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François Garbit
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François Garbit

BM 3
Bataillon du Tchad

François Garbit est né le 22 février 1910 à Marseille (Bouches-du-Rhône). Son père, général de division, est mort des suites de blessures reçues pendant la 1ère Guerre mondiale.

Elève de l'externat Saint-Joseph à Lyon où il se lie d'amitié avec le jeune Henri Groues, le futur Abbé Pierre, puis de l'externat des Pères Jésuites, François Garbit se dirige bientôt vers la carrière des armes.

En octobre 1929 il entre à Saint-Cyr (promotion Mangin) d'où il sort deux années plus tard en choisissant l'Infanterie coloniale.

Affecté au 4e Régiment de tirailleurs sénégalais à Toulon, il est envoyé en mai 1932 en Mauritanie où il prend le commandement du poste de Nouakchott. Nommé lieutenant, il est ensuite affecté au poste de Fort-Gouraud, au moment de sa construction.

Il rejoint plus tard le groupe nomade d'Idjil avec lequel il participe, en avril 1934, à la liaison de Bel Gardane qui voit la jonction des troupes des confins algéro-marocains avec celles de Mauritanie.

Entre temps il réalise de nombreux travaux topographiques et la première étude géographique de la Koediat d'Idjil. En 1936, après un bref séjour à Paris passé au Service géographique de l'armée, il prend le commandement du groupe nomade de l'Ennedi au Tchad.

En septembre 1939 il est promu au grade de capitaine et bientôt muté à un détachement de renfort pour la France. En mars 1940 son unité est dirigée sur Brazzaville puis Pointe-Noire d'où il ne pourra finalement embarquer, l'armistice survenant. Refusant la défaite, il se rallie au général de Gaulle, remonte au Tchad et prend le commandement de la 2e Compagnie du 3e Bataillon de marche (BM 3).

François Garbit prend part à la campagne d'Erythrée contre les Italiens et se distingue par son courage et son talent manœuvrier. Il combat à Kub-Kub (20 février 1941) et à Keren (26 mars 1941) avant d'être fait Compagnon de la Libération par le général de Gaulle.

Passé en Palestine, il participe, en juin 1941, aux opérations de Syrie qui voient s'affronter Forces françaises libres et Vichystes. Le 8 juin, lors de son entrée en Syrie, alors qu'il accompagne une compagnie australienne, il est grièvement blessé par balle à l'épaule et à la jambe. Rétabli à l'automne, il rejoint son bataillon dans le Djebel Druze et y accomplit, sous la direction du général Monclar, des missions de contact avec la population visant à relever le prestige de la France.

Epuisé par cinq années d'un dur séjour outre-mer, il contracte la typhoïde. Envoyé à l'hôpital de Damas, il y meurt le 7 décembre 1941. Inhumé en Syrie dans un premier temps, son corps a été rapatrié en France en octobre 1954 pour être réinhumé à Mornant dans le Rhône.

• Chevalier de la Légion d'Honneur à titre posthume
• Compagnon de la Libération - décret du 23 juin 1941
• Croix de Guerre 39/45 avec Palme
• Médaille Coloniale avec agrafe « Sahara »
• Médaille Commémorative 39/45

Publications

Vers le plus grand amour, Editions du Soleil Levant, Namur 1962
Un témoignage, Le Caire 1943
Carnets de route d'un méhariste du Tchad (présentés par Jean d'Arbaumont), Saint-Maur des Fossés 1997
Dernières lettres d'Afrique et du Levant, Saint-Maur des Fossés 1999

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