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Jacques Branet
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Jacques Branet

501ème Régiment de Chars de Combat
3ème CACC

Fils de conseiller d'Etat administrateur de sociétés, Jacques Branet est né le 1er janvier 1915 à Paris.

Etudiant, il est appelé sous les drapeaux en 1936. Elève officier de réserve sorti de Saumur, il est aspirant en 1938 et est maintenu en activité sur sa demande.

Pendant la campagne de France, le lieutenant Branet commande brillamment un peloton du 8e Régiment de Dragons (à cheval) et reçoit une citation.

Fait prisonnier le 23 mai 1940, il est interné en Allemagne. Il s'évade avec le lieutenant Alain de Boissieu et Aloyse Klein, le 27 mars 1941 de l'Oflag II D et gagne le territoire lithuanien occupé par les Soviétiques.

Interné trois mois en URSS comme espion, il bénéficie de l'offensive allemande de juin 1941 qui joue en faveur des prisonniers français, rassemblés au sud de Moscou, dont une liste est communiquée aux nouveaux alliés britanniques qui la transmettent aux Forces françaises libres. Avec 185 camarades, emmenés par le capitaine Billotte, Jacques Branet parvient à rejoindre, par Archangelsk et le Spizberg, l'Angleterre où il signe son engagement dans les FFL en septembre 1941.

Affecté comme commandant de l'Escadron mixte du camp d'Old Dean le 1er décembre 1941, il constitue à Camberley la 3e Compagnie de chars de combat des FFL (3e CCC). Il est promu capitaine en mars 1942.

Il débarque à Suez à la tête de son unité début mai 1943 pour être affecté à la Force L du général Leclerc. Au Caire, la compagnie Branet retrouve par la 2e CCC en provenance du Tchad. Les deux compagnies se rassemblent alors à Sabratha en Tripolitaine où la 1ère CCC les rejoint pour former, au sein de la 2e Division blindée, le 501e Régiment de Chars de Combat (501e RCC). Jacques Branet en commande le 3e escadron

Le 501e RCC s'organise suivant le modèle américain et s'entraîne au Maroc. Avec la Division, Jacques Branet embarque à Oran à destination de l'Angleterre en mai 1944. Débarqué en France le 2 août 1944, il mène brillamment son escadron lors de la campagne de Normandie, notamment aux combats de la Forêt d'Ecouves. Sur la route d'Ecouché, il immobilise avec sa colonne de chars une colonne de la 115e Panzer et fait 300 prisonniers.

Le 24 août 1944 il enlève les villes de Wissous et Fresnes en banlieue parisienne. Le lendemain, à Paris, il est blessé par plusieurs éclats de grenade, rue de Rivoli en dirigeant énergiquement son groupement qui procède ensuite à l'arrestation, à l'Hôtel Meurice, du général commandant les forces allemandes du "Gross Paris" et de son Etat-major.

Il combat ensuite dans les Vosges et est de nouveau blessé par éclat d'obus le 31 octobre 1944 à Hablainville en Meurthe-et-Moselle.

En novembre 1944, il prend part aux opérations d'Alsace, notamment à la prise de Strasbourg, avant de terminer la guerre en Allemagne.

Promu chef d'escadron au lendemain de la capitulation allemande, il est mis au service du Résident général de France à Tunis où il dirige le service de l'Information, avant de devenir chef de cabinet militaire du Résident général.

De 1947 à 1951, il remplit plusieurs missions au Fezzan (Libye), en Tunisie, au Tchad et au Maroc pour le compte de l'Etat-major du général inspecteur des Forces terrestres aériennes et maritimes en AFN.

Commandant du 7e Régiment de Cuirassiers en décembre 1951, il est admis à l'Ecole supérieure de Guerre en 1953.

Lieutenant-colonel en février 1956, Jacques Branet entre au cabinet de Maurice Bourgès-Maunoury puis à celui de Robert Lacoste, ministre résident en Algérie.

A partir d'août 1957, il commande en Algérie le 5e Régiment de Spahis algériens et est cité deux fois.

En juillet 1958, il est détaché à l'Etat-major particulier du général de Gaulle, à la Présidence du Conseil.

Colonel en octobre 1959, il retourne en Algérie comme commandant du 6e Spahis de juin 1960 à septembre 1961 et reçoit une nouvelle citation.

Auditeur du CHEM et de l'IHEDN en 1962, il est nommé, l'année suivante, adjoint au général Gouverneur militaire de Paris et commandant la 1ère Région.

Contraint de quitter le service actif, pour de graves raisons de santé, il est admis en 2e section avec le grade de général de brigade en février 1966.

Jacques Branet est décédé au Val de Grâce à Paris le 4 février 1969. Il est inhumé à Saint-Hélène du Lac en Savoie.

• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 juillet 1945
• Croix de Guerre 39/45 (6 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (3 citations)
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant Volontaire 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille des Evadés
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et du Maintien de l'Ordre en AFN
• Presidential Unit Citation (USA)
• Commandeur de l'Ordre de l'Etoile Noire (Bénin)
• Commandeur du Nicham Iftikar (Tunisie)
• Commandeur du Ouissam Alaouite (Maroc)

Publication :

L'escadron. Carnets d'un cavalier, Flammarion, 1968

 

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