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Corentin Prigent
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Corentin Prigent

BM1

Corentin Prigent est né le 13 avril 1919 à Mespaul dans le Finistère d'un père maçon et d'une mère couturière.

D'abord élève de l'école communale de Mespaul puis d'une institution catholique à Fourqueux, il passe six années, de 1930 à 1936, au lycée de Tournai en Belgique avant de préparer le concours de l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr au lycée de Brest en 1938 et 1939.

En mars 1940, il sort dans les premiers de Saint-Cyr au sein de la promotion de « Amitié franco-britannique » ce qui lui permet de choisir son arme ; il opte pour l'infanterie coloniale et rejoint le 2e Régiment d'infanterie coloniale (2e RIC) à Brest.

Devant l'avancée allemande, il n'est pas en mesure de pouvoir rejoindre le front. Le 19 juin, avec le dépôt du 2e RIC, il quitte Brest pour l'Angleterre pour éviter la capture.

En juillet, le dépôt du 2e RIC est dirigé vers la Gold Coast britannique. Arrivé à Takoradi, le sous-lieutenant Prigent obtient de rejoindre à Winneba, à 140 kilomètres de là, les officiers et tirailleurs évadés de Côte d'Ivoire voulant se joindre au mouvement du général de Gaulle. De là, comme chef de groupe, sous les ordres du lieutenant Hugo, il gagne le Cameroun le lendemain de son ralliement à la France libre.

En septembre 1940, il embarque pour Brazzaville et est affecté à la 2e Compagnie du Bataillon de marche n°1 (BM 1) avec laquelle il prend part à la campagne du Gabon sous les ordres du capitaine Pierre Rougé.

Ayant obtenu une citation, le sous-lieutenant Prigent retourne à Brazzaville avec son unité en janvier 1941. Après quelques semaines d'attente, il fait mouvement, via Bangui, le Tchad, le Soudan et l'Egypte vers la Palestine où les troupes de la France libre se regroupent avant d'entrer en Syrie début juin 1941. Les affrontements avec les forces de Vichy sont alors extrêmement violents et meurtriers.

Le 19 juin 1941, au cours de l'attaque du Djebel Kelb aux portes de Damas, le sous-lieutenant Prigent est tué en plein combat aux côtés du capitaine Rougé. Inhumé au cimetière militaire de Damas, son corps est rapatrié en 1950 et réinhumé à Mespaul.

• Compagnon de la Libération - décret du 4 juillet 1944
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)

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