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Henri Muller
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Henri Muller

Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique

Henri Muller est né le 27 décembre 1900 à Chaux (Territoire de Belfort) de parents cultivateurs installés à Vézelois.

Engagé volontaire à dix-huit ans en février 1919, il sert en Algérie pendant trois ans comme homme de troupe, puis comme sergent au 8e Régiment de Zouaves.

En 1922, il est versé dans les troupes coloniales, au 65e Régiment de tirailleurs marocains (65RTM) ; il participe dans la région de Meknès aux opérations de pacification du Maroc au cours desquelles il est blessé par balle au genou le 13 juillet 1922 et cité.

 Après une longue convalescence, il rejoint le 21e Goum mixte marocain avant d’être affecté en 1925 au 1er Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Maroc (1er RTSM). Cette même année il prend part brillamment à la campagne du Rif et reçoit trois autres citations, attestant ses qualités de combattant et de chef.

Il sert ensuite, de 1926 à 1929, au Levant puis en Algérie au 17e RTS.

En 1930, nommé adjudant, Henri Muller est appelé à servir en Indochine puis, avec le grade d'adjudant-chef, au Régiment mixte de Madagascar (1934-1936).

Après un séjour à Belfort, il est nommé sous-lieutenant en janvier 1939 et entame sa carrière d'officier en Algérie, sous le drapeau du 13e Régiment de Tirailleurs Sénégalais.

La guerre commencée, le sous-lieutenant Muller se distingue en mai 1940 devant Amiens, permettant par une manœuvre audacieuse l'occupation par sa compagnie d'une importante position ; ensuite, il dirige une contre-attaque devant Noyon au cours de laquelle il est une nouvelle fois blessé par balle le 10 juin 1940. Le courage dont il fait preuve durant la bataille lui vaut d'être cité à l'ordre du Régiment. Blessé, fait prisonnier, il est hospitalisé à Nantes d'où il parvient à s'évader en décembre 1940.

Il est nommé lieutenant en janvier 1941 et part pour l'Afrique Occidentale Française rejoindre le Régiment du Soudan.

Rentré en France en octobre 1942, il désire ardemment -malgré les séquelles de ses blessures qui l'empêchent de se servir de sa main gauche- reprendre le combat. En octobre 1943, il s'évade par l'Espagne et, après trois mois de captivité au camp de Miranda, il gagne l'Afrique du Nord où il s'engage dans les Forces françaises combattantes. Nommé instructeur à Casablanca, il demande et obtient une affectation dans une unité combattante. Il rejoint en mars 1944 le Bataillon d'Infanterie de Marine et du Pacifique (BIMP) avec lequel il participe à la campagne d'Italie.

Commandant la compagnie de commandement du Bataillon, c'est peu après le débarquement en Provence du 16 août 1944 que le lieutenant Muller tombe à la tête de la section de Pionniers du BIMP, lors de l'attaque du Golf Hôtel, à Hyères, le 21 août 1944. Il a été inhumé à Vézelois (Territoire de Belfort). Il a été promu capitaine à titre posthume.


• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 20 novembre 1944
• Médaille Militaire
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Croix de Guerre des TOE (4 citations)
• Médaille Coloniale avec agrafe "Maroc"
• Médaille de Syrie-Cilicie avec agrafe "Levant"
• Mérite Libanais de 1ère Classe
• Médaille Commémorative du Liban
• Médaille de la Paix du Maroc (Espagne)
• Chevalier du Ouissam Alaouite (Maroc)
• Chevalier du Dragon d'Annam

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