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Albert Grand
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Albert Grand

Régiment de Tirailleurs Sénégalais du Tchad
1/3 Régiment d'Artillerie Coloniale

Fils de restaurateur, Albert Grand est né le 5 octobre 1914 à Leffond (Haute-Saône).

Après avoir été pâtissier, il s'engage en juin 1934 au titre du Régiment d'Artillerie coloniale du Levant.

Il sert à Beyrouth jusqu'en août 1937 avant d'être affecté, en août 1939, au Régiment de Tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST) comme maréchal des logis.

Il entend l'Appel du général de Gaulle à Largeau, au Tchad, et, en août 1940, assure par sa décision le ralliement à la France libre du personnel sous ses ordres.

Au sein du RTST, Albert Grand est, sous les ordres du lieutenant Roger Ceccaldi, chef de la seule pièce d'artillerie (75 de montagne) de la Colonne Leclerc lors de la victoire de Koufra en Libye, en mars 1941.

Ensuite, promu adjudant, chef d'une pièce de 105 howitzer, il participe à la première campagne du Fezzan et reçoit une citation pour y avoir fait preuve des plus hautes qualités militaires.

Lors de la conquête du Fezzan, il reçoit une nouvelle citation pour avoir, le 28 décembre 1942, à Oum El Araneb, sauvé une pièce de 75 de montagne lors d'une attaque ennemie.

Albert Grand se distingue ensuite particulièrement lors des opérations de Tripolitaine et de Tunisie, notamment le 10 mars 1943 à El Oued, en dirigeant un tir efficace sur des automitrailleuses ennemies lancées à l'attaque et en en détruisant deux.

Le 28 avril 1943, il est blessé au Djebel Garci, en Tunisie, par des éclats d'obus en portant secours à un officier téléphoniste, l'observatoire étant pris sous un tir de précision de l'artillerie ennemie. Hospitalisé à Kairouan, il est promu adjudant-chef à titre exceptionnel le 9 mai 1943.

En juin 1943, l'artillerie de la Force L prend le nom de 3e RAC, placé sous les ordres du lieutenant-colonel Crépin, alors formé de trois groupes comprenant deux batteries chacun.

En septembre 1943, le Régiment fait route vers Temara au Maroc où va se constituer, puis s'équiper et s'entraîner pendant de longs mois, la 2e Division blindée. Le 10 novembre 1943, le 3e RAC, se condense en un groupe qui prend le nom de 1er Groupe du 3e RAC (1/3 RAC).

Le Groupe, placé sous les ordres du chef d'escadron Fieschi en remplacement du lieutenant-colonel Crépin, nommé commandant de l'Artillerie divisionnaire de la 2e DB, comprend alors un Etat-major et trois batteries de six pièces automoteur commandées successivement par les capitaines Dubois, Demarle et Magnat.

Au sein de la 2e DB, le 1/3 RAC forme l'artillerie du Groupement tactique Dio (GTD).

Albert Grand effectue toute la campagne de France comme officier de liaison auprès du GTD ; dans la région de Carrouges, au début d'août 1944, il se porte volontaire pour des patrouilles de nettoyage au cours desquelles il ramène de nombreux prisonniers.

Au cours des opérations du 19 au 23 novembre 1944 qui amèneront la prise de Strasbourg, aussi bien que dans les opérations au sud de Strasbourg à partir du 28 novembre, il rend les plus éminents services par son inlassable activité et son dévouement. En particulier, il s'expose personnellement au cours des liaisons, réalisées dans des conditions difficiles, pendant la traversée des Vosges les 21 et 23 novembre 1944.

Promu sous-lieutenant en janvier 1945, il termine la guerre en Allemagne, à Berchtesgaden.

Il poursuit ensuite une carrière d'officier d'active. D'abord lieutenant instructeur au 7e RAC à Casablanca puis commandant de compagnie de transport au Cameroun.

Albert Grand est ensuite commandant de batterie au 7e RAC à Casablanca.

Capitaine en 1950, il est commandant de batterie de groupe au RACM au Tonkin (1952-1954) où il est trois fois cité puis sert successivement au 7e RAC à Casablanca puis au 6e RAMA à Dakar, de 1954 à 1960.

Chef d'escadron en 1961, il est commandant adjoint et commandant par intérim le RACM au Sahara, puis commandant en chef des services administratifs de l'armée camerounaise.

Promu au grade de lieutenant-colonel en 1969, il est chef du poste de la Sécurité militaire de la 8e division à Compiègne avant de prendre sa retraite en décembre 1972.

Il est ensuite directeur de clinique à Saint-Étienne jusqu'en 1975.

Le 11 juillet 1997 au camp de Canjuers, un canon 155 AUF1 du 3e Régiment d'artillerie de marine (3e RAMa) est baptisé du nom de "Adjudant Grand".

Albert Grand est décédé le 26 mai 1998 à Vichy. Il a été inhumé dans son village natal de Leffond.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Grand Officier de l'Ordre National du Mérite
• Croix de Guerre 39/45 (4 citations)
• Croix des TOE (3 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (1 citation)
• Croix du Combattant 39/45
• Médaille Coloniale avec agrafes "Koufra", "Fezzan", "Tripolitaine", "Tunisie", "E-O"
• Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille Commémorative Indochine
• Médaille Commémorative des opérations de maintien de l'ordre et de sécurité en AFN
• Presidential Unit Citation (USA)
• Officier de l'Etoile Noire du Bénin

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