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Henry Simon
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Henry Simon

FFI
Front National
FTPF

Alias : Lebrun – Lenoir - Sunt - Huitton

Fils de receveur buraliste, Henry Simon est né le 25 septembre 1896 à Dijon en Côte-d'Or.

Après des études secondaires au lycée Carnot de Dijon il devient, en 1915, inspecteur des Contributions directes à Dijon.

Mobilisé en août 1916 au 31e Bataillon de Chasseurs à pied, il suit les cours d'élève aspirant de Saint Maixent.

En avril 1917, il part pour le front comme chef de section et s'illustre, le 25 octobre, à Bruyères dans les Vosges quand, au cours d'une attaque, il emmène sa section à l'assaut d'un centre ennemi très fortement organisé et réussit à en briser la résistance. Lors de l'attaque il est blessé par éclat d'obus ; il est à nouveau blessé en mai 1918 à Branges dans l'Aisne.

Une autre fois, cherchant à se rendre à un de ses emplacements de mitrailleuses, il rencontre un groupe d'Allemands qu'il met en fuite, leur causant des pertes et sauvant deux mitrailleuses. Le 3 octobre 1918, intoxiqué par des gaz de combat, il est évacué définitivement. Il termine la Grande Guerre comme sous-lieutenant, titulaire de la croix de chevalier de la Légion d'Honneur, de la Croix de Guerre et de la Croix du Combattant.

Rendu à la vie civile en septembre 1919, il reprend sa situation de contrôleur des contributions directes et du cadastre ainsi que des études à la Faculté de droit de Dijon. En 1929, il est docteur ès Sciences économiques de la Faculté de Grenoble.

Continuant par ailleurs à effectuer les périodes réglementaires d'officier de réserve, il est promu successivement lieutenant puis capitaine en 1934.

Membre du Parti communiste, Henry Simon est en 1939, chef de service départemental du cadastre de Marseille. Malgré ses demandes réitérées, il n'est pas mobilisé et est affecté spécial au titre du Ministère des finances du fait de sa fonction administrative.

Après la débâcle de juin 1940, il n'accepte pas la défaite et, dès le mois d'août, il commence à réunir des camarades partageant ses opinions et entame une campagne anti-vichyssoise. Fin 1940, il est contacté par le bureau du mouvement de résistance Front national Zone sud qu'il lui demande d'instituer le Front national dans les Bouches-du-Rhône ; il en devient le responsable départemental sous l'autorité de Georges Marrane.

En 1941-1942, étant spécialiste de géodésie et de topographie, il fournit de nombreux plans et croquis à des réseaux de renseignements et notamment à celui des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) et à celui du groupe "Froment".

Parallèlement, Henry Simon commence à organiser des groupes armés dans les villes, envisager des centres de repli et créer des équipes de sabotage.

Au début de 1943, l'Etat-major des FTPF Zone Sud lui confie, en plus de ses responsabilité au sein du Front national, le rôle de conseiller militaire puis, en juillet 1943, de chef régional FTPF pour la région de Marseille. Dès lors, il constitue un Etat-major FFI ; devenu très rapidement chef régional adjoint FFI, il prend, après les arrestations successives de "Levallois" (Robert Rossi), puis de Turpin (Jacques Renard) en juillet 1944, les fonctions de chef régional FFI de la région R2.

Il refuse de quitter la région comme le lui ordonne ses supérieurs et prépare la libération de la région et l'insurrection à Marseille. Dès le débarquement des Alliés, il passe à l'attaque avec ses troupes en liaison avec les troupes franco-américaines et, du 18 au 27 août 1944, il dirige personnellement les opérations de libération de Marseille.

Au lendemain de la libération, il réussit parfaitement la délicate intégration des FFI dans l'armée régulière ainsi que la mise en place des opérations de maintien de l'ordre à Marseille.

Au même moment, il devient conseiller municipal à Marseille représentant la Résistance. Enfin, il est promu au grade de colonel en septembre 1945, après avoir repris ses activités civiles comme chef de service départemental des Travaux cadastraux.

Il prend sa retraite en 1963.

Henry Simon est décédé le 9 juin 1987 à Marseille. Il a été inhumé au cimetière de Saint-Tropez dans le Var.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 14/18 (3 citations)
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Croix du Combattant 14/18
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Blessés
• Croix des Services Volontaires
• Médaille Commémorative de la Grande Guerre
• Médaille Interalliée
• Médaille Commémorative 39/45
• Chevalier du Mérite Militaire
• Officier du Mérite Agricole
• Medal of Freedom (USA)
• Croix du Mérite avec Glaive (Pologne)
• Médaille de la Résistance (Pologne)
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)

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