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Michel Durrmeyer
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Michel Durrmeyer

1er bataillon de choc

Fils d'officier, Michel Durrmeyer est né le 16 avril 1916 à Marseille.

Etudiant en médecine, il est mobilisé en septembre 1939 à l'Ecole d'application du Génie. admis au peloton d'élève officier de réserve, il est promu aspirant en avril 1940.

Fait prisonnier à Cerqueux (Maine-et-Loire) lors de la campagne de France en juin 1940, il est interné au stalag 1 A en Prusse-orientale.

Malade, très affaibli, il est rapatrié pour raisons sanitaires en France en mars 1942.

Après deux mois de convalescence, il reprend ses études et entre dans la Résistance.

A Lyon, centre de son activité, il crée avec quelques compagnons une imprimerie clandestine où il confectionne de faux papiers de travailleurs ce qui facilite l'évasion des camps de prisonniers de nombreux de ses camarades.

Il organise aussi des évasions par l'Espagne jusqu'à l'invasion de la zone sud par les Allemands en novembre 1942. A cette date, il décide de passer lui aussi par l'Espagne. Avec son frère, il réussit, après plusieurs tentatives, à traverser la frontière pour rejoindre Barcelone. Internés plusieurs mois il finissent par rejoindre le Maroc.

Michel Durrmeyer, refusant une affectation dans un service médical s'engage le 6 juin 1943 au Bataillon de Choc comme aspirant.

Chef de section, il se distingue lors de la campagne d'Italie et notamment le 1er octobre 1943 en s'infiltrant dans les positions ennemies et en faisant, avec deux de ses hommes, six prisonniers.

Promu sous-lieutenant, il participe activement à la prise de l'Ile d'Elbe où, le 17 juin 1944, il prend le PC de San Pietro di Marino, pousse jusqu'à Marciana Marina en anéantissant ou faisant prisonnier les détachements chargés de faire sauter le pont de Bagnio. Un peu plus tard, il fait prisonnier à lui seul les servants d'un nid de mitrailleuses. Il est décoré de la Légion d'Honneur sur le champ de bataille.

Débarquant en Provence en août 1944, il fait preuve d'une inlassable activité et d'une audace extraordinaire lors des combats de Toulon. Ainsi, le 21 août, il fait reculer tout seul une section ennemie, causant une dizaine de pertes dans ses rangs.

Le mois suivant, il est blessé par balle à la cuisse à Talant en Côte d'Or et évacue la position en dernier. Après une courte convalescence à Paris, il rejoint son unité et se distingue de nouveau en novembre 1944 dans les combats devant Belfort faisant encore de nombreux prisonniers.

Le lieutenant Michel Durrmeyer tombe le 30 janvier 1945 en Alsace, à Jebsheim, mortellement blessé par un obus antichar.

Il est inhumé à Nîmes.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 janvier 1946
• Croix de Guerre 39/45 (5 citations)
• Silver Star (USA)

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