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Jean Milleret (De)
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Jean Milleret (De)

FFI
ORA
Corps Franc Pommiès
Brigade Carnot

Alias : Marnac, Martel, Jacomy, Carnot

Jean de Milleret est né le 19 mars 1908 à Montauban (Tarn-et-Garonne), où son père est fonctionnaire de Préfecture et sa mère institutrice.

Elève officier de réserve, il accomplit son service militaire en 1928-1929 aux 83e et 14e Régiment d'Infanterie.

Lieutenant de réserve en 1931, il choisit de s'engager comme sergent en octobre 1931 et suit à Saint-Maixent les cours d'élève officier d'active.

Sous-lieutenant en 1932, Jean de Milleret embarque pour l'Indochine en août 1934 et est affecté au 3e Régiment de Tirailleurs Tonkinois avant d'être promu lieutenant.

Il passe au 1er Régiment de Tirailleurs Tonkinois en août 1937 et prolonge d'une année son séjour à Hanoi avant de retourner en métropole. Il est, en 1939, lieutenant, commandant de compagnie, au 14e Régiment de Tirailleurs Sénégalais. En mai 1940 il est promu capitaine.

Blessé deux fois par balles le 14 et le 15 juin 1940, à Bazincourt (Meuse), il est fait prisonnier en dirigeant le combat d'une section de mitrailleuses. Il est conduit dans les hôpitaux de Bar-le-Duc, de Charleville-Mézières, de Bastogne (Belgique), puis en Allemagne. Le 15 septembre 1940 il passe à l'Oflag III C. Le 30 août 1941 il est rapatrié comme grand blessé vers les hôpitaux de Toulouse puis de Tarbes.

En décembre 1941, il reçoit le commandement d'un chantier de jeunesse en Ariège. Ces camps institués par le gouvernement de Vichy furent souvent le foyer de mouvements de résistance. Jean de Milleret y entame une campagne de propagande patriotique et d'encouragement à la résistance à l'égard des jeunes du chantier.

Bénéficiant d'une assez grande liberté de circulation il lui est aisé également de transporter clandestinement des personnes dont l'évasion est nécessaire et urgente.

En février 1943, il est révoqué de son poste pour “activités antinationales” et, alors qu'il envisage de s'évader par l'Espagne pour rejoindre les Forces françaises libres, il entre en relation avec le capitaine de Barry, responsable local de l'Organisation de Résistance de l'Armée (ORA). Constatant alors le manque criant de cadres militaires au sein des organisations de résistance, il décide finalement d'entrer à l'ORA dont l'organisme local est le Corps Franc Pommiès. Chargé de recruter et commander le groupement Nord sur les départements du Lot et Garonne, du Tarn-et-Garonne et du Lot, il rencontre rapidement des difficultés. Dénoncé en septembre 1943 et traqué, il est déplacé à Auch.

De novembre 1943 à mars 1944 il a comme rayon d'action Auch et la côte Atlantique, du Pays Basque jusqu'au Bassin d'Arcachon. Il crée, organise et commande le Groupement ouest du Corps Franc Pommiès.

Jean de Milleret reçoit l'ordre, à la fin du mois de mars, de prendre contact avec le Maquis Panjas et il met en place la Brigade Carnot (nom de guerre choisi par Jean de Milleret) dont il assure le commandement.

A partir du 1er juillet 1944 il est nommé chef FFI des Landes. Il est par la suite le chef unique de toutes les opérations militaires des Pyrénées à Bordeaux (Léon des Landes gardant la mainmise sur le territoire landais). Il prend ainsi part aux combats de l'Arsenal de Tarbes en mai 1944, d'Aire sur Adour en juin 1944, du Portet et de Viella en juillet puis de Mont de Marsan le 21 août 1944, où il est blessé par balle au Pont de Bats. Il essuie ensuite, toujours à la tête de sa Brigade, des escarmouches quotidiennes avec les colonnes allemandes venant de Biarritz et de Pau.

Après la libération de Bordeaux le colonel Carnot commence la campagne du Médoc et la Brigade Carnot se trouve pourvue de plusieurs unité FTP : le Bataillon du Blayais; un commando commandé par Emile Saguèz, le Régiment du Lot. Ils forcent ainsi les Allemands à se replier. Au mois d'octobre les troupes du général de Larminat arrivent en renfort. La Brigade Carnot devient alors la Brigade de marche Médoc, qui dépasse les 13 000 hommes.

Promu au grade de lieutenant-colonel en mars 1945, c'est à la tête de cette brigade qu'il se distingue dans les combats de la Pointe de Grave du 14 avril au 20 avril 1945.

Après deux années à l'Ecole supérieure de Guerre, il est affecté en Argentine, à Buenos Aires où il se retire en 1957, devenant historien.

Promu colonel de réserve en 1959, puis colonel honoraire en 1967.

Jean de Milleret est décédé le 10 janvier 1980 à Buenos Aires, où il est inhumé.


• Commandeur de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 28 mai 1945
• Croix de Guerre 1939-1945 (4 citations)
• Chevalier du Mérite Agricole
• Distinguished Service Cross (USA)

Principales publications

• Charles de Gaulle. Procer y Pensador, Argentine 1964
• Entretiens avec JL Borgès, Belfond 1967

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