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André Sorret
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André Sorret

BM1
Régiment de Marche du Tchad

Fils d'officier, André Sorret est né le 29 mai 1918 à Bettaincourt en Haute-Marne.

Il fait des études de droit quand il est appelé sous les drapeaux le 1er septembre 1938 au 41e Régiment d'infanterie coloniale (41e RIC).

En mai 1939, il est admis à l'Ecole des élèves officiers de réserve de Saint-Maixent d'où il sort aspirant en septembre 1939. André Sorret est sous-lieutenant au 27e Régiment d'infanterie puis, en janvier 1940, stagiaire observateur en avion à l'école d'observation de Dinard.

En juin, devant l'avancée allemande, sur les conseils de son père qui commande à ce moment là l'artillerie de la 10e Région militaire à Rennes, il passe en Afrique du Nord et rejoint, par Gibraltar, les Forces françaises libres à Londres, à bord de l'avion piloté par les sergents Mouchotte et Guérin.

Il s'engage dans les Forces aériennes françaises libres et est muté au camp de Saint-Athan en juillet 1940, au camp d'Aldershot (Camberley) fin 20 août puis à Odiham, où sont rassemblés les aviateurs début novembre 1940.

Quittant finalement les forces aériennes, il est muté au dépôt de Londres en décembre 1940.

En février 1941, il est envoyé à Brazzaville au Bataillon de Mindouli. Nommé lieutenant en décembre 1941, il commande la section de reconnaissance et d'observation de son unité.

Affecté en octobre 1942 au Bataillon de marche n° 1 (BM 1), sous les ordres du commandant Massu, il prend part, avec la Colonne Leclerc, aux opérations du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.

Affecté à l'été 1943, au moment de la constitution au Maroc de la 2e Division blindée du général Leclerc, au 2e Bataillon du Régiment de marche du Tchad (RMT), il prend part avec cette unité à la campagne de France. Il commande la section de reconnaissance et d'observation de son bataillon.

Après avoir débarqué en août 1944 en Normandie, le lieutenant Sorret se distingue au moment de la Libération de Paris. Cité à cette occasion comme chef de section "habile et brave", il occupe le premier, avec ses hommes, la place de l'Etoile, fait la liaison à Auteuil et ramène, à lui seul, un grand nombre d'officiers allemands. Plus tard, il guide et entraîne ses hommes dans un "rush d'exploitation" de Saint-Quirin à Reithal en Moselle mitraillant l'ennemi surpris et lui causant de fortes pertes. A nouveau cité, le lieutenant Sorret, "type splendide d'officier intelligent, instruit, ardent et de grande allure" est blessé devant Strasbourg en novembre 1944.

En janvier 1945, il est promu capitaine et après la capitulation allemande, part pour l'Indochine où il fait un premier séjour de deux ans au titre du RMT. Adjoint au colonel commandant le Groupement de marche de la 2e DB (GM2DB), il commande la 15e compagnie au Tonkin et prend part à plusieurs opérations.

Rapatrié en France en mai 1947, breveté parachutiste, il repart pour l'Indochine un an plus tard comme adjoint au commandant du 5e Bataillon de parachutistes coloniaux (5e BPC). Il prend part à de nouvelles opérations difficiles au Centre-Annam.

Mais, le 2 octobre 1949, André Sorret saute sur une mine à Huong Canh au nord de Hanoi et décède de ses blessures trois heures plus tard. Il a été inhumé à Blendecques dans le Pas-de-Calais.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 juillet 1945
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Croix de Guerre des TOE (2 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafes "Fezzan-Tripolitaine", "Extrême-Orient"

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