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Lucien Cambas
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Lucien Cambas

BCRA
DMR
FFI

Alias : Trapèze - Cuistot

Lucien Cambas est né le 21 août 1916 à Saint-Quirin en Moselle.

Il s'engage en 1935 pour 3 ans au Régiment de Sapeurs-pompiers de Sarrebourg et est muté pour raisons de santé au 46e RI de Paris.

Sergent-chef, il est cité lors de la campagne de France pour avoir fait preuve d'un sang-froid magnifique aux portes de Lille le 28 mai 1940. Fait prisonnier, il s'évade à sa deuxième tentative le 25 avril 1941.

Affecté au 24e Bataillon de chasseur-Alpins (24e BCA), il cherche en vain un moyen de gagner la France libre. En novembre 1942, il rencontre Louis Mangin, commandant d'une compagnie du 24e BCA qui envisage de rejoindre l'Afrique du nord.

Les deux hommes parviennent à passer en Espagne et, arrêtés en décembre 1942, sont internés ensemble à Pampelune. En prison, il font la connaissance de Maurice Bourgès-Maunoury, lui aussi interné.

Finalement libéré le 15 mars 1943, Lucien Cambas arrive à Londres via Gibraltar en mai 1943.

Affecté à l'Etat-major du général de Gaulle, il est muté au Bureau central de Renseignements et d'Action (BCRA) en août 1943. Volontaire pour des missions spéciales, il est déposé par une opération aérienne près de Lons-le-Saulnier, le 15 septembre 1943, comme officier de liaison du Délégué militaire Zone Sud qui n'est autre que son camarade d'évasion, Louis Mangin.

Installé à Paris à partir du 21 septembre 1943, Cambas devient, après l'extension des attributions de Mangin à la Zone nord le 1er octobre, responsable du recrutement des agents de liaison, du chiffrage, des liaisons avec les radios et de la sécurité des contacts du DMZ avec la Résistance.

Lorsque Bourgès-Maunoury remplace Mangin comme au début de février 1944, il emmène Cambas à Lyon pour l'assister dans ses fonctions en zone sud, et plus particulièrement dans la région R1.

Nommé Délégué militaire pour la Région de Montpellier (R3) le 6 juin 1944, Lucien Cambas entraîne au combat des effectifs qu'il recrute et dont le chiffre se monte en août 1944 à plusieurs milliers d'hommes. Grâce à l'action de ses formations, les unités de la Wehrmacht venues de Bordeaux ne pourront remplir leur mission et s'opposer au franchissement du Rhône par les forces débarquées en Provence.

Il réussit à coordonner ses troupes et à infliger aux unités allemandes stationnées dans sa région des pertes s'élevant à 6 000 tués et blessés.

Promu colonel FFI par le général Koenig le 6 juin 1944, il est nommé en octobre 1944 adjoint du colonel Zeller, commandant de la 16e Région militaire à Montpellier, en considération de l'autorité qu'il a acquise sur les FFI.

En avril 1945 il rejoint la Direction générale des Etudes et Recherches (DGER) et est promu capitaine à titre définitif le 1er juin 1945. Il remplit plusieurs missions en France et en Allemagne où il reste en Force d'Occupation comme responsable administratif du cercle de Freudenschaft puis de Sarrebruck jusqu'en 1948.

Puis il sert à Madagascar comme commandant d'une compagnie d'infanterie coloniale et, successivement en Algérie, en Indochine et au Maroc. Promu chef de bataillon en 1957, il retourne en Algérie jusqu'en août 1960.

Affecté au 57e RI à Sarrebourg, en octobre 1960.

Lucien Cambas est décédé des suites d'une maladie contractée en service le 14 mai 1961 à Strasbourg. Il est inhumé à Saint-Quirin (Moselle).

• Officier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 19 octobre 1945
• Croix de Guerre 39/45 (3 citations)
• Médaille de la Résistance
• Croix de Guerre des TOE (2 citations)
• Médaille des Evadés
• Croix du Combattant Volontaire
• Médaille Coloniale avec agrafe « Madagascar »
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative d'Indochine

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