Ordre de la Libération Menu
Benjamin Favreau
<< Tous les compagnons

Benjamin Favreau

Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique
Bataillon du Pacifique

Benjamin Favreau est né le 17 janvier 1915 à Falleron en Vendée dans une famille d'agriculteurs.

Il fait des études de lettres classiques à la Faculté catholique d'Angers puis à la Sorbonne.

Réformé, il tente vainement de s'engager au moment de la déclaration de guerre de septembre 1939. Il choisit de rejoindre les colonies et s'embarque pour la Guinée où il est employé par la Société commerciale de l'Ouest Africain (SCOA)

Fin juin 1940, il se trouve à Conakry et, refusant l'armistice, décide de rejoindre les Forces françaises libres. Par camion il gagne Coyah, au sud de la Guinée, et passe la frontière de la Sierre-Leone le 20 octobre 1940. Engagé aux FFL le lendemain, il est admis à suivre les cours de l'école d'élève aspirant du camp Colonna d'Ornano de Brazzaville en janvier 1941.

A sa sortie du camp Colonna d'Ornano en juillet 1941, l'aspirant Favreau est affecté au Bataillon du Pacifique (BP 1). Il participe dès lors à toutes les campagnes de la 1 ère Division française libre. Chef de section, il reçoit le baptême du feu en janvier 1942 à Halfaya en Libye. Il se distingue ensuite à Bir-Hakeim, du 27 mai au 11 juin 1942, en réussissant à plusieurs reprises à pénétrer profondément à l'intérieur des lignes ennemies, rapportant des renseignements précis et importants, posant des mines et participant à la destruction de véhicules ennemis.

Pour ces faits, il reçoit la Croix de la Libération des mains du général de Gaulle à Beyrouth le 29 août 1942.

Le sous-lieutenant Favreau poursuit la guerre au sein du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP), issu de la fusion, après Bir-Hakeim du BP 1 et du Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (1er BIM). Il combat à El Alamein en octobre 1942 puis en Tunisie de mars à mai 1943. Lors d'une patrouille de nuit le 5 mai au Djebel Kassoum, il met plusieurs Allemands hors de combat et ramène trois prisonniers alors qu'il est grièvement blessé par des éclats de grenade et poursuivi par l'ennemi. Il est promu lieutenant en juin 1943.

Lors de la campagne d'Italie (avril-juin 1944) il entraîne sa section avec un élan remarquable dans les combats de Radicofani.

Débarqué en Provence à la mi-août 1944 avec la 1 ère Division française libre, il est de nouveau blessé dans les combats pour la libération de Toulon en août 1944 par un éclat d'obus à la tête. Il combat encore dans les Vosges, en alsace et termine la guerre dans le massif de l'Authion dans les Alpes.

Démissionnaire de l'armée en avril 1946, il devient administrateur de la France d'Outre-Mer, chef de circonscriptions territoriales en AEF ; il est ensuite chef du bureau des Affaires économiques de l'Oubangui-Chari.

De 1956 à 1958, il est conseiller technique au cabinet du ministre de la FOM, responsable des services de Santé, du Travail et des Affaires sociales.

De 1958 à 1960, il est commissaire résidant de France aux Nouvelles Hébrides.

En 1961-1962, Benjamin Favreau est conseiller technique au cabinet du secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères. Il est ensuite conseiller aux Affaires administratives.

Benjamin Favreau est décédé le 20 décembre 1994 à l'Hôpital du Val-de-Grâce à Paris. Il a été inhumé à Grand-Landes en Vendée.

  • Officier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 9 septembre 1942
  • Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
  • Médaille Coloniale avec agrafe "Lybie-Bir Hakeim"
  • Croix du Combattant Volontaire 39/45
  • Military Cross (GB)

Publication :

Compagnon de la Libération, Geste Editions, Témoignage, 2011

Imprimer