Ordre de la Libération Menu

Les Communes 


L'ordonnance n° 7 créant l'ordre de la Libération précise que celui-ci est « destiné à récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire ». Ainsi, le général de Gaulle attribuera, au titre des collectivités civiles, la croix de la Libération à 5 communes françaises :

La première ville ayant reçu la croix de la Libération est donc Nantes, dès le 11 novembre 1941, puis Grenoble le 4 mai 1944. S'ajouteront, par la suite, le 24 mars 1945, Paris, dont la citation porte : "Capitale fidèle à elle-même et à la France", le village de Vassieux-en-Vercors, le 4 août 1945 dont 72 de ses habitants furent massacrés et la totalité de ses maisons brûlées, par un ennemi sans pitié. Et enfin, le 1er janvier 1946, l'Ile de Sein dont, en juin 1940, la quasi-totalité des hommes en âge de combattre choisit de partir rejoindre les Forces Françaises Libres en Angleterre.

LE PACTE D'AMITIE ENTRE LES VILLES COMPAGNON DE LA LIBERATION

Les cinq communes ont décidé, sur l'initiative du général Jean Simon, chancelier de l'Ordre, de se lier par un pacte d'amitié, destiné à assurer la pérennité de l'Ordre et à susciter des liens particuliers entre leurs collectivités respectives. Ce pacte a été ratifié le 3 décembre 1981, par Jacques Chirac, Maire de Paris, Hubert Dubedout, Maire de Grenoble, Alain Chenard, Maire de Nantes, Alain Le Roy, Maire de l'Ile de Sein, Jacques Roux, Maire de Vassieux-en-Vercors.

Conscientes de leur responsabilité à l'égard des valeurs de la Résistance portées par l'ordre de la Libération, auquel elles appartiennent, les communes ont également voté solennellement au sein de leur conseil municipal respectif l'adoption d'un serment dont voici le texte:

Alors que le monde s’enfonçait dans une tragédie profonde, nos cinq communes ont fait le choix de la Résistance.

Parce qu’elles ont su porter leur courage jusqu’aux limites du sacrifice, parce que, fidèles à la devise de l’Ordre, elles ont «  en servant la patrie », « apporté la victoire », nos cinq communes ont été élevées par le général de Gaulle à la dignité de Communes Compagnon de la Libération.

Comme le disait André Malraux, il appartient aux Compagnons de « représenter tous ceux qui, le cas échéant, n’avaient pas été moins courageux qu’eux ». Aussi les communes Compagnon symbolisent-elles toutes les villes qui ont su opposer à l’occupant une détermination sans faille, de même que les Unités Militaires Compagnon de la Libération représentent toutes celles qui ont participé avec elles à la libération de la France.

Nous mesurons cet honneur et en assumons les responsabilités.

Il nous appartient d’abord d’écouter les derniers Compagnons qui, pendant tant d’années, ont su faire vivre la mémoire, les traditions et les valeurs de l’Ordre de la Libération.

De ces valeurs éminentes, nos communes sont à présent devenues les garantes.

C’est pour la liberté que tant de femmes et d’hommes sont tombés sous les coups de la barbarie.

C’est pour l’égalité que, le 15 mars 1944, le Conseil de la Résistance a établi un programme dont il nous revient de défendre l’esprit de justice.

Dans la longue nuit de l’Occupation ou sur tous les champs de bataille, c’est la fraternité qui a sauvé les Compagnons au-delà des partis, des religions, des origines et des divisions.

Pour toutes ces raisons, nos communes font ici le serment solennel de conserver le souvenir et l’héritage de ceux qui se sont battus pour que triomphent les valeurs de la Résistance, qui sont aussi celles de la République.

Enfin, les cinq communes ont également décidé de créer une « association des cinq communes Compagnon de la Libération », présidée à tour de rôle par chacun d'entre eux, ayant pour objet d' « assurer la pérennité des traditions de l'Ordre de la Libération et conserver la mémoire des Compagnons disparus ; d'organiser le 18 juin et le 9 novembre de chaque année des cérémonies commémoratives de l'appel historique et de la mort du général de Gaulle ; veiller sur le Musée et les archives de l'Ordre de la Libération en leur lieu ».

Depuis le 16 novembre 2012, ces cinq communes jouent un rôle prépondérant dans la pérennité de l'ordre de la Libération, grâce à l'instauration, prévue par la loi du 26 mai 1999, du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération ».

 

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