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Robert Rossi
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Robert Rossi

AS
FFI
Libération Sud

Alias : "Levallois" et "Perret"

Robert Rossi est né le 6 mars 1913 à Ixelles (Belgique).

Après d'excellentes études au lycée Thiers à Marseille, il réussit le concours de l'Ecole Polytechnique (promotion 1933/1935).

En sortant de l'X, Robert Rossi choisit l'armée de l'Air et se trouve affecté à l'Ecole militaire et d'Application de l'armée de l'Air à Versailles. Il devient rapidement pilote militaire puis observateur et commandant d'avion.

Il sert ensuite à la 21e Escadre à Nancy puis, après avoir assuré les fonctions importantes de directeur des études à l'Ecole de l'Air de Bordeaux, puis de Salon, il assiste impuissant à la débâcle de juin 1940 avant d'être mis en congé d'Armistice au mois de décembre suivant.

Dès sa libération, il prend contact avec le mouvement de résistance Libération dans la région de Toulouse et ne tarde pas à s'imposer comme chef militaire de ce mouvement. En cette qualité, il met sur pied toutes les unités de l'Armée secrète (AS) qu'il entraînait dans la région du sud-ouest. En particulier, dans un temps très court, il met en place tout un réseau de dépôt d'armes qui permet l'instruction et l'armement d'importants maquis de la Résistance.

Parallèlement, à l'automne 1942, il entre comme élève à l'école nationale supérieure d'aéronautique.

Mais son activité de résistance qui l'oblige à des déplacements incessants est extrêmement dangereuse. Le 19 octobre 1943, il est arrêté par la Gestapo et écroué à la prison d'Eysse, puis transféré à la prison de Sisteron.

Malgré les difficultés, Robert Rossi réussit encore à prendre contact avec les organisations locales de la Résistance et à s'évader avec leur concours le 10 janvier 1944, au bout de quatre mois.

Dès lors il est chargé de former l'Etat-major régional FFI, mission qu'il accomplit à la haute satisfaction de ses chefs et qui le fait désigner en mai 1944 par le général Koenig comme inspecteur FFI, puis comme chef de la Région R2, à Marseille où il a pour adjoint Henry Simon.

Dans ses nouvelles fonctions, il continue de déployer une activité particulièrement efficiente, il prépare en particulier tout un réseau de maquis le long de la Côte d'Azur et dans la Haute Provence qui permettra au commandement régional de remplir toutes les missions stratégiques qui lui seront confiées plus tard en vue du débarquement allié en Méditerranée.

A de multiples reprises, le capitaine Rossi se trouve traqué par la Gestapo de laquelle il est bien connu. Malgré ces conditions difficiles, il continue d'assurer ses fonctions jusqu'au 16 juillet 1944, date à laquelle il est arrêté avec son épouse.

Durant trois jours, Robert Rossi est torturé affreusement et réussit au prix d'un magnifique courage à garder le silence. Il est fusillé le 19 juillet 1944 à Signes dans le Var avec un groupe de trente-huit autres résistants. Il a été inhumé au cimetière Saint-Pierre à Marseille.

  • Chevalier de la Légion d'Honneur
  • Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
  • Croix de Guerre 39-45
  • Médaille de la Résistance
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