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David Régnier
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David Régnier

Défense de la France

Alias : David

David Régnier est né le 27 août 1925 à Verrières-le-Buisson dans l'Essonne.

Il est en seconde, au lycée Lakanal de Sceaux, lorsque survient la guerre. Son père, officier de réserve, est fait prisonnier dès le début des hostilités.

Réfugié un temps près de Royan avec sa famille, sa mère décide, à l'entrée de la Wehrmacht dans Paris, de retourner dans la maison de Verrières, qu'elle trouve occupée par les Allemands, devant vivre dans le petit espace qui lui est laissé par l'occupant.

David Régnier retourne au lycée Lakanal, en première. A la fin de l'année, il passe son baccalauréat.

Il jure de poursuivre le combat mené par son oncle Honoré d'Estienne d'Orves fusillé par les Allemands au Mont Valérien le 29 août 1941.

En octobre 1942, il entre à Louis-le-Grand pour préparer le concours de l'Ecole navale et y fréquente la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) ; c'est là qu'il découvre le mouvement de résistance de Philippe Viannay, « Défense de la France ». Il y entre immédiatement et son sens de l'organisation le place très vite à la tête d'une chaîne de diffusion du journal clandestin, qu'il distribue dans plusieurs lycées parisiens.

A la rentrée de septembre 1943, il arrête ses études et entre dans la clandestinité.

Membre du Corps franc de protection de Défense de la France chargé d'assurer la sécurité de ceux qui distribuent du matériel de propagande et des armes, David Régnier en devient le responsable en avril 1944.

Il se rend souvent à Lyon pour les besoins de son mouvement avant de rejoindre au printemps 1944 le maquis de Seine-et-Oise Nord organisé par Philippe Viannay. En charge de la protection du camp de Ronquerolles au nord de Pontoise, il prend également une part active à l'application du plan Vert, sabotant voies ferrées, lignes téléphoniques, ponts et routes.

Le 17 juin 1944, à la tête de son groupe, il fait dérailler un train chargé de chars en pièces détachées sur la ligne Paris-Creil puis il attaque à la mitraillette un convoi de troupes immobilisé par la destruction de la voie.

Mais, deux jours plus tard, à la suite d'une dénonciation, trois bataillons allemands appuyés par des automitrailleuses, encerclent le bois de Ronquerolles où se trouve le poste de commandement du maquis et le commandant Philippe, alias Philippe Viannay. A 60 hommes contre 1 000, et dans des combats acharnés, David Régnier se bat jusqu'à l'épuisement de ses munitions contribuant à la dispersion du maquis et du commandant Philippe. Blessé, il est fait prisonnier avec plusieurs de ses camarades et est fusillé le lendemain, 20 juin 1944, à l'Isle-Adam.

Il est inhumé au cimetière de Verrières-le-Buisson.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 novembre 1945
• Croix de Guerre 39/45 avec palme
• Médaille de la Résistance

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