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Jules Hirlemann
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Jules Hirlemann

13ème Demi Brigade de Légion Etrangère
BM 3

Fils de postier d'origine alsacienne et d'une mère lorraine, Jules Hirlemann est né le 14 janvier 1901 à Belfort.

Après des études à l'Ecole secondaire du Sacré-Coeur à Conflans, il entre en 1920 chez les Père du saint Esprit. Il effectue son service militaire en 1921 comme infirmier avant d'être envoyé au Canada comme surveillant dans un collège français.

Ordonné prêtre en mars 1927 à Ottawa, il part, trois mois plus tard, comme missionnaire à Brazzaville au Congo.

En octobre 1939, mobilisé comme sergent infirmier, il est envoyé à Fort-Lamy, puis à Faya-Largeau au Tchad. Il rejoint les Forces françaises libres au moment du ralliement du Tchad à la France libre, le 26 août 1940.

Nommé aumônier militaire, il quitte Largeau en novembre 1940 pour rejoindre le Bataillon de marche n° 3 (BM 3) placé sous les ordres du commandant Garbay. Avec le BM 3, il prend part aux combats d'Erythrée au sein de la Brigade d'Orient, notamment à Cub cub, Keren et Massaoua.

Ensuite rapatrié à Qastina en Palestine en mai 1941 avec son unité, il participe à la campagne de Syrie en juin 1941.

Aumônier divisionnaire à Beyrouth, puis aumônier de la Force L (Larminat), puis du Western Desert, il tient, en plus de ses fonctions, à assurer le service d'aumônier du 2e Bataillon de la Légion étrangère et devient alors l'aumônier principal des FFL.

En mai et juin 1942, dans le désert de Libye avec le 2e BLE, il se distingue lors de la défense de Bir-Hakeim, par son dévouement absolu pour les blessés, auxquels il prodigue des secours moraux tout en participant constamment à leur ramassage et à leur transport au poste de secours. Faisant preuve d'un mépris absolu du danger, le Père Hirleman fait alors figure d'exemple pour tous.

Présent aux combats d'El Alamein, il donne les derniers sacrements au lieutenant-colonel Amilakvari le 24 octobre 1942.

Il participe ensuite aux campagnes de Tunisie, d'Italie et de France. En Italie, il prend la place de l'aumônier de la Légion, le Père Malec, au moment où ce dernier est évacué, se tenant toujours aux postes de secours avancés où, allant voir les blessés des compagnies de tête, il fait de nouveau l'admiration de tous.

Dans les Vosges, au cours des très durs combats du 3 au 8 novembre 1944, dans des conditions de climat et de terrain épouvantables, il demeure sans cesse en première ligne, s'assurant lui-même de l'évacuation des blessés et de la recherche des tués. Constamment en première ligne, du 27 novembre au 3 décembre 1944, il prodigue à tous le réconfort de sa présence.

Jules Hirlemann termine la guerre avec le grade d'aumônier capitaine.

Nommé aumônier de la Légion étrangère en septembre 1945, il rejoint Sidi Bel Abbès et y demeure jusqu'en 1959. Jules Hirlemann est ensuite prêtre de paroisse dans les Bouches-du-Rhône, d'abord à Saint-Mitre les Remparts puis, à partir de 1968, à Puyloubier.

Le Père Hirlemann est décédé le 20 octobre 1987 à Puyloubier. Il est inhumé au Carré de la Légion.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 7 mars 1945
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (1 citation)
• Commandeur du Nicham Iftikar
• Officier du Nicham El Anouar

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