", "Extrême-Orient"
• Croix du Combattant
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN
• Presidential Unit Citation (USA)
• Officier de l'Etoile Noire (Bénin)
• Chevalier du Nicham Iftikhar
• Officier de l'Etoile des Comores

 

Publication :

• Vivrais-je cent ans..., édité en 1951 à Tananarive.

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