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Roger Furst
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Roger Furst

Groupe de Bombardement « Lorraine »

Roger Furst est né le 22 mai 1912 à Belfort.

Appelé au service militaire en mai 1934, il est nommé caporal en octobre, puis il s'engage dans l'aviation en mai 1935 après sa démobilisation. Après un séjour de formation à Reims, il est envoyé à Rochefort, en octobre 1936, où il passe son brevet de mécanicien avion.

Renvoyé à Reims comme mécanicien, il est nommé sergent en mai 1937.

Affecté lors de la déclaration de guerre au GAO 552, il participe jusqu'en juin 1940 à plusieurs missions de reconnaissance et de liaison aérienne dans la zone du front Nord.

Après l'armistice, il obtient une mutation pour le Moyen-Orient et est dirigé sur Toulouse puis sur Marseille d'où il part pour Beyrouth le 28 novembre 1940.

En décembre, il est affecté à la base aérienne de Rayack au Liban ; de là, il entre en contact avec le mouvement de résistance clandestin dans lequel il opère comme chef de poste radio en liaison avec l'Etat-major du général Catroux en Palestine. Le 4 août 1941, il rallie officiellement les Forces aériennes françaises libres à Damas.

En octobre 1941, il passe son brevet de radio-mitrailleur et est affecté comme tel au Groupe de bombardement "Lorraine" tout récemment créé.

Il prend part à toutes les opérations du groupe entre octobre 1941 et mars 1942 notamment en Libye avec l'équipage du lieutenant Marcel Langer, effectuant 52 missions de bombardement et à Saint-Jean d'Acre avec l'escadrille "Nancy" et l'équipage du lieutenant de Goujon de Thuisy, effectuant 5 missions de reconnaissance en mer.

En octobre 1942, Roger Furst embarque à Suez à destination de l'Angleterre où il débarque en janvier 1943. Il est affecté à Camberley pour y suivre un nouvel entraînement. En mai 1943, il est promu adjudant et en septembre, il rejoint le "Lorraine" et est affecté à l'escadrille "Metz". Il effectue 35 missions de bombardement sur la France, la Belgique et la Hollande dans l'équipage du capitaine Rozoy comme mécanicien mitrailleur.

Le 14 janvier 1944, lors de l'attaque d'une rampe de V I dans la Somme, il est blessé par un éclat d'obus de DCA à 2 500 mètres au-dessus de l'objectif. Malgré la douleur il continue sa surveillance en aidant son pilote, le capitaine Rozoy, également blessé et contribuant ainsi à permettre à l'avion isolé de retraverser la Manche et d'effectuer en Angleterre un atterrissage de fortune ; à cette occasion, il reçoit une citation à l'ordre de l'Armée aérienne.

Aussitôt rétabli, nommé adjudant-chef, Roger Furst reprend ses missions de bombardement comme radio-mitrailleur et obtient deux nouvelles citations à l'ordre de l'Armée. Fin juillet 1944, l'équipage est retiré des opérations et mis au repos. L'adjudant-chef Furst totalise alors 92 missions de guerre et un peu plus de 150 heures de vol d'opération.

En août 1944, il est muté à l'Ecole de Radio de Madley en qualité d'instructeur avant d'être promu sous-lieutenant en novembre.

Rapatrié en France en février 1946, il poursuit sa carrière dans plusieurs bases aériennes. En novembre 1946, il est nommé lieutenant.

En 1949 il est détaché pour un an à la zone d'occupation américaine en Allemagne. Promu capitaine en 1952, il sert ensuite en Indochine entre 1954 et 1956.

En février 1957 le capitaine Furst commande la 13e Escadre de Chasse à Colmar ; en avril 1960, il reçoit ses galons de commandant et en 1962, le commandement du Détachement français de liaison à la Base U-SAF de Phalsbourg en Moselle.

En 1966, atteint par la limite d'âge, il part à la retraite avec le grade de lieutenant-colonel.

Roger Furst est décédé le 13 novembre 1972 à Soultz dans le Haut-Rhin où il a été inhumé.

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 29 décembre 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Médaille Coloniale

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