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Jean Laborde-Noguez (De)
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Jean Laborde-Noguez (De)

1er Bataillon d'Infanterie de Marine
Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Fils de rentiers, Jean de Laborde-Noguez est né le 28 septembre 1916 à Lamothe dans les Landes.

Engagé volontaire pour cinq ans en juin 1935 au titre du 106e Régiment d'infanterie (106e RI), il est promu sergent en octobre 1937.

Admis comme EOR à Saint-Cyr, il est nommé aspirant en septembre 1939.

En novembre 1939, il est envoyé à Tripoli comme chef de section à la 1ère compagnie du 24e Régiment d'infanterie coloniale (24e RIC).

En avril 1940, il est promu sous-lieutenant.

Le 27 juin, il apprend l'acceptation de l'armistice par le commandement. Le soir même, alors qu'il est officier de jour à la caserne, il met au point un plan d'évasion avec le capitaine Folliot.

Avec ce dernier et la 3e compagnie qu'il commande, Jean de Laborde-Noguez s'échappe de Tripoli en direction de la Palestine qu'il gagne grâce à des camionnettes réquisitionnées avec de faux ordres de mission.

Réunis au camp de Moascar, les volontaires français décident de prendre le nom de 1er Bataillon d'Infanterie de Marine (1er BIM) et constituent, pour les Britanniques, le premier élément des Free French (Français Libres).

Dès septembre 1940, Jean de Laborde-Noguez prend part à la première campagne de Libye et aux combats de Sidi-Barani et Buc-Buc. Le 21 janvier 1941, par un coup d'audace, il pénètre le premier dans les défenses de Tobrouk.

Il est nommé lieutenant le 15 février 1941 et reçoit en mars 1941, la Croix de la Libération.

Lors de la campagne de Syrie, il est gravement blessé par balle à la jambe le jour où tombe le lieutenant-colonel Génin.

Remis de sa blessure, il retrouve le 1er BIM et prend le commandement de la section d'automitrailleuses et canons de 25 mm. Fin décembre 1941, il commande la 4e section de la compagnie placée sous les ordres du capitaine Pichat.

En janvier 1942, il se trouve de nouveau engagé en Cyrénaïque (Libye) et remplace à la tête de la compagnie son capitaine tué accidentellement. Avec la 1ère Brigade du général Koenig, le 1er BIM s'installe à Bir-Hakeim. Au cours du siège par l'Afrika Korps, il conduit de nombreuses "Jock-Colonnes" et, lors de la sortie de la position dans la nuit du 10 au 11 juin 1942, sa maîtrise fait l'admiration de ses hommes.

Promu capitaine le 25 juin 1942, son unité devient le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) en fusionnant avec le Bataillon du Pacifique (BP 1).

Il est engagé avec le BIMP dans la bataille de l'Himeimat (El Alamein) en octobre 1942. Après la percée d'El Alamein, il est désigné avec son unité comme compagnie d'honneur du général Montgomery. En février 1943, Jean de Laborde-Noguez retrouve son bataillon et se distingue dans les derniers combats de la campagne de Tunisie. Il est rattaché à la Force Leclerc à partir du mois d'avril.

Débarqué en Italie en avril 1944 avec la 1ère Division française libre, il est mortellement blessé pendant l'attaque du Girofano, dans la nuit du 10 au 11 mai 1944. Jusqu'à l'extrême limite de ses forces, il continue d'exercer son commandement. Il ne se laisse évacuer qu'après avoir passé le commandement à son adjudant, Pierre Delsol.

Jean de Laborde-Noguez décède le 13 mai 1944 et est inhumé au cimetière divisionnaire n°1 de la DMI et de la 2e DIM près du village Campo-Gallucio.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1941
  • Croix de Guerre (2 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafes « Libye 1941 », « Bir Hackeim, 1942 »
  • Médaille des Blessés
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